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Archive for Monde

Vers un nouveau record d’entrées d’immigrés en 2012 ?

En 2010, selon le gouvernement, 203 000 titres de séjour en France ont été délivrés à des étrangers à l’Union européenne : un record absolu. Un record qui sera probablement battu en 2011 pour les raisons suivantes :

1-Nous assistons à des cascades d’immigrations

Les entrées des années antérieures génèrent d’autres entrées, au titre du regroupement familial notamment. De même les naturalisations des années passées ouvrent droit à des regroupements (au titre du mariage par exemple) à ce qu’on appelle des « familles de Français ». Il y a donc année après année amplification des flux migratoires.

2-Les révoltes arabes suscitent de nouveaux flux migratoires

En Tunisie, la montée du chômage (de 11% en 2010 vers 17% en 2011), de l’insécurité et des incertitudes a créé un flux vers l’Europe de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Et la Libye n’assure plus le contrôle des flux migratoires en provenance d’Afrique noire. Lire la suite !

Bernard Lugan prend position pour la partition de la Côte d’Ivoire

L’africaniste était invité par Robert Ménard dans l’émission « Ménard sans interdit » sur Itélé le 5 janvier :

Thibaud

Les messes de Noël dans le monde

Un très beau reportage de BFM TV :

Thibaud

Qaraqosh (Irak) : les chrétiens forcés de constituer une milice pour se défendre

Reportage diffusé au JT de 20h samedi sur France 2 :

Thibaud

Brésil : le lobby homosexualiste tente de faire passer une loi liberticide

Lu dans Présent (site) de vendredi :

Le lobby gay au Brésil fait actuellement des efforts pour faire adopter par le Sénat, si possible sans audience publique, la loi « Brésil sans homophobie », une proposition enregistrée sous le sigle PLC 122 qui fait déjà parler d’elle depuis pas mal de temps. Sous couleur de punir les violences commises contre les homosexuels – la qualité de la victime étant considérée comme une circonstance aggravante – le texte vise à instaurer une sorte de « loi anti-blasphème » pénalisant toute critique de l’homosexualité et surtout du comportement homosexuel. Et quiconque serait accusé dans ce cadre ne pourrait même pas bénéficier de la possibilité de verser une caution pour éviter la détention préventive

Thibaud

Italie : un chanteur guéri de l'homosexualité

menacé par les khmers roses d’Arcigay, une association homofolle extrémiste, bien connu pour sa cathophobie.

Arcigay menace de perturber le festival de variété de Sanremo où l’auteur-compositeur milanais Giuseppe Povia, a prévu de chanter son nouveau tube Luca era gay «Luca était gay», qui raconte l’histoire d’un garçon «guéri» de son homosexualité. Povia s’inspire de sa propre expérience. Après avoir été homosexuel pendant une courte période de sa vie, le chanteur est «retourné» à l’hétérosexualité, non sans avoir réussi à convaincre deux de ses amis gay à faire de même.

Et il y en a que cela choque ! C’est le monde à l’envers !

82% des Américains veulent restreindre le droit à l'avortement

Selon un sondage commandé par la Conférence des évêques des Etats-Unis, quatre adultes sur cinq (82%) pensent que l’avortement devrait être illégal en toutes circonstances (11%) ou en accepteraient une limitation légale (71%).

38% des Américains limiteraient l’avortement aux cas de viol, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère tandis que 33% limiteraient l’avortement aux 3 ou aux 6 premiers mois.

Seulement 9% des Américains pensent que l’avortement devrait être légal pour n’importe quelle raison à n’importe quel moment de la grossesse, un chiffre faible dont se réjouit Deirdre McQuade, « Assistant Director for Policy & Communications at the USCCB’s Secretariat of Pro-Life Activities ». Elle rappelle qu’il s’agit de l’état actuel de la législation, une des plus libérales aux monde, depuis les arrêts Roe v. Wade and Doe v. Bolton de 1973.

Faute de temps pour effectuer la traduction, nous vous livrons la suite en VO :

The survey of 2,341 adults, conducted online December 10-12, also found that laws limiting or regulating abortion enjoyed support as high as 95 percent among those expressing support or opposition to the six kinds of laws examined in the survey:

  • 95 percent favor laws ensuring that abortions be performed only by licensed physicians
  • 88 percent favor informed consent laws (i.e., that require abortion providers to inform women of potential risks to their physical and psychological health and about alternatives to abortion)
  • 76 percent favor laws that protect doctors and nurses from being forced to perform or refer for abortions against their will
  • 73 percent favor laws that require giving parents the chance to be involved in their minor daughter’s abortion decision
  • 68 percent favor laws against partial-birth abortion (i.e., aborting a child already partially delivered from the mother), and
  • 63 percent favor laws preventing the use of taxpayer funds for abortions.

