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Archive for Il était une Foi

La béatification de Jean-Paul II sera filmée…

en 3D !

Thibaud

Irak : explosion devant une église à Bagdad

le jour de Pâques : 4 blessés. Le même jour en Chine, des dizaines de chrétiens ont été interpellés… Prions pour tous nos frères qui souffrent !

Thibaud

Piss Christ, Nicolas Sarkozy, les évêques de France : la peine et la colère d’un catholique

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol est rédacteur en chef du Journal de l’Alliance.

Thibaud

Les Prêtres sortent leur second album, Gloria

Thibaud

Olivier De Benoist, l’humoriste au Chapelet

Décomplexé, le jeune humoriste sort son Chapelet en fin de sketch et à la télévision. Il fallait oser :

Thibaud

Les extrémistes homosexuels veulent pervertir les musulmans

Ils organisent un kiss haine homosexuel devant la Grande Mosquée de Lyon le 7 mai à 16h. Faites pression sur la préfecture de Lyon pour que cet événement scandaleux n’ait pas lieu !

« si quelqu’un scandalise un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendit à son cou une de ces meules qu’un âne tourne, et qu’on le plongeât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive! »

Notre Seigneur Jésus Christ, Mt 18,6 et 7

La paroisse Sainte-Clotilde (Paris) vous propose de devenir « veilleur d’immeuble »

Voici en quoi consiste cette tâche :

• distribution des invitations de la paroisse (horaires du catéchisme, dépliant annuel de
présentation des activités paroissiales, célébrations de Noël et de Pâques, annonce de la soirée de
carême et du dîner sur le parvis de juin..).
• Attention à ceux qui s’interrogent sur la paroisse.
• Signalement des malades ou des personnes isolées susceptibles de désirer une visite, voire un
accompagnement spirituel.
• Prière pour les habitants de l’immeuble : dans l’Evangile, « veiller » conduit immanquablement à
« prier ».

Thibaud

Nice : les baptêmes des enfants stables

tandis que ceux des adultes progressent, indique Nice-Matin :

Si la tradition chrétienne veut que le baptême d’adultes soit célébré le samedi saint, pendant les fêtes de Pâques, le diocèse de Nice continue de célébrer les baptêmes d’enfants. L’abbé Stéphane Drillon, chancelier du diocèse, a dénombré « 4 031 baptêmes en 2009. Un chiffre qui s’est stabilisé ces cinq dernières années. Ceux de 2010, qui seront publiés dans quelques semaines, se situent dans les mêmes proportions ». Le détail est le suivant : 1 889 baptêmes de 0 à un an ; 1 781 baptêmes d’enfants de 1 à 7 ans et 371 pour les plus de 7 ans.

Thibaud

Xavier Dupont de Ligonnès avait perdu la foi

révèle Nouvelles de France. Selon ce site, l’homme, en pleine détresse spirituelle, était inscrit sur le forum « La Cité catholique ». Le blogueur Pneumatis a même eu affaire à lui…

Thibaud

CyberCuré : plus de 80 ans et 5 000 visites quotidiennes

> le CyberCuré
> dans la même veine, Réponses catholiques

Thibaud

Et la victime autoproclamée de la polémique autour du « Piss Christ » est…

Marie-Josée Roig, « mairesse » d’Avignon qui jure qu’elle n’est pas franc-mac, mais bien catholique. Comme Andres Serrano et Pascal Houzelot, le président de Pink TV ?

Thibaud

Souvenez-vous samedi dernier…

Thibaud

L’organisateur du Hellfest menace les organisateurs d’une pétition anti-Hellfest

Voici le courriel envoyé par Benjamin Barbaud au Collectif « Provocs Hellfest, ça suffit » :

Messieurs,

Las de vos sempiternels même reproches, nous avons décidé nous aussi de
dénoncer votre manque criant de discernement en ce qui concerne notre
manifestation HELLFEST.
Vos amalgames et différents préjugés ne peuvent continuer à venir salir
l’image d’un événement salué par tous (collectivités publique, habitants
de Clisson, Préfecture de Loire Atlantique…) et ou AUCUN incident
n’est jamais survenu.

