e-deo.info

Connecté au pays réel

E-deo

Action!

Action!

Solidarité!

Archive for Asie

Japon : l’héroïsme des survivants

Lundi 21 Mars 2011. Le premier jour du printemps est férié au Japon. Les rues sont désertes à Tokyo alors que la menace nucléaire plane toujours dans le Nord du Pays. Aujourd’hui le père Olivier Chegaray des Missions Etrangères de Paris évoque l’héroïsme des survivants qui s’entraident dans une région où désormais la population manque de tout. Le centre d’urgence mis en place par l’Eglise est opérationnel. Le père Chegaray s’apprête à partir dans la zone dévastée par le tsunami…

> Tokyo : le Père Olivier Chegaray, responsable des Missions Etrangères de Paris, témoigne

Thibaud

Japon : avant/après la catastrophe

La comparaison des images satellites des zones sinistrées avec d’autres photos prises il y a quelques années est impressionnante. Exemple avec Fujitsuka…

...en 2008.

et Fujitsuka après le tsunami.

Thibaud

Japon : le choc des photos

Thibaud (source)

Explosion dans une centrale nucléaire au Japon

à voir ici. Prions pour nos frères japonais.

Thibaud

Le témoignage d’un Tokyoïte francophone

trouvé sur LeFigaro.fr :

« Je viens juste d’arriver chez moi apres 2h30 de marche. On etait au Cinema avec ma compagne japonaise quand on a senti le seisme ! Ce n’est pas la premiere fois que je ressens des secousses mais cette fois ci Rie (ma copine) qui a l’habitude, m’a tout de suite dit : C’est un gros ! il etait 14h45. Le film n’avait pas commence donc on n’etait pas dans le noir, elle me regarde et me dit : C’est vraiment un gros la… J’ai senti qu’on devait sortir de la, de cet immense immeuble de galerie marchande et de bureau qui se trouve a coeur de Tokyo. Normalement on fait confiance a la resistance des immeubles quand il y a des secouses. Mais la ca secouait tellement qu’on avait l’impression que le cinema c’etait transforme en bateau ivre. On est reste genre 30 secondes dans le cinema et ensuite on s’est echappe, mais on n’etait pas a l’abris c’etait franchement impressionant, du mal a ne pas tituber. Ca a durer 5 longues minutes, les plus longues de ma vie et je pese mes mots. Puis on s’est retrouve avec tous les gens de l’immeuble dehors. Ca parlait dans toutes les langues car c’est un quartier cosmopolite. Et 5 minutes apres ca a repris tres fort pendant encore 2 minutes, on a encore bouge pour se mettre dans un parc ou c’est bien a l’abris des immeubles. Ce qui est incroyable c’est que les immeubles bouges, mais ils sont tellement bien construits que rien n’est tombe. Sauf bien sur dans les villes proches de la cote et proche de l’epicentre ou c’est le chaos total ! Le tsunami s’est forme de plusieurs vagues qui ont tout emporte. On a pu voir les degats presque en direct car certains commerces avait la television branchee. A ce moment la impossible d’appeler qui que ce soit car les reseaux etaient coupe. Seul internet marchait et les lignes fixes. Le metro s’est ferme dans Tokyo et apres avoir senti encore quelques repliques on a decide de rentrer a pieds. 2h30 de marche dans une ville ou tout le monde se sentait bloque dehors. Jamais vu autant de monde a pied dans les rues et avenues de la ville. On a reussi a rentre grace a quelques reperes visuels de la ville qu’on avait et grace a gps sur le telephone. On s’est alors apercu que des millions de personnes allaient etre bloquees dehors et ne pourraient pas rentrer ce soir chez elles. Dorevant on est dans mon appartement. Mais on n’est pas a l’abris pour autant, on est au 1er etage chez moi et pas loin du sol, pret a partir en cas de replique. On garde nos vetements sur nous et tout est pret. On a regulierement des repliques depuis qu’on est arrive ici. On regarde les news et on essaye de comprendre l’ampleur de la catastrophe. En meme temps on essaye de donner des nouvelles a tous nos proches graces aux emails, et aux reseaux sociaux. Il y avait eu une seisme de 7.2 mercredi et la c’est 8.9 ! C’est monstrueux ! Le plus fort ici en 140 ans. Et moi qui suit la depuis 2 mois j’ai eu un sentiment mitige de peur extreme, de besoin d’agir et de confiance en la structure des immeuble. C’est bizarre, on se dit qu’on peut mourrir a tout moment la et en meme temps on arrive a plaisanter et meme a reprendre le travail via internet. On va voir la suite ! La Nature est tellement puissante ! Heureusement c’est le Japon qui sait mieux que quiconque comment gerer ce genre de situation. Je suis franchement IM-PRES-SION-NE par leur niveau d’organisation. Mais ce fut tellement fort ! »

Thibaud

Première ordination sacerdotale depuis 40 ans dans le nord du Laos

La première ordination depuis 40 ans dans le nord de la République démocratique populaire du Laos aura finalement lieu le 29 janvier. L’ordination de Peter Buntha Silaphet, un homme de trente ans, d’abord prévu le 12 décembre, aura lieu le 29 janvier. Depuis l’expulsion de tous les missionnaires étrangers en 1975, un seul religieux chrétien demeurait dans cette région. L’administrateur apostolique d’un des quatre vicariats du pays, Mgr Tito Banchong, a reçu tous les permis nécessaires des autorités. Officieusement, il lui a été signifié que cette cérémonie devrait rester discrète. Le gouvernement surveille étroitement les minorités chrétiennes. L’Église catholique compte 39,725 catholiques, représentant 0,65 % de la population.

