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Archive for Amérique du Sud

Deux prêtres assassinés

en Colombie. Depuis 1984, 74 prêtres, 8 religieux et 3 séminaristes ont été tués dans ce pays d’Amérique latine.

Thibaud

Carla Bruni a bien demandé à Lula da Silva de ne pas extrader le terroriste d’extrême-gauche Battisti

Lu sur Nouvelles de France :

C’est ce mardi après midi sur la chaîne italienne d’informations en continu SKY TG24 que Bruno Berardi, le Président de l’Association des familles des victimes du terrorisme et membre du parti de droite populaire et sociale Fiamma tricolore a lâché le morceau : « Carla Bruni est intervenue auprès de Lula pour qu’il protège Cesare Battisti parce qu’elle se sentait une obligation envers lui ». Berardi a raconté à la télévision italienne que c’est la Première dame de France elle-même qui le lui avait révélé lors d’une visite à l’Elysée. L’homme politique italien a réitéré ses propos dans la soirée. Il a ajouté qu’il n’avait pas l’intention « d’assumer la responsabilité » de telles révélations.

La femme du Président de la république française Nicolas Sarkozy Carla Bruni a toujours nié être intervenue auprès du président brésilien Lula da Silva pour lui demander de refuser l’extradition vers l’Italie de Cesare Battisti.

Lorenzo Conti, le fils du maire de Florence Lando Conti tué par les Brigades rouges a déclaré, toujours sur SKY TG24 que « le problème est maintenant Carla Bruni, (…) fortement liée à l’industrie brésilienne », soulignant qu’il allait militer pour que l’Italie prenne des mesures de rétorsion économique contre le Brésil et la France.

Nouvelles de France propose à ses lecteurs la révélation de Bruno Berardi en images.

Thibaud

Brésil : le lobby homosexualiste tente de faire passer une loi liberticide

Lu dans Présent (site) de vendredi :

Le lobby gay au Brésil fait actuellement des efforts pour faire adopter par le Sénat, si possible sans audience publique, la loi « Brésil sans homophobie », une proposition enregistrée sous le sigle PLC 122 qui fait déjà parler d’elle depuis pas mal de temps. Sous couleur de punir les violences commises contre les homosexuels – la qualité de la victime étant considérée comme une circonstance aggravante – le texte vise à instaurer une sorte de « loi anti-blasphème » pénalisant toute critique de l’homosexualité et surtout du comportement homosexuel. Et quiconque serait accusé dans ce cadre ne pourrait même pas bénéficier de la possibilité de verser une caution pour éviter la détention préventive

Thibaud

Les dernières années du commandant Chavez

Hier ont eu lieu les élections régionales et municipales du Venezuela. Elles ont donné la victoire à la majorité du chef de l’Etat Hugo Chavez, mais ont permis à l’opposition de se renforcer puisque celle-ci a non seulement conservé toutes ses positions, surtout les plus riches et peuplées du pays, mais en a conquis quelques autres, dont la région et la municipalité de Caracas, la capitale. Ce n’est donc qu’un demi-succès pour le commandante, d’autant plus que cette fois, l’opposition fut très soudée et présenta des candidats uniques. A noter qu’un certain nombre de candidats adversaires des « chavistes » étaient eux-mêmes des dissidents de ce mouvement, excédés par les dérives autoritaires et l’incompétence du chef de l’état vénézuelien.

Au cours de la campagne, Chavez s’est totalement investi, souhaitant faire de ce scrutin un véritable test électoral et espérant faire oublier l’échec humiliant du référendum qu’il avait lancé l’année dernière pour l’extension de ses pouvoirs présidentiels. Entre autres initiatives, il a déclaré que ceux qui se présentaient contre ses candidats étaient des traitres à la patrie et à la révolution bolivarienne et qu’il n’hésiterait pas à envoyer les chars si l’opposition ne reconnaissait pas sa défaite. C’est tout juste s’il ne leur a pas promis la guillotine ou les noyades collectives. Charmant de la part d’un démocrate, n’est-ce pas? Il faudrait peut-être relater cela à Michael Moore et Oliver Stone qui continuent bêtement d’encenser le nazillon rouge de Caracas.

Veto du Président de l'Uruguay : "une véritable leçon pour l'Amérique latine"

Une véritable leçon pour l’Amérique Latine”. C’est par ces mots que Fabiola Morali, Vice-Président du Congrès Péruvien a défini le veto posé par le Président de l’Uruguay (gauche), Tabaré Vázquez (médecin), contre le Projet de loi sur la « santé sexuelle et reproductive » qui prétendait légaliser l’avortement dans le pays. En effet, raconte le Vice Président du Congrès péruvien, “en faisant usage de cette faculté que la constitution lui concède, Vásquez s’est imposé face à l’énorme pression de son parti qui avait unanimement approuvé la motion”.

