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L’enseignement social de l’Eglise : thème privilegié du dialogue entre foi et raison

Tribune libre de Jean-Yves Naudet*

L’enseignement social de l’Eglise, avait dit un jour le cardinal Martino, est « le secret le mieux gardé de l’Eglise ». Au-delà de la formule, il y a là une part de vérité ; les chrétiens eux-mêmes connaissent souvent mal ce que l’on appelle aussi « Doctrine sociale de l’Eglise » et les croyants des autres religions, comme les agnostiques et les athées, encore moins bien. Pourtant, cet enseignement peut être un lieu privilégié du dialogue entre croyants et non croyants.

Il faut rappeler que cet enseignement, qui puise sa source dans la conception naturelle et chrétienne de l’homme, s’est surtout développé face à ce que l’on a appelé la question sociale au 19° siècle, suite à la révolution industrielle et à l’absence de protection sociale du monde du travail. Le texte fondateur, celui du pape Léon XIII, Rerum novarum, (les choses nouvelles) date de 1891, et portait sur la condition des ouvriers. Depuis, l’Eglise n’a cessé de produire des textes actualisant ces principes, face aux changements du monde, jusqu’à aujourd’hui Benoît XVI avec Caritas in veritate, l’amour dans la vérité. Entre temps, la question sociale est devenue mondiale, les peuples de la faim ont interpellé les peuples de l’opulence, le développement est devenu le nouveau nom de la paix ; le monde a changé, le mur de Berlin est tombé, la mondialisation est là, avec ses avantages et ses inconvénients, mais les mêmes questions se posent toujours concernant l’homme et sa dignité, l’économie et la société, la société civile et les corps intermédiaires. Benoît XVI rappelle en particulier que la question sociale est « devenue radicalement anthropologique » c’est-à-dire qu’elle concerne non seulement tous les hommes, mais l’homme tout entier, dans toutes ses dimensions, matérielles et spirituelles ; c’est en ce sens qu’il faut comprendre la notion de développement intégral : celui de tous les hommes et de l’homme tout entier.

En quoi cet enseignement social de l’Eglise intéresse-t-il le dialogue entre croyants et incroyants, et donc avec tous les hommes de bonne volonté ? D’abord par son objet : l’enseignement social doit être entendu au sens large de « sociétal », c’est-à-dire incluant les questions économiques, sociales, celles du développement, du travail, de la consommation, de la mondialisation, mais aussi celles liées à la solidarité et à la subsidiarité, à la propriété et à la destination universelle des biens, à la culture et aux droits fondamentaux, au bien commun et aux corps intermédiaires, etc. Ce sont des sujets qui intéressent tous les hommes et qui ne sont pas propres à l’Eglise. On sait très bien que même le dialogue interreligieux se heurte à des difficultés si on commence par la théologie ; a fortiori s’agissant du dialogue entre croyants et non croyants. En revanche tous les hommes s’intéressent aux moyens de remédier aux injustices, aux conditions d’un développement équitable, et plus généralement à la façon de vivre pacifiquement en société. L’enseignement social est un sujet privilégié de dialogue.

Ensuite par sa méthode. Bien entendu, c’est une question d’honnêteté de le dire à ceux avec qui on dialogue : il y a dans cet enseignement des éléments qui découlent de la foi. On ne peut pas reprocher aux croyants de faire référence à leur foi. Mais toute la tradition de l’Eglise, notamment depuis Thomas d’Aquin, a mis en avant aussi l’importance de la raison, donc de la philosophie, du droit naturel, de la loi naturelle inscrite dans le cœur de tout homme. Chacun peut, avec sa conscience, découvrir les notions fondamentales du bien et du mal ; chacun peut, à partir de la philosophie, et de la raison en général, s’interroger sur les moyens de vivre en société et sur les institutions qui favorisent le bien commun. Pour un croyant, il y a deux modes d’accès à la vérité : la foi, par la révélation, l’écriture sainte, la parole de Dieu, et la raison, qui est donnée à chaque homme ; mais il n’y a qu’une seule vérité, que chacun, par son propre cheminement, peut découvrir.

Le croyant affirmera la dignité inaliénable de l’homme, créé à l’image de Dieu ; mais le non-croyant, utilisant sa raison, aboutira à la même conclusion concernant la dignité ; le croyant croit à la valeur transcendante des normes morales naturelles ; mais le non croyant, comme le montre l’exemple fondateur d’Antigone, découvre dans son cœur cette loi naturelle ; le croyant pense que Dieu à donné à Moïse les commandements principaux ; mais tout non croyant, par la raison, sait parfaitement qu’on ne peut vivre en société sans respecter la vie ou le bien d’autrui.

Mais il faudrait se garder de penser que la foi est pour le croyant et la raison pour le non croyant ; Benoît XVI a expliqué combien la raison était importante pour le croyant, et que la doctrine sociale était une vérité de la foi et de la raison. Mieux, il affirme dans Caritas in veritate (§ 56) que « la religion a toujours besoin d’être purifiée par la raison afin qu’apparaisse son visage humain authentique ». Mais il parle aussi d’un dialogue fécond entre foi et raison, et le non croyant ne doit pas être choqué quand le pape affirme qu’à son tour « la raison a toujours besoin d’être purifié par la foi ». En outre, chacun sent bien la fragilité des constructions purement humaines et le besoin d‘enraciner les droits fondamentaux de l’homme dans quelque chose d’intangible et de transcendant.