Vous vous efforcez à colporter des éléments sortis de leur contexte et
qui ne représentent en rien la véritable nature de cette manifestation,
ou plusieurs dizaine de milliers de personnes partagent un moment
convivial et amical, qui sont à ma connaissance des valeurs que vous
défendez.

Dès lors nous avons nous aussi décidé de passer à l’action et de tout
faire pour contrer vos méthodes dignes d’un autre temps.

Dans un premier temps, vous trouverez ci-joint le courrier qui vient
d’être envoyé à votre hébergeur, qui je suis sûr ne restera pas sans
réponse. Ensuite dans un second temps nous allons sans plus tarder
communiquer et informer nos festivaliers de l’existence de vos
différents blogs afin qu’ils puissent eux aussi vous exprimer leur
exaspération et leur mécontentement. Nul doute que votre compte
messagerie risque d’exploser…

Au vu de la manière dont les choses se sont déroulées, avec la
conclusion que l’on connait, à Avignon ces derniers jours, il serait
présomptueux de penser que vos pressions vous mènerons à vos fins… Pas
sûr que l’opinion publique, nos différents partenaires privés, les
différentes collectivités publiques, ainsi que les médias prennent le
choix de vous suivre dans cette « croisade », qui, si elle continue,
n’aura servie qu’à une chose…creuser les fossés d’incompréhension et
attiser la haine entre communautés (Catholique et Metalleux). Hors à la
lecture de vos pamphlets, il semble que ce soit ce contre quoi vous vous
battiez…

Cordialement

Mr Barbaud Benjamin
Président de l’association HELLFEST PRODUCTIONS;

Signez la pétition !

Thibaud

Profanation des 7 Sacrements

dans une église belge avec la complicité du curé et de l’évêque. Réagissez !

Thibaud

Piss Christ : l’injustice et le scandale

Communiqué

Le juge des référés d’Avignon a débouté l’AGRIF de sa demande de retrait de l’espace public des représentations du « Piss Christ » d’Andres Serrano et a condamné notre association à 5.000 € de dommages et intérêts et à 3.000 € de participation aux frais de justice du défendeur. L’AGRIF est en quelque sorte sanctionnée pour s’être adressée à la justice.

Naturellement, l’AGRIF fait appel de ce jugement estimant que la présentation publique du « Piss Christ » constitue une injure, une provocation et  une discrimination délibérées à l’égard des chrétiens.

« L’AGRIF veut vous dire que les chrétiens en ont assez d’être outragés et insultés ! (…) Que ceux qui font de la provocation à moindre frais avec l’argent du contribuable, cessent ce jeu ! », a pourtant plaidé l’avocat de l’AGRIF, Me Hervé de Lépinau.

Liberté artistique nous dit-on ? L’avocat de l’AGRIF a répondu que « le monde artistique ne joue pas avec ce qu’il est convenu d’appeler la deuxième religion de France, l’islam », rappelant au passage l’affaire du Strasbourgeois ayant uriné sur un exemplaire du Coran contre lequel le Parquet à requis 3 mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende.

Me Tricoire, avocat de la Collection Lambert, a estimé qu’il n’y a « aucun rapport entre l’œuvre d’Andres Serrano et le fait d’uriner sur un Coran ».

Elle a été suivie par les juges.

« Artiste à Avignon, délinquant à Strasbourg ? » demandait l’AGRIF dans un communiqué du 12 avril dernier. Il a été répondu aujourd’hui par l’affirmative.