« Support for these measures cuts across ‘pro-life’ and ‘pro-choice’ positions. Over a third (35 percent) of the small minority who said abortion should be legal for any reason throughout pregnancy nevertheless supported three or more of the six laws presented, » McQuade said.

« This research indicates how out of touch pro-abortion groups are with mainstream America, » McQuade said.

« These same widely-supported, constitutionally valid measures, some of which have been proven effective in reducing abortion rates, are now seriously threatened by abortion advocates and their allies in Congress, » McQuade said. « On behalf of children and their mothers, we will have to fight to keep such laws in place. »

« Pro-abortion groups have already sent a comprehensive 55-page blueprint for their agenda to the incoming Administration, » McQuade said. « But their agenda—including publicly-funded abortions, passage of the so-called ‘Freedom of Choice Act’ (FOCA), and attacking the Hyde amendment and other longstanding pro-life provisions in appropriations bills—won’t sell in the general public. »

« Most people agree we should work to reduce abortions, but you can’t reduce abortions by promoting abortion and eliminating all the policies that have proven effective in reducing abortions, » McQuade said. « The U.S. Conference of Catholic Bishops will oppose all such threats to human life in whatever manner they are proposed. »

Addendum : Daniel Hamiche évoque ce sondage ici.

Promenade sur la toile (06/01/09)

Vaclav Klaus, l'homme qu'il fallait à l'Europe

Nous invitons nos lecteurs à lire :

Chicago : le Cardinal George appelle ses paroissiens à lutter contre l'avortement

Le Cardinal-archévêque de Chicago, Mgr Francis George, a célébré une Messe pour la vie samedi soir dernier en l’église de la Reine du Rosaire à Elk Grove Village, dans la banlieue de Chicago (Illinois).

La messe avait lieu alors que le 22 janvier prochain, les Etats-Unis se souviendront que depuis l’arrêt Roe v. Wade rendu par la Cour suprême fédérale il y a 36 ans, l’avortement est institutionnalisé. Comme chaque année, de grosses marches pour la vie sont prévues, notamment à Washington D.C. et à San Francisco.

En substance, le message du Cardinal George à ses paroissiens était de ne pas se décourager, de garder l’espérance malgré les légitimes inquiétudes des défenseurs de la vie et de continuer à travailler ensemble pour se battre contre l’avortement lorsque le nouveau Président démocrate des Etats-Unis, Barack Obama, prendra ses fonctions.

« Tuer des enfants dans le sein de leur mère est un pêché grave« 

Pendant l’homélie, le Cardinal George, vêtu de blanc, a tout d’abord parlé de la fête de l’épiphanie qui célèbre la venue des Rois Mages guidés par une étoile aux pieds du Christ nouveau-né.

Puis, il a qualifié d’ « injustes » les lois mortifères. « Les bonnes lois protègent. La loi ne doit pas détruire. La vie est préciseuse » a-t-il déclaré.

« Nous devons coopérer, nous devons être unis pour faire face aux problèmes économiques. Nous devons apporter ensemble la paix dans le monde et dans nos villes » a continué le Cardinal George qui a confié son inquiétude de voir les activistes pro-avortement faire du droit de tuer les enfants pas encore nés un droit humain (à ce sujet, nous renvoyons nos lecteurs vers le passionnant numéro de La Nef de janvier 2009 consacré aux droits de l’homme). « Cherchons un signe d’espérance« .

Les paroissiens, encouragés par le Cardinal à pratiquer, invités à s’investir pour défendre la vie

« La Messe est essentielle pour se comporter en chrétiens et être des témoins d’espérance » explique Diane Ambrose, de Elk Grove Village.

« Le Cardinal George a dit de chercher des signes d’espérance en ces temps difficiles et de travailler tous ensemble pour lutter contre l’avortement » explique-t-elle après la Messe et avant une réception qui se tient au gymnase de l’école.

Mary Larkin of Des Plaines explique qu’elle est reconnaissante envers le Cardinal George pour son message. Larkin, 56 ans, est elle aussi très inquiète du projet de société mortifère du Président Barack Obama.