Le Vice Président rappelle que “depuis son accès à la présidence en 2005, Vásquez avait annoncé plusieurs fois qu’il interdirait toute loi qui approuve l’avortement. En mars 2006, il avait même menacé de dissoudre les chambres législatives si elles insistaient pour approuver cette proposition”.

Et maintenant, “quelques mois avant la fin de son mandat et sans appui pour sa réélection, les militants pro avortement ont pensé que Vásquez serait plus sensible à la pression et céderait facilement”, une chose qui au contraire ne s’est pas vérifiée. [ Il y a un mois, le pape Benoît XVI recevait l'épiscopat de l'Uruguay en conclusion de la visite Ad Limina des prélats. (Uruguay) ]

Mgr Pablo Galimberti, Évêque de Salto, a affirmé que le geste du Président “est prometteur”. Il représente “un oui à la vie humaine depuis ses premiers battements. Un oui à l’avenir des enfants qui naîtront encouragés par ce geste. Un oui aux mères qui ressentiront mieux leur responsabilité de mener une grossesse jusqu’à son terme”. “Quand la vie humaine est dévaluée, manipulée et monnayée – continue l’Évêque – la réaffirmation du droit inné de naître est prophétique. Et que les raisons soient biologique, scientifique et philosophique, c’est quelque chose d’admirable en ces temps de confusion”. Ainsi, “protéger la vie du plus faible est devenu une finalité réelle”, a-t-il ajouté.

Uruguay : veto du Président contre la dépénalisation de l'avortement

Le Sénat d’Uruguay a approuvé mardi la dépénalisation de l’avortement. La Chambre des députés avait déjà voté en ce sens par 49 voix contre 48. Le président Tabare Vasquez a prévenu qu’il mettrait son veto à cet assouplissement de l’interdiction totale d’interruption de grossesse.

La sénatrice Monica Javier, membre du Parti socialiste au pouvoir, a précisé que 17 des 30 sénateurs présents avaient donné leur accord à la suppression des sanctions en cas d’avortement dans les 12 premières semaines de grossesse.

L’église catholique avait mené campagne contre cette décision qui doterait l’Uruguay de la législation sur l’avortement la plus libérale d’Amérique du Sud. Seul le Guyana, unique pays anglophone d’Amérique du Sud, autorise l’IVG durant les 12 premières semaines. La conférence uruguayenne des évêques a prévenu dimanche que les élus qui voteraient pour l’avortement seraient automatiquement excommuniés.

Le président socialiste Tabare Vasquez, médecin de profession, a déclaré l’an dernier qu’il n’était d’accord « ni philosophiquement ni biologiquement » à la légalisation de l’avortement et qu’il mettrait son veto à toute tentative de dépénaliser l’avortement.

Trois « médecins » ayant pratiqué des avortements ont été condamnés à de la prison cette année.

Nouvelles des FARC

Après l’opération « Jaque » qui a conduit le 2 juillet à la libération de 15 otages (Ingrid Betancourt, 3 Américains et 11 soldats ou miliciens colombiens), eut lieu plus discrètement le 23 juillet la libération de 8 autres otages (mais capturés une semaine avant !), via le C.I.C.R. (Comité international de la Croix-Rouge) – faisant taire la crainte que l’utilisation de son symbole par un soldat colombien lors de l’opération (ce qui n’était pas prévu et a été reconnu comme erreur par Uribe) ruinerait la confiance des FARC en le Comité. Le prestige d’Uribe est à son sommet – dans la population, pas dans les médias même colombiens… -, la cour constitutionnelle ayant définitivement validé son élection à la mi-juillet; son succès face aux FARC a été salué par Lula, par Michelle Bachelet, président du Chili; et même le soutien des FARC que fut Chavez a appelé la guérilla au désarmement et à la libération des otages, pour laquelle ont récemment défilé quatre millions de Colombiens. Roberto Saenz, le propre frère d’Alfonso Cano (alias Guillermo Leon Saenz), successeur de Manuel Marulanda Velez à la tête des FARC, l’a appelé à libérer ses otages. Même Fidel Castro l’a demandé.

