« Madame, Monsieur le Sénateur,
C’est avec effarement que j’ai pris connaissance des amendements que la commission des Affaires sociales du sénat a apportés au projet de loi relatif à la bioéthique.
L’ampleur des transgressions prévues est terrifiante : de l’autorisation de la recherche sur l’embryon à la systématisation du diagnostic pré-natal, en passant par le prétendu « bébé-médicament » (qui n’est que le joli nom d’un eugénisme d’Etat).
Les médias ne cessent d’annoncer que le gouvernement et la majorité entreprennent une grande opération de reconquête de l’électorat catholique. Certains journalistes assurent même que c’est le sens de la présence annoncée de Nicolas Sarkozy à la béatification de Jean-Paul II.
Mais les catholiques ne sont pas dupes. Ce qui nous importe, ce n’est évidemment pas tel ou tel geste protocolaire, mais bien la défense de ce que Benoît XVI a appelé, sans la moindre équivoque, les points non négociables: défense de la vie, de la famille, de la liberté éducative.
Avec le projet de loi dans son état actuel, le sénat fait voler en éclats la famille traditionnelle (un enfant pouvant se retrouver avec plusieurs pères et/ou plusieurs mères) et profane la vie innocente.
Croyez bien, Madame, Monsieur le Sénateur, que nous suivrons avec beaucoup d’attention les discussions en séance publique et que nous en tirerons des conséquences lors des prochaines échéances électorales. »




[...] de façon simultanée jeudi matin par Riposte-Catholique, Le Salon Beige et e-deo, la pétition visant à lancer un avertissement sérieux à la Majorité en matière de bioéthique fait parler [...]
Voici la réponse , quelque peu méprisante, de Mr Jean François-Poncet, lequel semble ignorer le principe même de la pétition :
Madame, Monsieur,
J’ai bien reçu votre email du 31 mars ainsi que tous ceux qui me sont parvenus sur le même sujet et avec le même texte.
J’en conclus que vous vous êtes contenté de signer une lettre-type pour exercer, dans la mesure du possible, une pression sur le parlementaire que je suis.
Ceci ne m’empêchera pas de saisir les commissions des affaires sociales et des lois du Sénat des réserves que vous formulez.
Je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.
Jean FRANCOIS-PONCET
Sénateur de Lot-et-Garonne
[...] d’un sénateur à notre pétition [...]
Je voterai PERSONNELLEMENT CONTRE.
Avec mes sincères salutations.
Gisèle Gautier, sénateur de Loire-Atlantique
[...] Madame le Sénateur. Maintenons la pression [...]
Madame, Monsieur,
J’accuse réception de votre message concernant le projet de loi relatif à la bioéthique.
Elevé dans la religion chrétienne, j’ai été très surpris, à la lecture des messages de certains d’entre vous, par leur forme et une méconnaissance des règles morales et de droit qui régissent notre démocratie.
Aussi, je crois utile d’en rappeler quelques principes fondamentaux.
Les parlementaires sont des élus de la République et obéissent à leur propre conscience. Le mandat qu’ils ont reçu ne peut être en aucun cas impératif, selon les termes même de la Constitution. Il comporte toutefois une contrepartie, la sanction par l’élection.
Entre ces deux termes, ils demeurent libres de leurs choix et s’honorent en ne cédant à aucune menace ni « lobby ». Toutefois, ils ne sont ni autistes, ni sourds ou insensibles à leur environnement, et ils peuvent écouter, même entendre, et réfléchir sur la base d’un argumentaire qui se tient !
A cet égard, bien que je ne sois pas versé dans ces questions, j’en ai analysé le contenu et l’impact, sur la base des règles philosophiques que la vie et l’éducation que j’ai reçues m’ont forgé.
Mes positions actuelles sont les suivantes, pour chacune des questions évoquées :
1) Recherche sur l’embryon : je suis pour une autorisation encadrée
2) Diagnostic prénatal : je suis pour la législation actuelle (maintien du libre choix)
3) Double diagnostic pré-implantatoire : je suis pour une autorisation à titre expérimental
4) Anonymat du don de gamètes : je suis pour le maintien de l’anonymat
5) Transfert d’embryon post mortem : j’y suis favorable surtout si l’intéressé en a exprimé la volonté.
Je peux en discuter avec vous si vous le souhaitez, et je peux, bien entendu, évoluer au gré de la qualité des arguments dont je serai destinataire et qui pourront incliner mes positions et me convaincre.
Espérant avoir répondu à votre attente, recevez mes salutations citoyennes et tout aussi dévouées.
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Charles GUENÉ
Sénateur de la Haute-Marne
C’est peut-être un combat à associer avec celui des O.G.M.