« Je pense que le mandat de notre Président va être particulièrement injuste pour les plus faibles. Je suis reconnaissante envers notre cardinal, qui se tient debout pour défendre les plus faibles – les enfants non nés ».

De leur côté, les organisations pro-avortement se sentent plus en sécurité cette année en raison de l’élection de Barack Obama.

« Les fondamentaux de la décision de justice Roe v. Wade sont plus en sécurité cette année qu’ils ne l’ont été depuis longtemps » explique Catherine Caporusso, présidente de la coordination pour le Nord de la banlieue de Chicago de la National Organization for Women. Au cours d’une conversation téléphonique, elle explique qu’il reste beaucoup de travail à accomplir. Elle pense à l’éducation sexuelle et à la contraception dans les écoles, qui fait l’objet d’un débat acharné aux Etats-Unis et à laquelle s’oppose l’Eglise catholique et les associations pro-vie. En effet, de la mentalité contraceptive découle la mentalité abortive.

New York Ads

Le quotidien libéral donneur de leçons, suffisant et hyper-politiquement correct The New York Times (l’équivalent du Monde en France, lui aussi en difficulté), confronté à une baisse catastrophique de ses recettes publicitaires et aux coûts de son site internet (pourtant très fréquenté, il lui faudrait multiplier par six son audience pour être… à l’équilibre, lisais-je dans Le Figaro il y a plusieurs semaines. Autant dire, mission impossible !), a ouvert lundi matin pour la première fois sa « Une » à une annonce commerciale.

Le quotidien attitré de l’intelligentsia autoproclamée de la côte est publie en bas de page un bandeau de couleur acheté par la chaîne de télévision CBS.

« Cet emplacement, dont l’impact est très élevé, représente pour nos annonceurs une nouvelle occasion d’atteindre nos lecteurs cultivés, influents et aisés à travers le pays« , déclare avec modestie dans un communiqué Denise Warren, vice-présidente chargée de la publicité.

C’est sûr, CBS, c’est à destination des « lecteurs cultivés, influents et aisés »… ou des ploucs qui s’imaginent l’être !

Le quotidien, très éloigné de l’Amérique profonde, rencontre ces derniers mois des difficultés financières croissantes, qui l’ont déjà contraint à réduire légèrement son format, à renoncer à certaines rubriques, à programmer des dizaines de licenciements et à emprunter 225 millions de dollars en hypothéquant son nouveau siège de Manhattan.

Les scandales qui se sont accumulés ces dernières années (le dernier en date, mais aussi les affaires Judith Miller, Jayson Blair, son sectarisme lors des dernières présidentielles vis-à-vis du candidat républicain John McCain… >>>) l’ont durablement discrédité.

Californie : des militants homos sacagent une église ultra-progressiste

Des croix gammées noires ont été peintes sur un édifice catholique, l’église du Très-Saint-Rédempteur à San Francisco. Ce, alors même que la paroisse est elle-même ultra-progressiste, son curé, le Père Steve Meriweather expliquant à la radio locale KCBS que ses paroissiens partagent le « sentiment anti-Proposition 8″ des vandales. «Je pense qu’il est regrettable qu’ils aient choisi d’attaquer notre communauté », a-t-il déclaré « parce que c’est la mauvaise. »

La mauvaise communauté, pas la mauvaise manière de faire pour ce prêtre homofou !

Les catholiques, mais aussi les protestants et les mormons de Californie ont en majorité voté pour la proposition 8 lors d’un référendum organisé le 4 novembre dernier. Celle-ci permet d’interdire constitutionnellement les parodies homosexuelles de mariage autorisées en 2007 par les juges activistes de la Cour suprême locale.

Suite à cette victoires des défenseurs de la famille, des homosexuels extrémistes ont été jusqu’à user de la violence, montrant du même coup leur vrai visage.

La police de San Francisco enquête.

Espagne : énorme mobilisation en faveur de la famille

MADRID (e-deo) 29/12/08 – 15h – Environ un million de personnes (beaucoup de familles et de jeunes) se sont réunies à Madrid dimanche 28 décembre, à l’appel de l’Eglise catholique, pour fêter la famille.

Une grand-messe (à noter, la présence de 6 archevêques dont celui de Madrid, Mgr Antonio Maria Rouco Varela, mais aussi de 22 évêques – une trentaine selon l’AFP – et de plus de 300 prêtres) a été célébrée à midi dans le centre de la capitale espagnole en ce dimanche de la Sainte Famille.