Enfin, l’enseignement social de l’Eglise n’est pas d’abord une théorie, mais une motivation pour l’action. Et sur ce terrain de l’action, de la solidarité, de la justice, croyants et non croyants doivent se retrouver et mener ensemble le combat pour faire respecter la dignité de l’homme.

* Jean-Yves Naudet est professeur à l’Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III), Président de l’Association des Economistes Catholiques (AEC) et Vice-président de l’Association Internationale pour l’Enseignement Social Chrétien.

Propagande homosexualiste à l’Université Lille 2

Le collectif Hétérophobie Stop communique :

Depuis une semaine a lieu à la faculté de médecine de Lille 2 l’exposition « L’homosexualité sans clichés ». Le thème est évocateur, le ton est donné: dans le hall de la faculté, chaque étudiant a la joie de découvrir des corps nus, des hommes qui se caressent, des couples gays qui se superposent, etc. L’objectif ? Offrir un regard différent sur l’homosexualité… Après des centaines de films, d’expositions, de propagande sur ce thème, on se demande de qu’on peut encore chercher à rendre différent dans le regard de la société.


Ces clichés sont ainsi imposés à toute l’université, alors même que certains pourraient être gênés de voir de telles photos. Quel besoin d’étaler cela, d’imposer ces photos à la vue de tout le monde? Pourquoi ne pas garder la faculté neutre, pudique, respectant ainsi l’ensemble des sensibilités? Certains peuvent en effet, en raison de leur personnalité ou de croyances religieuses, être choqués à la vue de telles images.


Mais le plus scandaleux est le message politique et idéologique qu’il y a derrière cette exposition: une fois encore on nous fait le coup de la société « trop conservatrice », « pas assez ouverte », alors même que le prosélytisme gay n’a jamais été aussi important. L’association Silence H [organisatrice, NDLR] n’est aucunement subversive, elle ne fait que propager le courant de pensée décadent de notre époque. En effet, chaque époque décadente connaît une recrudescence de ce type de mouvement.

Thibaud

Du curé et du marketing

« Depuis trente ans, des générations de pubards et de réalisateurs en mal de talent et d’inspiration puisent de quoi justifier leurs salaires dans le vivier des clichés anticathos.

Nous avons ainsi eu droit à Benetton, l’inénarrable Benetton qui afficha partout la fameuse image d’une religieuse en cornette enlaçant un prêtre en soutane. De quoi provoquer des « Oh ! » et des « Ah ! » d’indignation chez les cathos, et faire passer la marque Benetton pour révolutionnaire, rebelle et anticonformiste, soit exactement le contraire de ce qu’elle est.

Nous avons eu les téléfilms où la BCBG catho coincée fait croire aux téléspectateurs que les cathos sont de gros neuneus frileux, vivant dans des châteaux en ruines, criant « Jésus Marie Joseph » à la vue d’une cheville nue.

Nous avons eu les films sombres et ténébreux, où un jeune beau prêtre – encore en soutane, à une époque où les curés qui osent la soutane sont loin d’être légion – résiste à son amour éperdu pour une jeune paroissienne troublante, mais finit par tomber dans ses bras. Il y a bien sûr l’évêque façon Torquemada, qui torture moralement le beau jeune prêtre si gentil et amoureux, et les villageois qui aiment tellement leur jeune beau prêtre si gentil et amoureux, et qui tiennent tant à son bonheur, qu’ils organisent une manifestation et griffonnent des pétitions pour que le curé martyrisé par sa hiérarchie puisse rester dans sa paroisse tout en coulant des jours heureux avec sa douce. Si c’est sur TF1, ça se termine en général par le départ des tourtereaux en voyage de noces. Si c’est sur M6, on nous montre, dix ans plus tard, les merveilleux enfants qu’ils ont eus. L’anticlérical de base est content, TF1 et M6 se frottent les mains, et le téléspectateur moyen conspue le Vatican qui s’oppose au mariage des prêtres.

Depuis quelques années, on nous foutait un peu la paix. A part les bons moines placides et leur fromage, les bonnes sœurs et la lessive, nous étions relativement tranquilles. Et voilà que Mars remet ça, dans une pub tellement primaire, tellement crétine, que même le plus anticlérical des anticléricaux en pleure sur l’époque Guy Lux, et mord son canapé de désespoir.

Zoom sur une espèce de Brandon blond à brushing et à gel, un sac au dos, devant la porte d’un monastère. Il déchire, amer, la photo d’une autre blonde à grand sourire. On traduit aussitôt – parce qu’on est catholique, mais intelligent quand même – que ce jeune homme a un gros chagrin d’amour, que les femmes, plus jamais, et que donc il rentre au monastère. Devenir moine égale donc chagrin d’amour et détestation des femmes. Grande subtilité, bravo l’artiste. » Lire la suite !

Thibaud

Intervention pro-vie et pro-famille du député UMP Christian Vanneste

« C’est un biologiste qui avait dit avec force : « La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes ». Cette phrase de Jean Rostand illustre l’inévitable confrontation entre la biologie et l’éthique et le caractère indispensable des rendez-vous qui permettent aux législateurs de rappeler la norme pour éviter les dérives morales liées aux innovations scientifiques. Il n’est pas sûr que le nombre croissant, des autorités, des agences, des comités et des conseils puissent de façon cohérente et responsable remplacer le Parlement dans ce rôle essentiel. On a vu que les 23 agences sanitaires rendaient les questions plus opaques, et les décisions plus contradictoires.