Par ailleurs, la guérilla semble sombrer dans la dissension – ainsi le journaliste indépendant Jacques Thomet avait repéré la contradiction entre deux communiqués proches, avant et après l’opération Jaque, l’un refusant toute négociation et l’autre appelant à la cessation des opérations de sauvetage et prônant l’échange de prisonniers. On apprend maintenant qu’un chef du 53e front de la guérilla, sous les ordres du Mono Jojoy (chef militaire des rebelles), souhaite négocier avec des généraux colombiens, alors qu’un autre communiqué, signé par Rodrigo Granda et Jésus Santrich – qui sont au Venezuela -, annonce la poursuite de la lutte armée. Ivan Marquez, autre général basé au Venezuela, refuse lui aussi de négocier et vient de refuser l’offre française d’asile politique à ses combattants. Signe d’une tension entre tendances modérée et jusqu’au-boutiste, voire d’une guerre des chefs.

Il faut dire que la diplomatie française hésite entre le ridicule et le scandaleux. On se souvient qu’Alvaro Uribe avait, sur les insistantes instances du président Sarkozy, libéré le 5 juin 2007 le commandant rebelle Rodrigo Granda, à charge pour ce dernier d’obtenir la libération des otages de la guérilla, dont Ingrid, comme « intermédiaire de paix ». Or non seulement ce monsieur n’a rien fait pour honorer son engagement, mais il vient, caché au Venezuela, de publier un appel aux FARC à la poursuite de la lutte armée. Granda est poursuivi au Paraguay pour l’enlèvement suivi du meurtre en septembre 2004 de Cecilia Cubas, fille de l’ancien président paraguayen Raul Cubas, malgré le versement aux FARC d’une rançon de 800.000 dollars.

Chavez et le pion des Etats-Unis

Alors qu’il n’a d’autre intérêt que de se réconcilier avec la Colombie, Hugo Chavez se permet aujourd’hui d’insulter un ministre colombien. « (Santos) est une menace, je tiens à le dénoncer ici et à demander à mon ami, le président Uribe, de remettre son ministre de la Défense à sa place« . « De qui (Santos) tient-il ses ordres? Des Etats-Unis« , a affirmé Chavez. Ces déclarations visent évidemment à discréditer le gouvernement colombien. Etant acquis qu’il ne peut plus s’en prendre à Alvaro Uribe, il doit désormais se contenter d’attaquer les ministres.

En effet, Hugo Chavez vient d’enterrer la hache de guerre, après l’avoir déterré suite à la mort de Paul Reyes en Equateur. Plusieurs régiments avaient été massés sur la frontière colombienne. Le président colombien avait riposté en menaçant Chavez de le traîner devant un tribunal pénal international pour complicité de génocide et collaboration avec les Farcs.

Hugo Chavez reproche systématiquement au gouvernement colmbien de recevoir de l’aide des Etats-Unis, quand lui-même accorde son soutien aux Farcs. Que cherche-t-il ? à diviser pour mieux règner. Une stratégie qui le confine au ridicule, tant il devient évident que son action contre le terrorisme consiste à soutenir le terrorisme. Les choses ne sont pas prêtes de s’arranger.

Il est tout de même curieux de voir le gouvernement colombien critiqué alors que les faits montrent qu’il a eu raison. La Colombie avait contesté la pertinence de l’action politique du diplomate suisse Jean-Pierre Gontard. Beaucoup lui apportent leurs soutiens alors qu’il est soupçonné d’avoir payé une rançon.

La Colombie a décidément fort à faire pour abattre la mauvaise foi internationale.

Quid des 3000 femmes françaises enlevées en Algérie en 1962 ?

Bernard Antony communique :

M. Sarkozy qui tire une indécente gloire de l’heureuse libération d’Ingrid Bétancourt a déclaré que la France n’abandonnait jamais ses enfants enlevés. Ces propos relèvent ou d’un immense oubli ou d’un gigantesque mensonge. Les gouvernements de la V° République ne se sont en effet jamais souciés du sort des 3000 femmes françaises enlevées en 1962 en Algérie.

Avec le mouvement France-Fraternelle j’ai réclamé jadis cela en vain. On attend donc maintenant de M. Sarkozy qu’il dise la vérité sur ce drame. Pourquoi donc 3000 de nos compatriotes n’ont-elles pas suscité le milliardième de la mobilisation accomplie en faveur d’Ingrid Bétancourt ? Il est vrai que la France n’a pas eu depuis longtemps la chance d’avoir à sa tête un chef de l’Etat comme Alvaro Uribe.

Sur la libération miraculeuse d'Ingrid Bétancourt

par Jean-Claude Martinez, député français au Parlement européen, membre du Parlement Europe – Amérique latine.