Une liaison a ensuite été établie avec la place Saint Pierre de Rome où le Pape Benoît XVI a profité de la rencontre traditionnelle de l’Angélus pour adresser sur écrans géants un message aux fidèles espagnols. «Chères familles, ne laissez pas faiblir l’amour, l’ouverture à la vie et les liens incomparables qui unissent vos foyers» a déclaré le Saint-Père. «Le Pape est à vos côtés.»

L’archevêque de Madrid et cardinal Rouco Varela a souligné que la famille a été sanctifiée par le Christ, et que les familles chrétiennes doivent devenir des lieux de grâce et de témoignage. Il a lancé un appel contre l’avortement et invité les familles à vaincre «la culture de la mort» qui convertit «ceux qui sont sacrifiés par la cruauté saisissante de l’avortement» en nouveaux «Saints Innocents». «L’avenir de l’humanité dépend de la famille, de la famille chrétienne» a-t-il déclaré.

Une nouvelle loi mortifère doit être présentée au Parlement espagnol au premier semestre 2009.

En Espagne, l’avortement n’est légal qu’en cas de viols (délais maximum de 12 semaines de grossesse), de handicap du foetus (22 semaines) ou en cas de «danger pour la santé physique ou psychique de la mère» (sans limitation de temps) dont abusent de nombreux « médecins ».

L’Eglise catholique reproche également au gouvernement socialiste en place la légalisation des parodies homosexuelles de mariage, un bras de fer qui dure depuis 2005.

Mgr Ricardo Blazquez, évêque de Bilbao, a critiqué le fait «d’appeler mariage l’union entre deux personnes de même sexe» alors que la «famille normale» est constituée de «l’union stable (…) d’un homme et d’une femme».

Un rassemblement de ce type avait déjà eu lieu il y a un an et réuni une foule impressionnante.

Les images du quotidien espagnol conservateur La Razón >>>

Eugénisme en Grande-Bretagne

Au lieu de nous parler d’un gène favorisant le cancer du sein  »évincé », le quotidien La Croix ferait mieux d’expliquer à ses lecteurs la réalité du diagnostic préimplantatoire : l’élimination des embryons ne répondant pas à un critère déterminé. Bref, d’appeler un meurtre un meurtre.

Le pays de Malthus, Darwin, de la « Eugenics Society » continue sur sa lancée…

The Next Conservatism, A Serious Agenda for the Future

Le dernier texte de Paul Weyrich, publié le 18 décembre 2008, jour de son décès…

It was the best of times. It was the worst of times. It is the worst of
times because millions of Americans are unemployed this Christmas.
It is the worst of years because we have mortgaged the future of our
children and grandchildren for decades to come. It is the worst of
years because many good friends have left us. It is the best of times
because we still live in the greatest nation on earth. It is the best of
years because we have the freedom to speak our minds. It is the best
of years because we can organize as we see fit to support the
political candidates of our choice.
It is the worst of years because we have to witness the troglodytes
from Hell kill innocent people in Mumbai, formerly Bombay. It is the
best of years because we have a peaceful transition from a
Republican to a Democratic President with exemplary co-operation
between President George W. Bush and President-elect Barack H.
Obama.
It is the best of years because the test of the sea-based missile
defense system has worked. It is the worst of years because most of
America is not defended against a missile attack. It is the best of
times because the 22nd city opens a light-rail system this December
after light-rail nearly died out a few years ago. It is the worst of times
because the Bush Administration has turned down 70 some cities
which want light rail or streetcars. It is the best of times because
Amtrak has set records in number of passengers carried. It is the
worst of times because the airlines carry more people on one day
than Amtrak does in a year.
It is the best of years because various factions are co-operating
toward an agreement about the withdrawal of United States troops
from Iraq. It is the worst of years because we are struggling in the war
in Afghanistan.
It is the best of times because medical science continues to make
great progress. It is the worst of times because we are about to suffer
a government takeover of the most successful medical system in the
world.
It is the worst of times because conservatives appear lost and without
a serious agenda or a means of explaining such an agenda to the
public. It is the best of times because Free Congress Foundation has
a serious agenda called the Next Conservatism which should ignite a
meaningful debate about the future.