Le progrès scientifique est une évidence. Il correspond à la possibilité intellectuelle que possède la science et à la capacité matérielle qu’atteint la technique d’imaginer et de réaliser ce qui était impensable et impossible auparavant. Certains esprits faibles considèrent que le progrès existe d’une manière nécessaire dans tous les domaines et que seuls des esprits attardés prétendent s’y opposer. D’autres, plus faibles encore, s’opposent à certains progrès de la technique mais sont prêts à soutenir toutes les évolutions morales même les plus absurdes, en défendant la nature contre l’homme sans défendre l’homme contre lui-même.

En fait, le progrès moral n’est pas quant à lui une évidence. On peut considérer que la valeur universelle que la raison pratique a établie durera autant que l’esprit humain. Lorsque Kant (wikipedia) formule l’impératif catégorique en écrivant qu’il faut toujours considérer l’humanité, en soi-même, comme en autrui, comme une fin et non comme un moyen, il ne s’agit pas là d’une formule appelée à être modifiée par les conquêtes de la science et de la technique mais comme une loi qui doit précisément s’imposer à elles en faisant la part de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas. Si j’ai cité cette formulation, c’est bien sûr parce qu’elle s’applique parfaitement à certains des problèmes posés par la bioéthique. Une personne humaine ne saurait être perçue comme une matière première destinée à assurer la survie d’une autre personne. Et il n’est pas absurde de parler de personne dès la conception. De même, une personne humaine ne saurait être simplement le porteur d’une autre vie avec laquelle elle n’aurait qu’une relation instrumentale.

Au centre d’une conception humaniste de la bioéthique doit se situer la notion de personne, à la fois autonome et solidaire. Autonome elle doit l’être par sa capacité d’être responsable c’est-à-dire libre et consciente. L’insistance de la loi à recourir au consentement est de ce point de vue essentielle. Solidaire, elle doit l’être aussi, tant il est vrai que la personne n’est pas un individu isolé. Cette solidarité est marquée dans la loi par les nouvelles modalités du don du sang placentaire, à la fois consenti comme les autres mais essentiellement altruiste. La personne est en effet pénétrée de part en part par une double altérité, celle de son patrimoine génétique, et celle de son groupe social. Il est nécessaire de rappeler ici que la famille, le couple et ses enfants représentent d’ailleurs d’une façon pertinente la rencontre de l’institution culturelle et de la réalité biologique. Certains souhaitent s’en éloigner. Il n’empêche que l’exception ne doit pas devenir la règle. La cohérence de l’organisation sociale avec la logique du vivant est un facteur de santé publique et de solidité du tissu social. Par exemple, l’information de la parentèle sur les risques génétiques, pour être efficace, doit reposer sur une stabilité et une clarté de la parenté.

L’écologie humaine suppose à l’évidence la reconnaissance de la famille comme socle de la personne et la pertinence à faire en sorte que la famille culturelle soit la plus proche possible de la famille biologique. La conception floue de la famille accroît l’insécurité sanitaire des personnes. C’est ainsi que la vérification par le corps médical d’une stabilité de deux ans au sein d’un couple pour accepter un don d’organes fait sortir inutilement le médecin de son rôle, surcharge son activité et laisse la place à des incertitudes sur la valeur et la pérennité juridiques de l’opération réalisée qui pourrait dissimuler un marché… La conception floue de la famille accroît aussi l’insécurité sociale. L’idée de donner les mêmes droits aux pacsés qu’aux mariés en matière de PMA méconnaît le projet parental inscrit dans le mariage, et absent du Pacs (article 213 du Code civil : « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir ».) Le couple uni par un projet de vie solidement établi, offre à l’enfant plus de sécurité et d’équilibre, notamment en ce qui concerne les modèles psychologiques qui lui sont proposés. Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant, un droit d’avoir un père et une mère. Toute mesure qui accroît la tendance inverse est contraire aux droits de l’enfant. Elle favorise la tendance de notre société à devenir une « foule solitaire », ce qui est loin d’être un progrès.

A la fois autonome et solidaire, la personne humaine doit refuser toute utilisation sociale de son corps sans son consentement mais elle doit aussi refuser que le don de celui-ci soit un acte mercantile au sein d’un marché. Le don gratuit et anonyme s’il n’est pas obligatoire, peut être encouragé. Il n’est donc pas interdit qu’une certaine pédagogie oriente la personne autonome vers l’affirmation de sa propre dignité d’une part et vers son devoir de solidarité d’autre part. La Norvège a par exemple une politique très incitative des donneurs vivants alors que ce type de dons stagne en France. L’ouverture aux dons croisés est en revanche un véritable progrès.

Enfin, il n’y a rien de plus contraire à l’humanisme que la volonté de réaliser un homme parfait, un surhomme, de pratiquer l’eugénisme. La Convention d’Oviedo (1997) le dit avec force dans son article 11 : « toute forme de discrimination à l’encontre d’une personne à raison de son patrimoine génétique est interdite ». On mesure la valeur d’une civilisation humaine à sa capacité à protéger les plus faibles. Eugénisme et euthanasie, à la rime si riche de sens, sont des processus ou se retrouvent les partisans de l’efficacité sociale à tout prix, et les libertaires les plus irresponsables.

C’est la philosophe Sylviane Agacinski qui disait « la France n’est pas en retard, elle est en avance ». Je pense que nous pourrions être plus en avance en affirmant davantage encore la suprématie des valeurs éthiques. »

Thibaud

Je ne suis que parce (par ce ?) que je fais !

Où la tragique destinée de l’enfant du double espoir !