La très belle nouvelle de la libération d’Ingrid Bétancourt et de sa santé merveilleusement rétablie me comble de joie.

Il faut féliciter le professionnalisme des grands soldats de l’armée colombienne et surtout leur service de santé qui, en quelques heures, a permis à l’Ingrid Bétancourt de la cassette vidéo, à la santé chancelante qui nous avait tant émus, de redevenir la grande figure politique tant admirée donnant une longue et brillante conférence de presse internationale.

Pour cela, nous souhaitons que les valeureux libérateurs colombiens d’Ingrid Bétancourt ne subissent pas demain le sort du préfet Marchiani, libérateur, lui, de nos otages au Liban et remercié par son emprisonnement actuel.

Nous félicitons tous le Président Sarkozy qui, en dépit des « caisses vides » et de « la France en faillite », a pu permettre à Mélanie, son petit frère Lorenzo, leur petit cousin, leur tata et tous leurs amis, de ne pas avoir dû attendre huit heures interminables pour le départ quotidien de l’avion de ligne Paris – Bogota et d’avoir pu vite sauter dans un avion spécial de la France, pour aller retrouver leur maman dans la petite maison, enfin heureuse, de leur courageuse famille, membre du top des grandes fortunes et des oligarques latino-américains.

Nous, tous les Languedociens et Catalans, nous nous réjouissons que notre pays ait pu consacrer à la réalisation de cet événement émouvant une enveloppe budgétaire supérieure à celle qui vient d’être affectée aux milliers de nos vignerons en grande difficulté, pris en otage par le libre-échange planétaire.

Notre bonheur à tous est d’autant plus grand qu’enfin libérée, Ingrid Bétancourt va pouvoir reprendre la noble lutte qu’elle a toujours menée pour obtenir de ses proches de l’hyperclasse la libération des enfants esclaves des mines, des travailleurs asservis dans les bananeraies de Chiquita, des femmes brisées dans les serres à roses ou les champs et de tous les travailleurs indiens ou non de l’Amazonie, des plateaux andins ou des favellas, dont les conditions de vie inhumaines, depuis toujours, ont servi de terreau à la révolte des FARC et des autres mouvements qui les ont précédés.

Cette libération tant attendue de la maman de Mélanie, augure bien de la présidence française de l’Union européenne qui va pouvoir maintenant se consacrer à d’autres libérations, celles des millions de femmes et d’hommes à la vie et à l’avenir pris en otage par les politiques économiques malthusiennes stupides de l’Union européenne. Je pense à nos paysans, aux victimes des délocalisations, à nos compatriotes malades enfermés dans l’angoisse de nos hôpitaux sous-équipés, tout comme aux papies et mamies, oubliés dans des maisons de retraite de la honte, jusqu’à y être 14 803 à en mourir de soif en août 2003. Juste au moment où Ingrid Bétancourt recevait, elle, Dieu merci, de ses geôliers de l’eau pour s’hydrater et des dirigeants français le bénéfice d’une noble mobilisation, à 6 000 km de distance, pendant qu’ils oubliaient, en revanche, de s’intéresser à la vie de nos compatriotes âgés qui mouraient, eux, juste à leur côté.

Pour 67% des Français, le ciel est rouge

Etrange époque que celle-ci, où « majorité » est synonyme de « vérité », « opinion » de « réalité », exceptées certaines thématiques protégées par le législateur français.

Ainsi peut-on lire dans Le Figaro que « pour 56 % des sondés, le président de la République (NDLR : Nicolas Sarkozy) «a joué un rôle important». C’est presque autant que pour Hugo Chavez, le président vénézuélien, dont la tentative de libération des otages avec le soutien de la France, en novembre, s’était soldée par un échec. Sans surprise, le rôle de Nicolas Sarkozy est jugé important par près de 80 % des électeurs UMP ».

Il y en a qui prennent leurs désirs pour des réalités…

Five Years Later ironise :

Pendant ce temps, Ingrid explose tous les sondages de popularité en Colombie, et de nombreuses personnalités lui demandent de revenir en politique. Elle part de 2%, elle passe 6 ans dans la jungle, et elle se retrouve à 71% d’opinions favorables. C’est une efficacité qui ferait pâlir beaucoup de nos politiciens. Je serais pas surpris que Sainte Ségolène du Poitou soit kidnappée par les caribous dans les semaines à venir…