Comme nous l’avions pressenti, la défense de la Collection Lambert et le juge des référés se sont servis de l’ouvrage co-écrit par Mgr Albert Rouet, préfacé par Mgr Gilbert Louis (toujours évêque de Châlons-en-Champagne), L’Eglise et l’art d’avant-garde. « Un excellent ouvrage sur l’art contemporain », selon Me Tricoire qui s’est fait un plaisir de brandir les nombreux clichés scatologiques et pornographiques mis en valeur par ces évêques qui ont par ailleurs écrit dans ce livre à propos de Serrano « qu’il n’y a jamais eu pour Serrano une quelconque volonté d’outrage au crucifié », car « il utilise l’infamant liquide pour en exploiter les qualités plastiques étonnantes »…

Le jugement d’Avignon est donc aussi la victoire de ces deux évêques.

La vive réaction et la claire fermeté de Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, rappelées  par Me Hervé de Lépinau, n’auront pas pesé lourd face à la caution « morale » de ses deux confrères.

L’AGRIF continue plus que jamais son combat pour la défense de la foi des chrétiens et le respect de la dignité humaine.

Réaffirmer son identité chrétienne

Voici l’homélie prononcée par Mgr Rey à l’occasion d’une Messe chrismale rassemblant tous les prêtres du diocèse :

Tout au long de cette semaine sainte, qui s’est ouverte hier par la célébration de la fête des Rameaux, nous allons avoir l’occasion de réaffirmer notre identité chrétienne.

- Votre identité pour vous, prêtres, qui allez dans quelques instants renouveler vos engagements sacerdotaux ;

- Votre identité baptismale, vous chrétiens, fidèles laïcs et consacrés, qui allez reformuler les promesses de votre baptême à l’occasion de la vigile pascale ou de la célébration de la Pâque.

- Et vous aussi, catéchumènes qui avant d’être plongés dans la cuve baptismale, allez faire le choix du Christ pour recevoir le don de l’Esprit et le pardon de leurs péchés.

L’affirmation de notre identité chrétienne prend tout son sens dans le contexte actuel de délitement des appartenances collectives, que ce soit l’affaiblissement des grands idéaux comme la patrie ou le sens du bien commun, que ce soit le déni de nos racines chrétiennes au nom d’une laïcité d’exclusion, et l’effacement de notre patrimoine symbolique qu’un pseudo art n’hésite pas à caricaturer, à profaner ou à outrager, au nom de la liberté d’expression.

La question de l’identité nationale a fait l’objet de grands débats publics est liée aussi aux flux migratoires et à l’accueil sur notre territoire de familles déracinées qui ont d’autres référents culturels et religieux (je pense à l’Islam) avec le risque du repli communautariste.

La question de la construction de l’identité revêt aussi une dimension éducative. Le brouillage de repères affectifs dû à l’éclatement et à la recomposition des cellules familiales avec ses séquelles considérables sur le plan de la transmission entre les générations est d’actualité.

A la remise en cause du principe d’autorité (puisque tout se négocie dans la société, comme dans la famille) s’ajoute la déstructuration psychique de beaucoup de jeunes à qui on n’a pas enseigné la grammaire de la vie et de l’amour, et qui sont livrés à eux-mêmes à cause du licenciement du père ou de la mère.

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Cette question de l’identité, qu’elle se pose à l’échelle collective ou à l’échelle individuelle, relève de 3 interrogations :
- D’où je viens ? Quelles sont mes racines, mes origines ?
- Dans un monde mobile, « liquide », qu’est-ce qui est sûr, inoxydable ?
- Où je vais ? Quel est le but de la vie ? Quel est l’avenir de notre société ?

Ces 3 interrogations, chaque personne les pose à soi-même, mais les pose aussi à la société, à la culture, en lui demandant de lui fournir des valeurs, des projets, des exemples auxquels s’identifier. Faute de répondre à ces interrogations, la cohésion interne de la société et sa pérennité risque de se dissoudre au profit de la promotion des revendications individuelles, de la dictature de l’insouciance ou du désenchantement.

Ces questions actuelles sur l’identité somment le christianisme de se prononcer, de promouvoir à frais nouveaux, son message qui a traversé et façonné 2000 ans d’histoire, mais qui reste d’autant plus actuel qu’il répond à ces 3 questions constitutives de notre humanité : d’où je viens ? Où je vais ? Qui je suis ?