Tribune libre de Cécile Edel, porte-parole de l’association Choisir la vie

Hier, tous les médias s’emparaient de cette nouvelle, qui semble tomber à point nommé étant donné l’ouverture aujourd’hui des discussions au Parlement du projet de loi de Bioéthique.

En effet, lundi, les professeurs René Frydman et Arnold Munich ont annoncé à l’AFP que le premier « bébé-médicament » en France, qui permettra de soigner l’un de ses aînés pour lequel il est un donneur compatible, avait vu le jour à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart.

Quelle grande avancée scientifique diront certains, quel miracle pour le frère malade clameront d’autres ! Seulement ne faut- il pas regarder plus loin que le bout de notre nez, plus loin que notre propension à mettre en priorité notre ressenti compassionnel aux lieu et place d’une réflexion plus approfondie ?

Et les médias le savent bien : ils nous offrent sur un plateau d’argent ce que nous aimons, ce qui nous parle le plus. Ils nous offrent du sensationnel, du compassionnel et surtout le sentiment apaisant que la médecine, faite d’hommes et de femmes, est si puissante qu’elle peut satisfaire notre envie, aussi honorable soit- elle, de sauver le monde !

La réalité, malheureusement, est plus complexe et j’aimerais vous soumettre une réflexion au regard de ce que j’ai pu lire comme titres ou articles dans les journaux.

Alors que ce matin même sur RFI le président de la CCNE faisait appel à une vigilance éthique sur « la prise en charge du bébé -médicament  qui devra être considéré comme un être à part entière et pas seulement un enfant au service de son frère » (une évidence pour tous n’est ce pas ?), nous pourrons lire, au même moment, en ouvrant notre ordinateur ou notre journal, des titres comme ceux-ci : « Cet enfant qui peut faire des miracles.. » « Un bébé très prometteur vient de voir le jour …que pourra t’il faire ? »  Le Pr. Grimfeld aura beau faire appel à la vigilance de chacun, comme vous pouvez le constater, cet enfant est d’ores et déjà « chosifié », par le fait même que nous ne parlons de lui qu’en le définissant par ce qu’il pourra faire et non par ce qu’il est.

Notre regard n’est- il pas déjà faussé ?

Personne ne semble s’intéresser à lui pour ce qu’il est : un être à part entière digne de respect qui a sa propre valeur intrinsèque. Au contraire, grâce ( !) aux avancées de la recherche scientifique que tous applaudissent, il devient celui par qui un miracle pourra se faire, celui qui sera en quelque sorte le sauveur…on l’appelle « bébé du double espoir »…pauvre petit être en qui l’humanité met tout ses espoirs…et si toutefois, il ne parvenait  pas à soigner son frère, n’aura-t-il plus alors aucune valeur ? Sa mission sera ainsi vaine. En quelque sorte, il aura été crée pour rien !

D’autant plus qu’une sélection a déjà été faite pour éliminer ceux qui étaient, dès leur conception, incompatibles avec leurs frères ! Et il a été choisi, lui seul, seul survivant d’une sélection impitoyable ! Que pensez-vous que cet enfant deviendra s’il n’a été conçu que pour soigner son frère et qu’il n’y parvient pas ?Et même s’il réussit, une fois cette victoire accomplie, à quoi servira t’il ?

Nous sommes bien loin de la pureté qui transparaissait dans les propos de Victor Hugo « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de la famille applaudit à grands cris ». On savait encore applaudir l’arrivée d’un enfant simplement parce qu’il était là, présent, témoin du miracle de la vie que les parents savaient accueillir d’une joie profonde et simple, sans aucune  intention et dirais-je même sans aucun « espoir » ni  attente, exigence vis-à-vis de lui et de ce qu’il pourra bien apporter!

Oserais- je encore évoquer le prénom de l’enfant Umut-Talha qui signifie en turc « notre espoir »  et qui signe là l’anéantissement même de l’identité de l’enfant…

La force des mots est plus importante que n’importe quel discours : les mots sont là et ô combien, dans le cas du « bébé médicament » ils nous font prendre conscience d’une manière tragique que l’enfant n’existe définitivement pas pour ce qu’il est mais pour ce qu’il fera !

Il est devenu pour ses parents, pour son frère et pire  pour le monde entier, l’instrument par lequel la guérison de son frère se fera.

Puissions- nous, nous qui avons eu la chance d’être accueillis pour ce que nous étions, prendre conscience de cette terrible méprise de la valeur de ce petit être humain et nous engager à faire reconnaître le caractère unique et sacré de toute vie humaine.

Cécile EDEL, présidente de « Choisir la Vie »

Lire aussi :

Le Cardinal Barbarin aux sénateurs : « ne doutez pas de l’amour ! »

Tribune du Cardinal Barbarin parue mardi dans Le Figaro :

« La loi sur la fin de vie ne reconnait aucun droit à donner la mort et propose de bons repères insistant sur les soins palliatifs et le refus des traitements disproportionnés. Pourtant, la commission sociale du Sénat vient de donner le feu vert à la discussion ouvrant la voie à l’euthanasie en cas de « souffrance physique ou psychique ne pouvant être apaisée ou jugée insupportable ». Invoquant des cas extrêmes, des parlementaires omettent de mettre en valeur le beau travail accompli dans les unités de soins palliatifs. On essaie d’introduire une idée uniformisée de mort douce, alors que l’euthanasie est loin d’être douce, pour les soignants comme pour le malade et sa famille. Je salue cette « exception française », par laquelle nos législateurs ont manifesté la permanente vocation de la douce France à prendre en charge les plus fragiles, jusqu’au terme de leur vie terrestre.