Mascarades et complot

« Mascarade », « simulacre », « mise en scène »… Les mots ne sont pas assez forts pour désigner l’opération qui aboutit à la libération d’Ingrid Bétancourt (Le Figaro, le JDD). Est-ce parce qu’elle remercia Dieu et la Vierge en arrivant ? Est-ce parce qu’elle se flatta d’être invitée par le pape ? Est-ce parce qu’elle soutînt Uribe ? Dans tout les cas, sur la base d’une information de la radio suisse romande, tous les journaux reprennent l’information : la Colombie et les USA auraient payé une rançon pour libérer Ingrid et les autres otages. bien sûr, c’est une « source fiable » qui le dit. 20 millions de dollars pour Ingrid…

Dans tous les cas, les médias discréditent l’action du président Uribe, soupçonné de vouloir échapper aux poursuites judiciaires. De plus, les « spécialistes » sont dubitatifs sur le fait qu’il n’y ait pas eu d’effusion de sang. Pas de doute, tout ceci est une mascarade…

Contrairement au Figaro, le JDD a tout de même l’honnêteté d’exprimer les doutes d’autres consultants et spécialistes.

Je remarque de plus que Le Figaro se radicalise. Gravement. Il suffit de lire l’article de ce matin sur la « combattante politique », qui présente Ingrid Bétancourt comme une battante qui a prévu son retour, l’a médité des années durant, pond un discours politique à peine arrivée. Comme si elle avait pu tout prévoir alors qu’elle n’était pas sûr d’être libérée. Ils le savaient, au Figaro, tout cela n’est qu’un coup monté…Avant même que les Suisses ne le savent, ils s’en doutaient un peu. Bientôt, ils ovnt nous expliquer que Uribe et Ingrid s’était entendu depuis le début pour mieux contrôler tous les Colombiens en échange d’une substantielle somme d’argent que l’électorat d’Ingrid ne peut pas fournir…Ou alors les martiens permettraient d’expliquer les mystères de l’affaires : comment peut-elle apparaître en si bonne forme après tant de souffrance ? Forcément, quelqu’un est derrière…

Ce qui m’étonne, c’est la faculté de ces gens à dénoncer la théorie du complot quand il s’agit de l’extrême droite…Mais quand cela les arrange, il ne se gêne pas non plus…

A confirmer…

Ingrid Bétancourt : Uribe lui a sauvé la vie mais le ridicule ne tue pas Sarkozy et Kouchner

Communiqué :

« Je veux d’abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie » : les mots de foi en Dieu et de gratitude pour les soldats de sa patrie sont émouvants dans la bouche d’une ancienne militante de gauche séquestrée par une de ces guérillas d’extrême-gauche si soutenue par l’intelligentsia marxiste parisienne.
Aucune désinformation médiatique ne peut dissimuler d’une part le fait que cette libération n’est due qu’à la détermination du grand homme d’état qu’est le président Alvaro Uribe, de l’autre que la diplomatie des palinodies de Sarkozy et Kouchner avec le bouffon Chavez est totalement ridiculisée.
Chrétienté-Solidarité salue avec émotion les mots de luminosité catholique du président Uribe : « Cette opération s’est déroulée à la lumière du Saint-Esprit et a été placée sous la protection de notre Seigneur et de la Vierge. »

Bernard Antony, Président de Chrétienté Solidarité

Justice et fraternité

Pour annoncer que Roberto Saenz, conseiller municipal et frère du chef des Farcs Guillermo Saenz alias Alfonso Cano, désavoue son frère dans sa lutte armée, Libération se permet de titrer « Fratricide », considérant sans doute que se désaveu est un coup de poignard dans le dos du chef des Farcs.

Alors qu’il n’appelle pas au meurtre de son frère, il est néanmoins « Fratricide » ? Pour Libé, le souci de justice ou de paix sociale n’a rien à faire là-dedans. Non, il n’y a plus de solidarité avec la révolution : il est donc coupable.

Colombie : quelques espoirs

La crise des otages en Colombie serait en cours de régulation. De nombreux contacts entre les FARCS et la présidence colombienne se seraient soldés par un certain nombre de garanties en échange de la libération des otages, parmi lesquels on trouve Ingrid Bétancourt. Les récompenses, la promesse de ne pas extrader les prisonniers, les suspensions de peine des FARCS qui relâcheraient des otages font parties des mesures propres à dissuader les terroristes. Ce sont là des informations à prendre avec précaution, tant les sources sont peu sûres.

