« Madame, Monsieur le Sénateur,

C’est avec effarement que j’ai pris connaissance des amendements que la commission des Affaires sociales du sénat a apportés au projet de loi relatif à la bioéthique.
L’ampleur des transgressions prévues est terrifiante : de l’autorisation de la recherche sur l’embryon à la systématisation du diagnostic pré-natal, en passant par le prétendu « bébé-médicament » (qui n’est que le joli nom d’un eugénisme d’Etat).

Les médias ne cessent d’annoncer que le gouvernement et la majorité entreprennent une grande opération de reconquête de l’électorat catholique. Certains journalistes assurent même que c’est le sens de la présence annoncée de Nicolas Sarkozy à la béatification de Jean-Paul II.

Mais les catholiques ne sont pas dupes. Ce qui nous importe, ce n’est évidemment pas tel ou tel geste protocolaire, mais bien la défense de ce que Benoît XVI a appelé, sans la moindre équivoque, les points non négociables: défense de la vie, de la famille, de la liberté éducative.

Avec le projet de loi dans son état actuel, le sénat fait voler en éclats la famille traditionnelle (un enfant pouvant se retrouver avec plusieurs pères et/ou plusieurs mères) et profane la vie innocente.

Croyez bien, Madame, Monsieur le Sénateur, que nous suivrons avec beaucoup d’attention les discussions en séance publique et que nous en tirerons des conséquences lors des prochaines échéances électorales. »