La légalisation de l’euthanasie briserait la confiance entre soignants et soignés. Mme Schnapper écrivait que « la société moderne repose sur la confiance objective entre les individus grâce aux relations politiques et économiques, le droit, l’argent, les institutions. Mais les relations directes entre les personnes ne sauraient être oubliées, qui demeurent au cœur de la vie humaine. » La médecine est un lieu où il serait terrible d’attenter à l’amitié entre les hommes, celle où le faible se dit : « Celui-ci veut mon bien, même en me défendant contre ma crainte d’affronter la situation présente ». Si l’euthanasie est légalisée, le patient aura peur même des interventions thérapeutiques légitimes.

La légalisation de l’euthanasie pousse à l’exclusion des personnes les plus vulnérables. Si un homme est seul, sans personne qui le protège, si le recours à la mort légale lui est offert, le voici en danger, à la merci des fluctuations de sa sensibilité. La demande de mourir est souvent un appel au secours : « Tout le monde me laisse tomber. Est-ce que j’ai encore du prix aux yeux de quelqu’un ? » La dignité d’un homme, c’est son droit à être aimé, toujours.

La légalisation de l’euthanasie est contradictoire avec le développement des soins palliatifs, qui permettent de répondre à la plupart des douleurs des grands malades. Pourquoi 80%, paraît-il, du budget des soins palliatifs ne leur est pas encore alloué ? Est-il vrai que le fait de renoncer aux opérations chirurgicales réalisées in extremis sans espoir de guérison, dégagerait une part de cet argent ? J’ai encore à l’esprit la fin de Jean-Paul II : en février 2005, on l’opère d’une trachéotomie pour qu’il puisse continuer de respirer. Mais quand, fin mars, on envisage une gastrectomie, il refuse. On continue de le nourrir et de l’hydrater, mais il n’est pas question de tenter une nouvelle opération, aussi douloureuse qu’inutile. Et le 2 avril au soir, il s’en va. « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ».

M. Badinter notait qu’un droit à la mort assistée revient à aider ceux qui prendraient la décision de se suicider. « J’aurais la crainte, disait-il, d’une forme d’incitation, je n’ose pas dire de provocation au suicide. L’être humain est fragile. L’angoisse de mort est présente. Chez certains, face à une épreuve, il y a une tentation de mort inhérente à la condition humaine ». Avec lui, je veux dire que la mort est une peine toujours injustifiable, pour un coupable, à plus forte raison pour un innocent.

Y voir la « dernière liberté » constitue un piège. Comme si cet acte était pleinement libre, alors que plus de la moitié des rescapés du suicide ne récidivent pas. Comme si le suicide ne touchait que celui qui y recourt. Sa violence traverse le corps social et sa mémoire reste vive dans le cœur des proches. Dans sa réclusion, Etty Hillesum recopie ces lignes de W. Rathenau à une femme tentée par le suicide : « J’ai moi-même envisagé cette éventualité, que je dois aujourd’hui rejeter. Je considère qu’une telle fin est une injustice, une offense à l’esprit. C’est un manque de confiance vis-à-vis du bien éternel, une infidélité à l’égard de notre devoir le plus intime : celui d’obéir à une loi universelle. Celui qui se tue est un meurtrier, non seulement de lui-même, mais aussi d’autrui. Une telle mort, j’en suis profondément convaincu, n’est pas une libération, comme peut l’être une mort naturelle et innocente. Toute violence commise en ce monde prolifère, comme chacun de nos actes. Nous sommes ici pour porter une partie de la souffrance du monde, en lui offrant notre cœur, non pour l’aggraver par un acte de violence. »

On objectera que la proposition de loi ne vise que des cas où la mort naturelle surviendrait en toute hypothèse, et dans de brefs délais. Si c’est le cas, tendons la main, comme les soignants des services de soins palliatifs qui font honneur à la médecine. En vérité dans les pays où elle est établie, l’euthanasie (qu’on voudrait permettre même aux mineurs) touche aussi des gens qui ne sont pas en situation de mort imminente, notamment des personnes dépressives.

L’Eglise catholique se voit souvent reprocher un prétendu dolorisme. Tels discours, telles attitudes peuvent accréditer ce soupçon. Il ne pèse pas bien lourd face au cortège des saints qui ont voulu correspondre aux attitudes du Christ envers les malades, à la parabole du Bon Samaritain, à Matthieu 25 : « J’étais malade et vous m’avez visité », à la figure de Mère Térésa penchée sur ceux qui mouraient sur les trottoirs de Calcutta. Certains, comme Vincent de Paul, ont donné forme institutionnelle à la charité du Christ. Il est vrai aussi, et fondateur pour la réflexion, que l’Eglise ne cesse de contempler son Seigneur mourant en croix. Cela empêche un cœur vraiment chrétien de se détourner de celui qui meurt, au contraire de notre société, où l’on voit les enfants absents des funérailles de leurs grands-parents… Jésus meurt seul, et pourtant à ses pieds Marie, le disciple bien aimé, Madeleine sont restés, dont la présence éclaire le débat qui nous occupe. Des amis lui sont restés fidèles jusqu’au bout.

« Le véritable amour chasse la crainte », dit la Bible. Bien des malades et des familles ont fait cette expérience : une maladie douloureuse a été traversée. L’amour, jour après jour, a permis de dépasser la peur. Comme homme ayant vécu la maladie, comme croyant, attentif à l’interdit fondateur de toute société : « Tu ne tueras pas », je veux dire aux sénateurs : Ne doutez pas de l’amour !