Promenade sur la toile (20/12/08)

Quand le futur est passé

Par Paul-Marie Coûteaux

Etonnante année 2008 ! Les flonflons de l’interminable célébration de « mai 68″ n’étaient pas plus tôt retombés qu’une triple crise nous plongeait dans un monde à la fois nouveau et sombre : économique d’abord, la panne de croissance, en UE comme aux EU, étant au fond de tout ; commerciale ensuite -échec de Doha, diminution du commerce international dont témoigne le ralentissement du commerce maritime depuis plus d’un an ; financière enfin, qui ne fait qu’accentuer les autres, annonçant une série de crises sociales puis politiques. Finalement, ce que l’on mesura d’abord en semaines, puis en mois, et qu’il faudra compter en années est bien autre chose qu’une crise, mais la décadence de tout un système. Or, à pareille dimension, le crédit qui s’effondre n’est pas bancaire, il est d’abord intellectuel : c’est celui d’une idéologie si omniprésente depuis 68 qu’on ne peut mieux définir qu’en partant de son point cardinal, une foi inébranlable dans un progrès rapide et continu de l’humanité, si naturel qu’il suffirait de « dépasser » les contraintes anciennes et les vieux cadres (y compris ceux de la politique), pour que l’innovation technique et la liberté générale des mœurs et des échanges en assurent le triomphe éternel. Ce progressisme comme idéologie n’est pas le simple goût du progrès, lequel relève du bon sens – la condition de l’homme de Croc-magnon en persuade quiconque. Il est la certitude que le progrès va de lui-même, que « rien ne l’arrête », qu’il est en somme automatique : l’avenir meilleur ne relève plus d’une préparation volontaire et rationnelle, d’un souci politique, mais d’une promesse : quoi que nous fassions, cette promesse sera tenue.

Le délire progressiste

Certes, l’idéologie du progrès vient de loin. Dans « L’Invention du progrès », Frédéric Rouvillois montre comment, au long du XVIIIème siècle, elle a peu à peu conquis les élites européennes, jusqu’à l’apostasie de la Révolution. Depuis lors, le domaine propre du politique se trouva lentement envahi par un impératif nouveau autrefois dévolu aux religions, le progrès infini. Qu’il s’agisse du progressisme démocratique, si bien représenté par l’american dream, ou du communisme, lui aussi tendu vers « l’avenir radieux », la politique ne fut plus pensable en dehors d’une soumission totale aux promesses du futur. Plus proches qu’on ne le crut (d’où les nombreux passages de l’un à l’autre), les deux matérialismes modernistes, progressisme démocratique et communisme, finirent par fusionner dans l’actuel « bloc historique » d’autant plus parfait que, englobant les idéologies autrefois opposées, il ne souffre plus de contestation : quiconque objecte ne peut être qu’abominable réac.

Comme tout millénarisme, le progressisme s’étendit à tout domaine, ce que permit la mère des anticipations, l’anticipation financière, « l’argent facile ». Lorsqu’en 1971, Richard Nixon, suspendit la convertibilité du dollar, toute monnaie (faut-il dire toute  » valeur  » ?) ne fut plus gagée sur rien, sinon des espérances, rebaptisées « potentiels » – de croissance, de gains, de productivité… L’anticipation progressiste ne se connut plus de borne, nourrie par la certitude si aimable qu’il y a toujours de l’argent quelque part, qu’il suffit de « débloquer les crédits ». On créa des « actifs financiers » sous mille formes, combustible cru inépuisable du progressisme universel : l’endettement (des individus, entreprises, collectivités, Etats) fut tel que, aux Etats-Unis, la masse monétaire fut multipliée par 24. Cet immense échafaudage de crédits fondés sur d’autres, et finalement gagés sur aucune richesse, flotte comme un père Noël au dessus du monde : il y aura toujours un banquier, une assurance, un budget public pour satisfaire à l’universel commerce des promesses. On n’a pas assez dit que les subprimes venaient du coeur de la pensée progressiste, permettre à tous les ménages aujourd’hui pauvres mais riches demain de posséder leur maison…