1) Le christianisme d’abord fait mémoire. « Faites ceci en mémoire de moi », dira Jésus à la Cène. Notre foi est mémorial. La foi repose sur un événement du passé que l’Eglise rappelle, célèbre, actualise. Cet événement historique, c’est la Pâque du Seigneur. La Passion, la mort et la résurrection du Christ ; la portée de cet événement, non seulement nous atteint aujourd’hui, mais aussi rejaillit en amont sur ce qui l’a précédé et préparé. Croire, c’est faire, sans nostalgie et à partir du Christ, l’anamnèse de l’histoire.

Avez-vous remarqué que l’Ancien Testament et le Nouveau Testament s’ouvrent par le mot « commencement » ?« béréchit bara élohim » en hébreu dans le livre de la Genèse. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » « en arché en o logos » en grec dans l’Evangile de Jean. « Au commencement était le Verbe. »

La foi confesse un commencement à tout, une origine, un point de départ donné par Dieu, et qui marque notre dépendance dans l’être, à son égard.

La tentation prométhéenne de la techno-science fascinée par ses découvertes, mais parfois éthiquement aveuglée, est de prétendre maitriser l’origine, en remontant le plus haut possible dans la chaine biologique de constitution de l’être humain. Mais puisqu’il y a un continuum dans le développement de l’être humain, l’embryon ne peut pas être considéré comme un matériau de laboratoire (jetable ou recyclable). Tertullien écrivait déjà au début du 3ème siècle« Il est déjà un homme celui qui le sera ». L’enjeu éthique auquel doit se soumettre toute investigation est celui du respect au plus vulnérable.

En rappelant aux hommes leur provenance en Dieu, l’Eglise à temps et à contretemps atteste que la vie humaine, depuis sa conception est un acte de Dieu, un don de Dieu, qu’elle est absolument sacrée, au point que chaque personne porte l’image et la ressemblance de Dieu, au point que le Fils éternel du Père a épousé notre nature humaine en devenant à son tour, embryon, fœtus, enfant. Dès que la vie n’est plus respectée dans sa dignité intrinsèque, elle est vite instrumentalisée. On met la main sur elle. Alors, c’est la loi qui en vient à justifier sa destruction et par le dépistage, c’est alors la traque aux handicaps.

Faire mémoire de l’origine, c’est aussi découvrir que la vie est alliance. En considérant l’histoire de la création, le croyant voit en Adam un être qui se définit à partir d’un autre qui lui est assorti et qui le complète, Eve. L’identité humaine s’établit dans un rapport d’altérité : une distinction en vue d’une alliance. Et cette même communion existe entre le Christ et son Eglise : il l’a aimée jusqu’à verser son sang pour elle.

Un des grands périls de notre temps est l’oubli de l’altérité, qui conduit à l’autisme et au narcissisme. La perte des sécurités affectives dans un univers familial instable se conjugue à un système marketing qui s’adresse à l’individu pour exacerber ses appétits de consommation. On se rapatrie sur soi, on se rapatrie sur son écran plat, connecté avec le monde entier, mais coupé de ses proches.

Ce nombrilisme auquel sont soumis nos contemporains, produit beaucoup de conformisme dans la pensée et le mode de vie, un conformisme qui fait le lit au totalitarisme. Dans l’ordre bioéthique, le refus de la différence produit le clonage et l’eugénisme, c’est-à-dire la reproduction de l’identique, le formatage, et aussi l’éradication, la stigmatisation, de ceux dont la vie échappe à la norme édictée par la société ou par la mode.

2) Notre identité chrétienne est faite de la mémoire d’événements fondateurs de notre humanité et notre fidélité consiste à en maintenir la trace (sans pétrifier le passé), car ces événements nous font vivre encore aujourd’hui.

Mais notre identité chrétienne se nourrit aussi du sens de la présente actuelle de Dieu. Dans l’Ancien Testament, Dieu se définit en disant « Je suis », et Jésus reprendra à son compte cette définition, à de multiples reprises.« Avant qu’Abraham fût, je suis »« Je suis le chemin, la vérité et la vie »… « Je suis le Bon Pasteur »… « Je suis la Vigne ». « Je suis le pain de Vie ». « Ceci est mon corps. Ceci est mon sang ».