Cardinal Barbarin, archevêque de Lyon

Bilan 2010 terrible pour les chrétiens d’Orient

Lu dans France-Soir du jour :

(Cliquez ici pour zoomer)

> Le blog d’Alexandre Del Valle.

Thibaud

Pourquoi la disparition des chrétiens du Moyen-Orient serait une catastrophe

selon le Père Pascal Gollnisch qui dirige L’Œuvre d’Orient (site) :

« Nous pouvons encore considérer que la disparition des chrétiens du Moyen-Orient serait un véritable appauvrissement pour les pays concernés. Les citoyens chrétiens en effet sont au service de leur nation parfois bien au-delà de leur force numérique. Sur le plan de la santé ou de l’éducation, les chrétiens sont un apport incontestable. De plus, ils jouent souvent un rôle régulateur : tous savent que, sans les chrétiens, le Liban serait livré à un redoutable face-à-face. Les chrétiens sont des artisans de paix ; ils sont souvent un pont avec d’autres cultures tout en ayant, au siècle dernier, contribué au réveil de la culture arabe.

Mais l’ultime motivation pour aider les chrétiens d’Orient et les aider à rester sur place est plus égoïste. Nous devons travailler à construire, entre gens de bonne volonté et à l’encontre de la violence, les conditions d’un “vivre ensemble” entre chrétiens et musulmans. Si la preuve malheureuse était faite d’une impossibilité de la coexistence pacifique, cela aurait des répercussions désastreuses y compris dans notre pays. À la suite des papes Jean-Paul II et Benoît XVI, nous devons croire à cette coexistence en recherchant inlassablement les liens avec les hommes de bonne volonté. »

Thibaud

Pourquoi la famille a besoin d’un ministère

Extrait d’une tribune d’Antoine Renard, président de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques depuis 2007 :

« la famille » n’a pas besoin d’être administrée, mais elle a besoin de paix. Or les familles n’ont pas la paix aujourd’hui. Elles sont secouées, voire mises en cause par les évolutions de la société, soumises aux difficultés nées de la crise, par les problèmes de logement, de dépendance, désemparées devant la difficulté d’éduquer. Elles ont besoin d’être soutenues, confortées, encouragées. C’est le rôle de l’Etat que de leur garantir les conditions de leur développement, pour le bien de toute la société.

Certes, il vaudrait mieux une grande politique familiale, proposée par les familles elles-mêmes, rénovée et ambitieuse, qu’un petit secrétariat d’Etat. Le rôle institutionnel de l’UNAF pour faire entendre la voix des familles est ici crucial. Mais, sans ministre de la Famille, à qui s’adressera-t-elle ? Qui assurera la continuité de la politique familiale et veillera sur sa cohérence ? Qui la dynamisera pour qu’elle apporte une réponse appropriée aux besoins actuels des familles ? Qui évitera les remises en cause ou les tentatives de remise de cause qui surgissent régulièrement ? La politique familiale doit être incarnée par un ministre ayant autorité auprès de ses collègues.

Thibaud

Entretien choc avec le Dr Dor

président et fondateur de SOS Tout-Petits.

Le silence coupable de l’Eglise

« A quoi ça leur sert de tuer des enfants ? »

La médaille miraculeuse de Fiammetta Venner

Thibaud (source : La Porte Latine)

Eric Zemmour : « la plupart des collabos viennent de la gauche »

Thibaud (via Le Salon Beige)

France 2 fait la campagne de Marine Le Pen

Dans Minute de mercredi, Bruno Gollnisch déclare :

France2 je dois dire que je suistout à fait scandalisé – et je ne suis pas le seul, car même des journalistes de radio et de télévision me le disent en privé – par l’attitude de France 2 qui, en l’espace de deux mois, a consacré pas moins de sept émissions très importantes à la candidature de Marine et refuse obstinément de m’inviter! Ce qui est évidemment une prise deposition partisane dans le débat interneau Front national. Mme Arlette Chabot a même osé déclarer textuellement à mon attachée de presse, qui lui demandait si je pouvais espérer être invité à l’une de ses émissions : « Mais vous n’avezpas compris que l’on préférait Marine? »

Sic.

Thibaud

Islam : en quoi Marine Le Pen a raison, en quoi elle a tort

Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, communique :

Bernard antony Marine Le Pen a raison de mettre l’accent sur le danger immense de l’islam pour notre nation. Cela nous change heureusement des alternances à motivations variables de Jean-Marie Le Pen.

- Mais c’est une erreur de considérer l’islam comme une religion à simplement soumettre et contrôler dans un ordre de laïcité républicaine visant à réguler (ou à reléguer) également toutes les religions.

- L’islam, comme l’affirment tous ses docteurs et comme tous les islamologues le savent, rentre en effet bien difficilement dans les limites de l’acception du mot religion car il est à la fois « religion et État, foi et loi, doctrine et mode de vie ». Il n’y pas que les frères Ramadan pour rappeler cela. Ce n’est que par duplicité tactique que certains le nient.

L’islam est irréfutablement une idéologie totalitaire, politique et sociale, fondée sur le modèle du gouvernement théocratique de Mahomet à Médine tel qu’imposé par le Coran, pure parole d’Allah et de la loi qu’il dicte aux hommes, la charia, dans l’exigence d’une soumission absolue à son prophète et à ses successeurs politiques.