Les faux monnayeurs

Dans le monde où la valeur n’est gagée que sur les promesses du futur, tous les mots se mettent à mentir, comme le papier-monnaie -ils ne disent plus la chose qui est, mais ce qu’elle deviendra. Que sont par exemple les papiers des « sans papiers », sinon des traites sur l’avenir, lesquelles ne garantissent nullement que l’on soit Français, ou bien plus tard -on ne le vérifie pas que dans les stades ? De même, l’irénique dénomination « pays en voie de développement » fut supposée assurer la prospérité à des milliards d’êtres qui n’en virent jamais la couleur ailleurs que sur les écrans de télévision. Idem, le mythe progressiste par excellence, la jeunesse : elle est le futur, donc la vérité. Un professeur n’a plus tant à enseigner (c’est à dire à faire référence et révérence au passé) qu’à « écouter ses élèves », « apprendre mille choses d’eux » comme dit le très moderne et sinistre « prof » d’Entre les murs… Tout est possible ! Or, le « tout est possible » (slogan de la campagne socialiste de 1974) n’envisage jamais que le pire aussi soit possible, s’empêchant de penser des phases d’involution…

Las, autocélébré jusqu’à plus soif par les hégémonies médiatico-financières comme une page qu’on ne se résigne pas à tourner, le progressisme est si ancré que, à la crise patente de l’anticipation générale, nos oligarchies ne savant répondre que par… l’anticipation. Les milliers de milliards qui valsent ces jours-ci, de grand discours en grand sommets, de « grande annonce » en G3, G5 ou G13, toute cette agitation à quoi se réduit désormais une action politique dépourvue de ses véritables instruments d’action ne font que confirmer pour les bons peuples qu’il y aura toujours un trésor caché. Or, ces « crédits » ne reposent que sur celui des Etats dont on a par ailleurs minutieusement sapé les bases – faut-il rappeler que le keynésianisme revenu en majesté suppose précisément des Etats forts, ce que n’est aucun Etat européen, miné depuis trente ans par l’idéologie de son dépassement ? Combien plus sage, quoiqu’infiniment plus douloureux, serait de rétablir en effet les seuls instruments d’action légitime que sont les Etats, de restaurer les prérogatives régaliennes, de réformer les services publics en perdition (la Justice, l’Education Nationale), de relancer une politique industrielle et de la recherche. Plus que de crédits, il nous faudrait retrouver la crédibilité, c’est-à dire l’autorité politique.

Le site de Paul-Marie Coûteaux

Hongrie : PaCS out !

L’équivalent du PaCS en Hongrie, passé devant le Parlement (185 voix pour, 154 contre) il y a un an et qui devait entrer en vigueur en janvier est… inconstitutionnel !

Lundi 15 décembre, la cour constitutionnelle de Hongrie a abrogé la loi instaurant un PaCS. Selon les juges, la constitution protège l’institution du mariage : créer un partenariat quasi-identique au mariage porte atteinte à cette institution (car le PaCS était là-bas comme en France ouvert aux couples, pas seulement réservé aux paires d’homosexuels).

Il n’y a qu’à constater ce qui se passe en France pour comprendre la décision de la cour. Chaque année, le nombre de PaCS signés entre un homme et une femme augmente tandis que le nombre de mariages baisse. La faute au lobby homosexuel qui prétendait que le besoin de se PaCSer chez les homosexuels était énorme, un besoin démenti par les faits.

Le gouvernement (coalition de gauche depuis 2002, reconduite en 2006) va donc devoir revoir sa copie pour réserver le PaCS aux homosexuels… L’UE pourrait alors y déceler une discrimination…

Californie : la proposition 8 sur la bonne voie

It’s official!

The official Statement of the Vote has been released by the Secretary of State. Proposition 8 passed by a margin of 52.3% to 47.7%. We won by a margin of 600,000 votes: 7,001,084 to 6,401,483.  To provide some context for this vote:

  • Prop. 8 received 2,150,000 MORE votes than did Arnold Schwarzenegger when he was reelected in 2006
  • Prop. 8 received nearly 2 million MORE votes than Dianne Feinstein did when she was reelected to the US Senate in 2006
  • Prop. 8 received 250,000 MORE votes than did John Kerry when he carried California in 2004
  • Prop. 8 received 45,000 MORE votes than did Barbara Boxer in her landslide reelection to the U.S. Senate in 2004 
  • Prop. 8 passed with approximately the same percentage of the vote that Barack Obama received nationally

You can review the county-by-county results of Proposition 8 by going to the California Secretary of State’s Web page. Click here.

Prop 8 Legal Defense to Be Filed this Week

Attorneys for the ProtectMarriage.com campaign will submit the next round of legal briefs to the California Supreme Court this week in our efforts to defend Proposition 8 against three legal challenges.  Legal briefing will continue through the holidays until we file our final papers in late January 2009.  Then, the seven-member Supreme Court will decide when to hold a hearing for oral arguments, possibly as soon as March 2009.