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« Je suis » . Cette affirmation radicale de l’existence et de sa présence actuelle de Dieu, est une gageure dans un monde mouvant qui perd le sens de l’absolu, où rien n’est plus sûr que le doute, où les certitudes sont bannies car elles pourraient être attentatoires à notre liberté (alors qu’en vérité elles prémunissent la liberté, de l’anarchie)

Etre chrétien, c’est confirmer son adhésion à cette réalité de Dieu(parfois sous une apparence contraire) en disant le Credo (je Crois), et en disant « amen », ce mot d’origine araméenne qui conclut nos prières, et qui signifie « c’est exact, c’est solide, c’est certain ».

La foi ne nous rapporte au passé que pour mieux habiter le présent de la présence de Dieu. « Il est là, il est là », répétait le Curé d’Ars en brandissant l’hostie. Le réalisme de la foi, c’est la création, car la beauté de la nature et de la vie nous parle de Dieu. Le réalisme de la foi, c’est aussi l’Incarnation : dans le visage singulier du Christ se révèle la plénitude du mystère de Dieu et du mystère de l’homme, de tout homme et de tout l’homme.

La foi ne nous évade pas de notre condition mortelle, elle ne se trouve pas dans le monde virtuel, au contraire elle considère le réel et l’humain comme des lieux de révélation du divin. La foi est appelée à habiter l’ordinaire de nos jours, pour parvenir, à partir de ce que nous sommes, et avec la grâce de Dieu, à devenir ce qu’Il veut que nous soyons.

Accueillir notre identité, c’est permettre à la foi et à la raison qui se donnent la main, d’accéder au réel sans chercher à le déconstruire et à le polluer. C’est traiter la nature avec respect, avec économie, sans l’offenser par un mésusage. C’est honorer le corps car il est pour nous le temple de l’Esprit. C’est dénoncer la théorie du gender qui dissocie la sexualité de la sexuation, lorsque l’être humain ne respecte plus son enracinement biologique. Notre foi promeut une écologie : l’écologie de l’homme

3) La crise d’identité, c’est encore ne pas savoir où l’on va. La mort d’un être cher, l’épreuve de l’échec, les désillusions de la vie… semblent signer, pour beaucoup, l’absence de Dieu, en tout cas son insensibilité aux drames de notre monde. Et pourtant, c’est à l’intérieur d’une tragédie qu’il a lui-même traversée de part en part, que le Christ nous révèle le vrai visage du Père.

A chaque messe est célébrée cette tragédie pour rendre présent cette révélation. Et cette révélation est la victoire de l’amour sur la souffrance et sur le mal. Dans chaque eucharistie , la conversion du pain en la présence réelle et sacramentelle du Christ, appelle la conversion du mal subi ou commis, en geste de pardon, en signe de miséricorde, en appel au partage.

L’eucharistie est le gage de ce que nous pouvons changer, de ce que le monde n’est pas soumis à l’irrémédiable. Car toutes les formes de violence commises sur soi, sur les autres, ou sur la société (vandalisme, délinquance, incivilités) traduisent une perte ou un déni d’espérance. On utilise la force pour détruire en pensant que soi-même ou que le monde ne peuvent pas changer.

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Le chrétien est député à l’espérance. Parce que « Le Christ est grand prêtre du bonheur qui vient » (Heb 9,11), l’Eglise a pour mission dans un monde en crise et pour beaucoup privé d’avenir, de semer l’espérance, et de la signifier. Les communautés chrétiennes, si elles vivent la charité évangélique, témoignent qu’on ne peut être heureux au détriment ou en dépit des autres ; que le plaisir et l’argent, fut-il légitime, ne font pas le bonheur, et même, peuvent le corrompre, que celui que je côtoie, avec qui je vis ou je travaille, m’est confié à accepter, à aimer et à servir, pour qu’il puisse vivre à la hauteur de son humanité ; que la liberté ne consiste pas à faire tout ce qui me passe par la tête, en étant à la solde de mes pulsions ou de mes intérêts, car la liberté n’est pas comme une fin en soi, mais une disposition, une disponibilité données par Dieu et qui grandit à son contact, pour aimer comme le Christ nous l’a enseigné.