Mais parmi ces garanties, le respect de l’exil des terroristes est particulièrement remarquable. Le premier ministre français avait déclaré en décembre 2007 que la France était disposée à accueillir des terroristes sur son territoire s’ils relâchaient des otages. Cette mesure était accompagnée d’un hommage rendu à Hugo Chavez, qui a collaboré honteusement avec les FARCS, et de déclarations d’intention, telles que « On se battra pour aller chercher Ingrid », qui donnèrent lieu au fiasco médiatisé de la mission de Kouchner en Colombie. On se souvient de l’avion humanitaire envoyé là-bas et revenu bredouille.

Il est vrai que c’est particulièrement touchant de proposer aux terroristes une villégiature chez nous. La Colombie doit apprécier le geste. Pensez-vous ! Nous transférer tout leurs terroristes ! Quelle aubaine ! Nous serons ravis de les laisser gambader librement dans les villes françaises ! Aux côtés d’Ingrid Bétancourt qui viendra rendre hommage à tous ceux qui l’ont soutenu lors de sa détention sans avoir réellement contribué à sa libération !

Quand déchante Carla

La Colombie n’apprécie pas l’une des dernières chansons de Carla Bruni-Sarkozy. Le texte qui fait scandale est le suivant : »Tu es ma came/ Plus mortel que l’héroïne afghne/Plus dangereux que la blanche colombienne. »

 

Le ministre des affaires étrangères colombien a réagi. « Nous déplorons la consommation de drogue colombienne quel que soit le scénario et à n’importe quel niveau. Cette consommation se traduit par des morts et la violence en Colombie, et au lieu de faire l’apologie de cette consommation, nous attendons que le monde entier nous aide dans la lutte contre les drogues […] Dans la bouche de l’épouse du président français, cette affirmation est très douloureuse pour la Colombie ». Il ajoute, comme pour souligner les méfaits de la politique-spectacle de Sarkozy : « Ces choses se produisent lorsque l’on mélange la politique et le spectacle ».

 

Mais relativisons : « Tu es ma came ». C’est une façon moderne de dire que l’on est amoureux. Or, le mari de Carla étant logiquement son amoureux, je me dis que M.Sarkozy est la drogue de Carla. Et il est vrai que la comparaison est intéressante. Il n’y a pas que pour elle que le président est une drogue. Il détruit la France comme la drogue détruit les jeunes. Il produit autant de méfaits que la drogue parmi la jeunesse française. Le principe de la politique spectacle et de la drogue est le même : donner l’illusion du bonheur, mais détruire de l’intérieur. Sa politique spectacle et bling-bling fait parler de lui à l’étranger, mais n’améliore pas la vision de la France. La preuve en est la Colombie.

 

Brésil : le propriétaire terrien commanditaire du meurtre d'une religieuse relaxé en appel

Âgée de 73 ans, Soeur Dorothy était installée dans la petite ville d’Anapu, dans l’État du Para, au coeur de l’Amazonie. Comme de nombreux religieux de la commission pastorale de la terre (CPT), liée à l’Église catholique, elle y défendait le droit des petits paysans et la préservation de l’Amazonie, contre les grands propriétaires terriens. Ces derniers lui ont fait savoir à plusieurs reprises qu’ils ne toléreraient pas son action, elle leur a tenu tête… jusqu’à être abattue de six balles sur un petit chemin de terre.

En mai dernier, un tribunal de l’État du Para a non seulement condamné le pistolero à l’origine des coups de feu (28 ans de prison) mais aussi le commanditaire du meurtre, le propriétaire Vitalmiro Bastos Moura, dit « Bida », à trente ans de prison. Une première historique, qui a fait espérer la fin de l’impunité. L’illusion a été de courte durée : « Bida » a interjeté appel, et à l’issue d’un jugement en seconde instance, il vient d’être relaxé.

Cette décision de la justice brésilienne a provoqué un regain d’inquiétude chez les militants de la terre. Dans le seul État du Para, les autorités estiment qu’au moins 99 personnes sont les cibles de « contrats ». C’est notamment le cas du père Henri Burin des Roziers, un religieux français de 77 ans. Installé au Brésil depuis trente ans, il est aujourd’hui sous protection policière, 24 heures sur 24.

La CPT calcule que, depuis 1971, 819 personnes ont été assassinées pour leur implication dans des conflits sur la terre dans l’état du Para. Aucun commanditaire ne purge aujourd’hui de peine pour leur mort.

Colombie : dernières nouvelles et contextualisation

Alors que la France s’est ridiculisé en envoyant un Falcon 50 pour rien, l’actualité quotidienne confirme le caractère terroriste et sans scrupules – et lâche - des FARC. Ils viennent d’assassiner deux soldats blessés dans une ambulance, en arrêtant l’ambulance, pour faire descendre les blessés et les mitrailler ! La désertion et la reddition d’une guerillera de 10 ans, dont le premier jouet fut un AK-47…, nous rappelle leur exploitation des enfants en guise de soldats.