- L’islam refuse la fondamentale distinction évangélique entre ce qui est de l’ordre spirituel et ce qui est de l'ordre temporel, il ne rend pas à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Il faut toute l’ignorance des journalistes de la BBC pour s’étonner de ce que l’on enseigne dans les écoles musulmanes en Angleterre comme ailleurs. Comme si on pouvait y enseigner autre chose que le coran et la charia et notamment le statut de la dhimmitude pour les juifs et les chrétiens !

- On ne saurait reprocher aux musulmans leur religiosité, ni leur interdire de prier. Mais on ne saurait non plus accepter de n’avoir pas la liberté de critiquer l’islam et son ordre totalitaire , de le réfuter, de le refuser.

- Les racines spirituelles, morales, culturelles de la nation française et de la civilisation européenne sont celles de la Bible, et surtout de l’Evangile, et de la Chrétienté. Quels qu’aient pu être les avatars historiques et les imperfections humaines, elles sont celles d’une loi d’amour et de liberté.

- Un État garant d’une laïcité positive respectueuse des racines et des valeurs civilisatrices judéo-chrétiennes découlant du Décalogue ne saurait traiter également la religion catholique fondatrice de nos valeurs et de notre identité, et l’idéologie  de l’oumma islamique dont les peuples de l’Europe orientale et balkanique, et de tous les pays soumis, de l’Atlantique à l’Océan Indien, ont pu mesurer le poids des dominations et souvent l’horreur génocidaire.

- On aimerait donc que les organisations islamiques en France et ailleurs réclament pour les chrétiens en pays de régime islamique les libertés qu’ils exigent pour eux dans les pays chrétiens et laïques.

- Mais il faut aussi rappeler à Marine Le Pen que, tout aussi inacceptable que le totalitarisme islamique sont les totalitarismes des États et régimes laïcistes où l’on rend tout à César et rien à Dieu, des régimes qui refusent la loi morale naturelle du respect de la vie et des droits et devoirs de la personne humaine et où les pouvoirs se divinisent, qu’il s’agisse de la dictature d’un seul ou qu’ils soient issus des manipulations et conditionnements d’une pseudo démocratie, celle du Meilleur de Mondes.

Thibaud

Immigration musulmane : Bruno Gollnisch n’aurait pas dit « occupation » mais « colonisation progressive »

précise-t-il dans France-Soir.

Thibaud

Mrap attacks !

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) va porter plainte contre Marine Le Pen pour incitation à la haine raciale après le parallèle qu'elle a dressé entre les prières de rue des musulmans et l'Occupation, a annoncé dimanche 12 décembre son président.

"On a décidé de porter plainte pour incitation à la haine raciale contre Marine Le Pen", a déclaré Mouloud Aounit, sans dire précisément quand et où seraient déposées une plainte ou une citation directe visant la vice-présidente du Front national.

Mouloud VS Marine

Le Mrap avait déjà exprimé samedi son "dégoût" et son "indignation", après les propos "immondes" de Marine Le Pen. Vendredi soir en public à Lyon, la fille de Jean-Marie Le Pen avait brocardé "les prières de rue" de musulmans en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".

"Comparer les musulmans à une armée d'occupation, c'est humiliant. Etre traités d'envahisseurs, de fascistes, c'est pas possible ! Il faut un coup d'arrêt!", a lancé Mouloud Aounit, prévenant que des "propos si violents ne peuvent qu'entretenir la haine dans les quartiers".

Qu'attend Mouloud Aounit pour porter plainte contre le Colonel Khadafi qui ne dit pas autre chose que Marine Le Pen à ceci près que lui semble s'en réjouir ?

Thibaud

Martine Aubry invente un passé colaborationniste au FN…

… qui a été créé en 1972.

Martine Aubry s'est dite samedi "choquée" par les déclarations de Marine Le Pen qui a établi un parallèle avec l'Occupation pour vilipender "les prières de rue" des musulmans.

Interrogée en marge de la convention sur "l'égalité réelle", la patronne du PS a déclaré : "Je voulais dire combien j'ai été choquée par ces paroles touchant les personnes qui prient effectivement à Marseille". "Je ne suis pas sûre qu'elle ait compris qu'elle s'adressait aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille, en particulier ceux des Algériens qui sont morts pour donner leur vie à notre pays", a-t-elle ajouté.

Révisionnisme

"Marine Le Pen reprend les accents de son père dans des buts purement clientélistes et en renvoyant aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion".

"Je suis très choquée, quand on sait qu'elle appartient à un parti qui n'a pas eu, pendant cette période dont elle parle, l'attitude républicaine et de défense de la France", a affirmé la maire de Lille.

"Donner des leçons aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille par ceux qui appartiennent à un parti qui a collaboré, c'est scandaleux. c'est une fois encore la volonté de diviser", a-t-elle insisté.

Sic.

Thibaud

Nous voulons des églises chez nous en Arabie Saoudite !

a demandé hier le très charismatique pasteur Saïd :

Thibaud

Pakistan : le ministre des Minorités Shabhaz Bhatti victime d’une fatwa

en raison de son engagement pour la révision de la loi sur le blasphème qui sert de prétexte à la persécution des chrétiens.