This week’s written arguments, filed on behalf of our campaign and the official proponents of Proposition 8, will show the Court that Prop. 8 is a properly enacted initiative constitutional amendment, and not an improper “revision” to the state constitution, which can be done only with a two-thirds vote of the Legislature.

The San Francisco Chronicle published a comprehensive article last month covering some of the legal issues surrounding the challenge to Proposition 8. Here are excerpts:

“Historically, the odds are against the challengers of Prop. 8′s constitutionality. The court has allowed some ground-breaking constitutional changes to become law by initiative – the Proposition 13 tax limitations, restoration of the death penalty, legislative term limits and a pro-prosecution overhaul of evidence rules – and declared only two measures to be constitutional revisions.

“A revision, the justices said in the Prop. 13 case, must be something fundamental, a ‘drastic and far-reaching change in the nature and operation of our governmental structure.’

“The court has never said that the repeal of a single right, like the right to marry, amounts to a constitutional revision. Opponents of Prop. 8 argue that the court should set a standard that protects a historically persecuted minority group from losing rights by majority vote.

“Although legal commentators are divided, most appear to consider the argument a long shot.

« ’It’s very hard to argue that this narrowly written constitutional amendment changes the fundamentals of our state government,’ said Ethan Leib, a constitutional law professor at UC Hastings in San Francisco and a supporter of same-sex marriage. “The reason that California has a ‘flexible and inviting (constitutional) amendment procedure,’ he said, ‘is that the people, rather than the judges, get to say what the Constitution means.’

“Another Hastings professor, Calvin Massey, invoked the court’s 1978 ruling upholding the death penalty as a reason that the Prop. 8 challenge should fail. « ’I can’t think of any more fundamental right than to not have my government put me to death,’ he said. ‘That was found to be an amendment, not a revision.’ »

You can read the full article here.

Les fanatiques de l'avortement présentent leurs exigences à Obama

Une douzaine d’organisations pro-avortement (Planned Parenthood Federation of America, NARAL…) ont publié un mémo de 55 pages qui a été posté sur le site officiel de transition de présidence de Barack Obama.

Le fichier au format pdf du mémo porte le nom « arrh » qui rappelle le tristement célèbre site internet négationniste « aaargh ».

Ces organisations qui ont contribué à l’élection de Barack Obama lui donnent la ligne de conduite à suivre pour les quatre années de présidence.

En première ligne, le « Freedom of Choice Act », nouvelle loi qui rendrait caduques toutes les législations pro-vie passées dans les 50 Etats américains, de la notification parentale obligatoire pour les avortement sur les mineurs à l’interdiction de l’avortement par naissance partielle (une méthode d’avortement particulièrement barbare, consistant à dégager partiellement l’enfant du corps de la femme, puis à écraser sa tête après aspiration du cerveau pour permettre le passage et terminer l’avortement).

Le document demande aussi à Obama de s’atteler à l’élimination des restrictions de financement de l’avortement, notamment mises en place par l’administration Bush. Il est aussi demandé de financer à nouveau le FNUAP (le fond des Nations Unies qui finance l’avortement dans le monde, et qui avait été impliqué notamment dans la politique de l’enfant unique en Chine, et donc dans les avortements et les stérilisations forcés en Chine). Un financement qui avait aussi été coupé durant l’ère Bush. Le rapport demande aussi le financement d’associations promouvant l’avortement dans le monde, à l’aide des deniers publics américains. Et user de l’influence diplomatique américaine pour faire pression sur les pays n’ayant pas légalisé l’avortement.

Toujours à l’inverse des politiques précédentes, Obama est invité faire plus de promotion de l’avortement, tout en réduisant les subventions aux programmes d’éducation ayant l’abstinence comme objectif pour les plus jeunes, et de cesser d’informer via les sites fédéraux sur les problèmes médicaux et mentaux dont souffrent les femmes après un avortement.

Bien sûr, le document demande la nomination de juges pro-avortement à la court suprême américaine afin de soutenir les lois pro-avortement, mais aussi de tels juges aux instance inférieures.

Au moins, les mouvements pro-vie américain sont informés de ce contre quoi ils vont devoir se battre dans les prochaines années…

Source : l’excellent avortementivg