L’ancien ministre de droite et ex-maire de Tours Jean Royer, ardent partisan du respect de la vie et opposant résolu à la pornographie dans les années 70, est mort vendredi à l’âge de 90 ans. Il souffrait de la maladie d’Alzheimer et avait été admis en début de semaine au CHRU Trousseau de Tours. Il s’est éteint vendredi en début d’après-midi.
Il vivait depuis plusieurs années dans une maison de retraite de la banlieue de Tours, et sa santé avait décliné après une mauvaise chute en 2004.
Jean Royer s’était retiré de la vie politique nationale en 1997 après la fin de son dernier mandat à l’Assemblée nationale, où il avait siégé pendant quatre décennies.
Deux ans plus tôt, il avait été battu aux municipales dans sa ville de Tours, qu’il dirigeait depuis 36 ans, par le socialiste Jean Germain, le maire actuel.
« Courageux, doté d’une inébranlable opiniâtreté, intègre et désintéressé, Jean Royer aura mis sa grande intelligence et une inépuisable force de travail au service d’une seule mais ô combien prenante ambition : servir sa ville, servir son pays qu’il aimait tant l’une et l’autre » note Jean Germain dans un communiqué.
Nicolas Sarkozy salué une « figure emblématique des maires bâtisseurs des grandes villes de France des trente glorieuses. (…) Aussi profondément gaulliste qu’indépendant, il traça son propre sillon, fidèle aux valeurs du général, mais sans intégrer les formations politiques traditionnelles ».
L’ancien ministre de la Culture UMP, Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller municipal à Tours, a salué la mémoire d’une « grande figure de notre pays », un « véritable homme d’Etat ». « Homme d’engagement, de passion, de conviction, Jean Royer a été l’architecte des grands projets de Tours ».
Thibaud