Ces mots de bonheur, de charité, de fidélité, de liberté, de respect… ne sont pas des slogans racoleurs ou de pieux discours pour nous consoler d’un présent difficile, mais ce sont des expériences d’humanité, des visages qui ont rencontré le Christ, qui rendent raison pour le monde, de l’espérance que Dieu lui offre afin de le libérer du scepticisme et de la morosité.

Chers frères prêtres, c’est à vous en particulier qu’il revient de manifester cette identité chrétienne, en faisant mémoire du Christ, en signifiant l’actualité et le réalisme de sa présence en son Eglise, en faisant de vos communautés des lieux d’espérance et de charité fraternelle. Témoignez de cette identité en veillant à l’intégrité du message, car ce qui est en jeu, ce n’est pas votre opinion, mais la foi de l’Eglise ; en portant ce message avec zèle à tous car il est l’avenir de l’humanité ; mais aussi avec compassion car notre monde est blessé ; en étant des hommes libres et courageux ; en prêchant tout autant par la sainteté et l’exemplarité de votre vie, que par la sagesse de votre pensée et la force persuasive de la parole.

La mission sacerdotale que l’Eglise vous confie, trouve un écho significatif dans les paroles prophétiques d’Isaïe, que nous avons entendues dans la première lecture, et qui dessinent en filigrane le visage de Jésus, et que nous pouvons appliquer à notre ministère. « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car le Seigneur m’a consacré par l’onction…. Tous ceux qui pleurent, je les consolerai. Au lieu de la cendre, je mettrai sur leur tête le diadème ; ils étaient en deuil, je les parfumerai avec l’huile de joie ; ils étaient dans le désespoir, je leur donnerai des habits de fête… Et vous, vous serez appelés les prêtres du Seigneur. ».

+ Dominique Rey
18 avril 2011
Messe chrismale, – cathédrale Notre-Dame de la Seds

« Le nouveau pouvoir des cathos » : ralentir (légèrement) l’avancée de la culture de mort

L’Express vient de sortir un article à lire sur les réseaux et les dernières victoires des catholiques en France. Mais contrairement à ce qu’affirme l’hebdomadaire, le contexte ne nous est pas si favorable. Avec une majorité de droite, seulement une partie des mesures pro-mort prévues a pu être bloquée (projet du beau-parent, euthanasie) ou vidée en partie – mais pas totalement – de sa substance (travail dominical). Une autre est passée (« améliorations » du PaCS). Avec une majorité de gauche, je ne donne pas six mois aux opposants au droit naturel pour nous imposer les parodies homosexuelles du mariage, l’adoption par les homosexuels et l’euthanasie.

Au niveau du combat culturel, c’est un échec cuisant. La majorité de la population pense de moins en moins bien. Progressivement, le matraquage pro-mort fait son effet… Si certains employés des camps de concentration ont pu s’habituer à ce qui s’y passait, vous pensez bien qu’on peut habituer l’être humain à tout et à n’importe quoi. Donc si l’article de L’Express fait plaisir, comme il est sympathique de lire que la soixantaine de député chrétiens évangéliques brésiliens va empêcher le vote d’une loi de soi-disant lutte contre l’homophobie par un Parlement qui en compte plus de 500 ou d’entendre qu’une internationale pro-vie menace « le droit à l’IVG », ne nous reposons pas sur nos lauriers. Prions et bataillons : tout reste à reconstruire !

Thibaud

Université d’été 2011 du Centre Charlier dans le Bordelais

Thème : l’avenir français et les grands phénomènes idéologiques, politiques et religieux.