Shahbaz Bhatti Shabhaz Bhati est catholique. A l'agence Fides, il déclare qu'il est « profondément croyant et [que] les paroles du Pape sont très importantes pour [sa] vie. Je le remercie pour sa proximité et pour la solidarité qu’il a exprimé à l’égard des chrétiens du Pakistan. Son réconfort m’encourage à témoigner la foi dans ma vie, malgré les difficultés. Je demande au Saint-Père et à tous les fidèles du monde de prier pour moi. »

Thibaud

Le MPF s’en prend au « dogme de la monnaie unique » et demande la sortie de l’euro « avant qu’il ne soit trop tard »

Communiqué

Logo_mpf Le Mouvement pour la France, par la voix de son leader Philippe de Villiers et de ses militants, a toujours alerté l’opinion et les autorités publiques sur les dangers de l’euro.

Au vu de l’actualité, nous pourrions clamer haut et fort « Nous vous avions prévenu ! » mais en dépit de la colère que nous éprouvons à l’égard des élites gouvernantes et de leur irresponsabilité, nous ressentons surtout une immense tristesse pour notre pays et tous les Français victimes d’une crise aggravée par les effets néfastes de l’euro.

L’obstination des instances européennes à vouloir soutenir le dogme de la monnaie unique est consternante ! Certains politiques comme Jacques Delors n’hésite pas à déclarer, encore aujourd’hui, que « L’euro a permis à l’Europe de connaître 10 ans de croissance acceptable ». De qui se moque-t-on ?! Toutes les données chiffrées montrent que depuis 10 ans, la croissance et l’emploi ont été plombés dans la zone euro !

Et pourtant, dès l’origine, l’idée même de créer une monnaie unique au sein d’un rassemblement de pays aux dynamiques économiques, sociales, fiscales et démographiques différentes était une aberration. L’euro est un corset à taille unique pour seize économies divergentes. La grave crise économique que nous traversons démontre douloureusement que l’euro fort, censé garantir des politiques vertueuses, n’a fait qu’encourager un cycle infernal : toujours plus de dépenses (essentiellement sociales) et toujours moins de recettes (notamment liées aux exportations) !

La politique monétaire unique prive les états membres de l’UE des instruments essentiels de leur souveraineté économique. Elle ne permet plus d’avoir une politique monétaire et budgétaire nationale indépendante et une devise flexible.

La surévaluation de l’euro vis-à-vis du dollar et du yuan est catastrophique pour nos entreprises : l’euro cher pénalise nos exportations et subventionne les importations sur tous les échanges hors zone euro (46 % de notre commerce extérieur). Ainsi, les entreprises qui facturent en dollar ou en yuan sont largement avantagées. L’exemple d’Airbus face à Boeing en est l’illustration. Le président de EADS, Louis Gallois, a déclaré « Chaque hausse de 10 centimes d’euro face au dollar coûte un milliard ! ».

Il est facile de comprendre que l’euro cher contribue largement à la désindustrialisation de la France et accélère sa mutation vers une économie de services. Moins nos entreprises sont productives, plus le travail et les salaires sont sous pression. La productivité des entreprises et la croissance étant plombées, nos entreprises délocalisent dans les pays à bas coûts, ou n’embauchent plus et ne peuvent augmenter les salaires.

Il apparaît clairement qu’une monnaie unique surévaluée et la fin des protections douanières qui expose les produits français à un dumping monétaire, social et environnemental insoutenable, conduisent inéluctablement à une déflation salariale et une paupérisation des travailleurs français.

Les consommateurs ont également été les premières victimes de l’euro fort. En effet, depuis la mise en place de l’euro, les prix des biens de grande consommation ont augmenté de 29 %. La hausse moyenne du caddie en trois ans est de 11.5 % !

Soyons clairs, la politique de la BCE a été essentiellement conçue pour répondre aux besoins de l’Allemagne. L’Allemagne ne pouvait approuver la politique monétaire unique qu’à la condition que l’euro soit plus fort que le mark. C’est ce qui lui a d’ailleurs permis de financer les coûts liés à sa réunification. Pendant ce temps, la France aggravait ses déficits commerciaux.

Mais si nous y regardons de plus près, il y a pire que cela. Ainsi la crise de 2008 a montré au monde entier ce que les élites et les rois de la finance cherchaient à nous dissimuler : prenant l’euro fort pour une protection, la plupart des Etats ont emprunté sans compter pour financer des déficits de plus en plus abyssaux. A l’abri des traités, sous couvert de rigueur budgétaire imposée par le pacte de stabilité, les banques ont largement prêté aux Etats endettés de l’UE, tout comme elles finançaient les subprimes aux Etats-Unis. Ce système ne pouvait qu’exploser !

1euro Il est évident que l’urgence pour les pays européens en difficulté et donc aussi pour la France est de réduire la dette et d’orienter à nouveau la dépense vers l’investissement productif. Mais cela ne pourra pas être fait sans dévaluation afin de renouer avec la compétitivité et donc la croissance. La seule façon d’y parvenir est d’abandonner la monnaie unique au profit d’une monnaie commune. Ainsi, le rétablissement des monnaies nationales reposerait sur la richesse réelle (et non plus virtuelle) des Etats et la monnaie commune pourrait être utilisée pour financer des projets européens ambitieux.

Notre pays a besoin de réformes. Certes ! Mais tant que notre monnaie sera dictée par les besoins allemands et notre économie soumise à une concurrence déloyale avec des pays où les coûts sont 20 à 30 fois inférieurs aux nôtres, l’efficacité des réformes en sera sérieusement altérée.

Thibaud

« Faut-il souhaiter des élections libres lorsqu’un régime totalitaire menace de triompher par les urnes ? »

s'interroge la militante d'extrême-gauche Caroline Fourest…

Thibaud