Par ailleurs, suite à la mine d’or d’informations qu’a constitué l’ordinateur de Raul Reyes – par ailleurs arrêté, on l’a appris il y a quelques jours, grâce à des informations de l’armée équatorienne -, les liens entre les FARC et Chavez et Correa (président équatorien) sont divulgués de façon de plus en plus précise, et ces derniers ne savent comment se défendre… Enfin, il appert que la Colombie est en bonne voie de clarifier le passé paramilitaire – milices ayant bénéficié d’appuis officieux très haut placés et dont les exactions, réelles, ont formé un des principaux arguments de propagande des FARC -, puisque la Cour suprême vient d’ouvrir une enquête sur la présidente du Congrès colombien, Nancy Patricia Guttiérez, pour liens présumés avec les paramilitaires.

Pour « y voir plus clair dans les Andes » et s’informer du contexte de tout cela, je vous reporte à la chronique très utile de phiconvers, qui en arrive au vif du sujet avec le troisième volet venant de paraître sur agoravox (cf. 1er et 2e épisodes). Et vous pourrez si vous l’avez apprécié en profiter pour voter en faveur de cet article !

Bétancourt sans oublier Duvaltier… Les Farc : révolutionnaires ou criminels ?

par Christian Vanneste, député.  

Les Farc ont mis fin, aujourd’hui, à la mission humanitaire de la France en Colombie. Paris n’a pu que prendre acte de cette fin de non-recevoir des Farc.

Pourquoi cet échec ? Les Farc motivent leur rejet par « la mauvaise foi d’Uribe à l’encontre du gouvernement français ». Pour la guérilla marxiste, le président colombien est « l’obstacle principal et l’ennemi numéro un de l’échange» des prisonniers.

On apprend même par une dépêche AFP que la mère d’Ingrid Bétancourt a rendu visite mardi soir à des détenus membres du mouvement de la guérilla colombienne, dans la prison Modelo de Bogota pour leur faire des propositions afin d’obtenir la libération de Madame Bétancourt, et d’autres otages aux mains de la guérilla.

Le 6 janvier dernier, je vous faisais part de mon opinion sur le sujet : si la libération de l’ensemble des otages en Colombie devait être et reste une priorité, je restais abasourdi par certaines déclarations notamment de proches de la famille Bétancourt sur le Président colombien, Alvaro Uribe.

Rappelez-vous : celui-ci serait finalement un dirigeant douteux alors qu’Hugo Chavez serait le libérateur de l’Amérique ! Vision manichéenne d’un milieu bourgeois parisien complètement déconnecté de la réalité du pays mais reprise en coeur par nos media, qui prouvent une fois qu’ils sont les plus politiquement corrects d’Europe, accompagnés comme d’habitude par quelques autorités morales du showbiz dont les compétences sont véritablement impressionnantes. C’est Renaud qui n’hésite pas à traiter le Président Uribe de « fasciste ». On ne sait pas ce qu’il pense de Castro ou de Chavez…

S’il était certain que la « mission humanitaire » de notre pays se révèlait être un échec, le refus des Farc est néanmoins révélateur. Les guérilleros ont fermé la porte à toute concession. Ils ont préféré s’enfermer dans leur opposition frontale au président Uribe. Ils continuent à formuler une exigence inacceptable puisqu’elle consiste à contester la légitimité du gouvernement légal sur une portion du territoire en ayant pour seul argument que les deux crimes de l’enlèvement et de la menace de mort. En disant qu’Alvaro Uribe a trompé la France en l’incitant à envoyer une mission, ils ont perdu définitivement le peu de crédit qui leur restait sur la scène internationale. Même le sénateur colombien Juan Fernando Cristo, qui est pourtant l’un des chefs de file de l’opposition à Uribe, a jugé ce rejet de “grave erreur que les Farc finiront tôt ou tard par payer”.

Cela n’empêche pas le fils de Madame Bétancourt de demander à Alvaro Uribe de signer un accord avec les Farc, comme si un tel accord était envisageable entre un gouvernement légitime, un Président réélu avec 62% des voix au premier tour et soutenu aujourd’hui par 80% des Colombiens, et une organisation marxiste en apparence mais en fait terroriste et criminelle puisqu’elle vit de l’enlèvement, du racket et du narco-trafic…

Il faut néanmoins rappeler que c’est la gauche française, si prompte à donner des leçons de morale à la terre entière, en chargeant Uribe, qui a légitimé les Farc « groupuscule si romantique » et l’action d’Hugo Chavez. Elle a oublié qu’Alvaro Uribe est la personnalité la plus appréciée du pays, et qu’il conduit une politique de salut public qui se traduit notamment par une croissance de 7% (voir article du Figaro : « après des années de violence terroriste, Bogota a réappris à vivre normalement »).