Dimanche 21 août :
Accueil des participants à partir de 15h00.
Mot d’accueil à 17h30.
Messe à 18h00 pour les voyageurs.

Lundi 22 août :
9h00 : La démocratie chrétienne selon Maritain, par Guillaume de Thieulloy, directeur des Quatre Vérités Hebdo.
10h30 : Jean-Paul II et le personnalisme par Marie-Geneviève Soleil, professeur agrégé de philosophie.
15h00 : L’utopie pédagogique par Jean de Viguerie, historien et écrivain, professeur honoraire à l’Université de Lille III.

Mardi 23 août :
9h00 : Le mouvement patriotique roumain et son héritage spirituel par Monica Papazu, professeur de littérature comparée et de théologie orthodoxe.
10h30 : Les trois « religions » et la modernité (1ère partie)par Bernard Antony, Président du Centre Charlier.
15 h00 : Les trois « religions » et la modernité (2e partie)par Bernard Antony, Président du Centre Charlier.

Mercredi 24 août :
9h00 : L’Eglise catholique et les autres religions par l’abbé Christian Gouyaud.
10h30 : La théologie du père Christian de Chergé : catholique ou islamique ? par Yves Daoudal, directeur deDaoudal-Hebdo, rédacteur en chef de Reconquête.
Après-midi : temps libre, tourisme, sports, possibilité de baignade sur la côte atlantique, rencontres et discussions avec des intervenants …

Jeudi 25 août
9h00 : Islam et démocratie : peut-il exister un islam libéral ? par Marie-Thérèse Urvoy, professeur d’islamologie, d’histoire médiévale et d’arabe à l’Institut catholique de Toulouse, écrivain.
10h30 : La question identitaire en islam par Dominique Urvoy, professeur de pensée et de civilisation arabes à l’Université de Toulouse-le Mirail, écrivain.
15h00 : Cours pratique : les structures actuelles de la justice par Olivier Lamand, juriste et Me Pierre-Marie Bonneau, avocat au barreau de Toulouse.
19h00 : soirée culturelle autour de la vigne et du vin en un lieu approprié.

Vendredi 26 août :
9h00 : L’endettement des Etats par Louis Chagnon, professeur d’histoire, chroniqueur et écrivain.
10h30 : sous réserve : Montesquieu, Voltaire, Rousseau et l’héritage du siècle des Lumières par Xavier Martin, historien et écrivain.
17h00 : Le meilleur des mondes est-il inéluctable ? par Jeanne Smits, journaliste, directeur du quotidien Présent.
Veillée autour de Mohamed Christophe Bilek, fondateur de Notre Dame de Kabylie.

Samedi 27 août :
9h00 : table ronde actualité et perspectives politiques animée par Bernard Antony.
11h00 : conclusions des travaux.
12h00 : déjeuner puis départ.

Tous les jours : messe tridentine à 7h30, petit-déjeuner de 8h00 à 8h45, déjeuner de 12h00 à 13h00, dîner de 19h00 à 20h00.

Tarifs (hébergement, pension complète et frais d’organisation) pour les 7 jours :
230 € par personne
Etudiants, lycéens : 190 €.
Enfants de 6 à 12 ans : 90 €.
Enfants de 2 à 5ans : 30 € (bébés : gratuit).

DEMANDE D’INSCRIPTION accompagnée du règlement avec vos coordonnées (tél. obligatoire et courriel souhaité) à adresser au Centre Charlier – Université d’été, 70, boulevard Saint Germain 75005 PARIS. Renseignements : 01.40.51.74.07. ou chretientesolidarite.fr@gmail.com

Une confirmation ainsi que les modalités d’organisation vous seront envoyées après validation de votre inscription.

Pour les personnes qui ne pourraient venir à l’université d’été mais qui souhaiteraient aider des jeunes ou des familles, une bourse de mécénat militant est ouverte. D’avance merci pour vos dons !

26 ans de JMJ

Thibaud

La liste des 150 blogueurs invités au Vatican

est publique.

Thibaud