Dans le fond, le monde actuel a substitué à la guerre des deux blocs idéologiques, une succession de zones de non droit liées à la criminalité et à des pseudo revendications politico-religieuses. Il en est ainsi, de la Colombie avec son trafic de cocaïne et ses enlèvements, de l’Afghanistan avec sa production de pavots et d’héroïne, et on revoit naître les pirates sur les côtes est de l’Afrique, dans le Golfe d’Aden, au large de la Guyane et au large du Vietnam, de l’Indonésie et de la Malaisie. C’est ainsi que des pirates somaliens se sont emparés d’un navire et d’otages français. Il faut espérer que là-aussi les plus grands moyens seront déployés pour libérer nos concitoyens. Ceux qui interprètent ces situations à travers le modèle complètement dépassé des années 60 durant lesquelles des « guérillas de Libération » se battaient contre des dictatures, se trompent non seulement de guerre mais aussi de siècle.

Avant de conclure cet article plus géopolitique que les autres (vous me reprochez souvent de ne pas parler de l’international), je ne voudrais encore une fois pas oublier les milliers de prisonniers politiques ou autres retenus en otage par cette guérilla marxiste. Ainsi, qui a entendu parler, ici, de Madame Aida Duvaltier, otage franco-colombienne, courageuse mère de famille qui avait pris la place de son mari et qui est, dans l’indifférence générale, morte en 2006… ?

Le problème est aujourd’hui de savoir si la célébrité d’Ingrid Bétancourt, en faisant monter les prix, n’est pas aujourd’hui aussi mortelle que ne l’a été l’anonymat de Madame Duvaltier.

  • Le site de Christian Vanneste

Chili : Maïté Albagly propage ses mensonges

La Présidente du Planning (anti)familial français, « exilée chilienne » (sic), était invitée par Le Monde diplomatique pour « débattre » sur la question de la légalisation de l’avortement au Chili.

Estimations complètement farfelues à l’appui lui permettant de dénoncer l’hypocrisie chilienne (ironique sous notre plume), elle a cherché à paraître modérée pour mieux séduire un auditoire qu’elle sait être plus conservateur qu’en France :  »plus que d’être pour ou contre l’avortement, il faut ouvrir d’urgence un débat car ce sujet tabou devient un problème grave de santé publique« . On est loin du « sexualité, contraception, avortement, un droit, mon choix, notre liberté » placardé dans le métro parisien il y a deux mois… qui ferme la porte à tout débat soit dit en passant. Puis, elle a dénoncé  »une situation insupportable pour une société développée et moderne comme la société chilienne ». Le sens de l’histoire et un zeste de flagorneries…

Inévitablement, « elle prend l’exemple de la France qui, en 1973, comptait 1 million d’avortements par an. Après sa loi sur l’avortement en 1975 (légal jusqu’à la 12ème semaine de grossesse et pris en charge par la sécurité sociale), ce chiffre est tombé à 300 000 par an. Il est stable depuis, semblant presque « incompressible ». »

Un million ! Cette donnée totalement fantaisiste sert à justifier la nécessité d’une loi et laisse à penser que depuis, le nombre d’IVG annuelle aurait reculé. Dans les années 70, les militants pro-IVG rivalisaient d’estimations totalement contradictoires : deux millions pour certaines qui confondaient leur désir avec la réalité, un million pour Yvette Roudy, 300 000 pour Simone Veil… Les experts de l’Institut National d’Etude Démographique penchent plutôt pour 55 000 avortements annuels, soit entre quatre et cinq fois moins qu’aujourd’hui… Au lieu de diminuer le nombre d’avortement, la loi Veil a conduit à les multiplier !

Qu’on se rassure, plus grand monde aujourd’hui ne prend au sérieux les estimations faussées du planning familial. Ainsi la -pourtant complaisante- rédaction du Petit Journal, « le journal des Français et francophones à l’étranger » prend-elle le soin de prévenir un lecteur exprimant ses doutes que :

Oui, sans doute la directrice du planning familial s’est un peu emballée. (…) De même que les estimations qui circulent sur les « appendicites » au Chili divergent un peu.