Thibaud (source : AsiaNews via LaVie.fr)

Dîner-débat : « Chrétiens d’Orient, jusqu’où l’épuration? »

au Sénat le 10 février 2011.

Thibaud

En Corée du Sud, le catholicisme connaît un développement exceptionnel

Le prosélytisme agressif et la proximité avec le Pouvoir des protestants commence à lasser…

tandis que de plus en plus de Coréens se tournent vers un catholicisme traditionnel (mantille pour les femmes à la messe, etc) :

Thibaud (via Christ-Roi)

Les messes de Noël dans le monde

Un très beau reportage de BFM TV :

Thibaud

100 élus du peuple lancent demain un appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient

indique l’Observatoire de la christianophobie :

100 parlementaires lanceront demain un appel solennel au Ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, pour que la France porte la voix des chrétiens d’Orient.

A l’initiative du député Dominique Souchet (MPF), 100 députés, sénateurs et députés européens (dont Philippe de Villiers) demanderont au Ministre des Affaires étrangères « d’intervenir auprès des autorités des pays du Moyen Orient concernés, pour leur demander de prendre des mesures de sécurité toutes particulières autour des lieux fréquentés par les chrétiens pendant la période de Noël, afin que ce jour de fête ne devienne pas un nouveau jour de deuil ».

Pour les parlementaires, « personne n’a intérêt à voir disparaître les minorités religieuses, car elles sont des éléments irremplaçables d’équilibre social et des vecteurs de paix permanents. OEuvrer pour le maintien de leur présence, c’est oeuvrer pour la paix ».

La liste des signataires est disponible ici.

Thibaud

Qaraqosh (Irak) : les chrétiens forcés de constituer une milice pour se défendre

Reportage diffusé au JT de 20h samedi sur France 2 :

Thibaud

Chine : des handicapés mentaux vendus à des esclavagistes

Un responsable d’un centre d’accueil pour handicapés mentaux dans le sud-ouest de la Chine est soupçonné d’avoir vendu au moins 70 de ses pensionnaires pour en faire des esclaves dans des usines, a rapporté mercredi la presse officielle.

Les enquêteurs ont suivi une piste depuis la région occidentale du Xinjiang, où les autorités ont imposé la fermeture d’une fabrique dans laquelle 11 ouvriers, déficients mentaux pour la plupart, étaient réduits au travail forcé. Ces 11 ouvriers construisant du matériel pour des entreprise de chimie, exploités pour certains depuis plusieurs années, étaient fréquemment battus et nourris avec des aliments pour chiens.

Thibaud

Indonésie : un retraité américain condamné pour blasphème

Un retraité américain a été condamné mercredi à cinq mois de prison pour blasphème après avoir débranché le haut-parleur d’une mosquée qui l’empêchait de dormir.

Gregory Luke, 64 ans, « a été reconnu coupable de blasphème en perturbant les devoirs religieux des habitants » d’un village de l’île de Lombok, où il s’était retiré et ouvert une maison d’hôtes, a déclaré le juge Suhartoyo devant le tribunal de Praya.

Les faits remontent au 22 août, pendant le ramadan. Luke s’était rendu à la mosquée voisine pour, a-t-il expliqué au tribunal, demander de baisser le son du haut-parleur à l’heure de la prière du soir. Il aurait alors débranché les fils, ce qu’il a contesté, avant d’être violemment pris à partie par des habitants qui ont ensuite saccagé sa maison.

Luke, qui portait la tenue traditionnelle de l’île durant son procès, risquait un maximum de cinq ans de prison. Mais le tribunal a pris en compte le fait qu’il avait « publiquement exprimé ses regrets » et « contribué au développement du tourisme » à Lombok, une île voisine de Bali. Le retraité s’est déclaré « satisfait » du jugement !

Juste pour (sou)rire :

Thibaud

A quand le boycott des produits chinois par la France ?

Nicolas Sarkozy rencontre samedi à Gdansk en Pologne le dalaï lama, bravant la colère des Chinois qui ont déjà annulé pour cette raison un sommet Union européenne/Chine à Lyon le 1er décembre et continuent de menacer de boycotter les produits français. >>>

Au petit jeu du boycottage, on se demande bien qui a le plus à perdre : la Chine, « envahie » par nos produits (de luxe !) ou le « made in China » ?

Plus encore en cette période de crise, si nous le pouvons, achetons français pour (re)donner du travail à nos compatriotes !

Attentats de Bali: les auteurs ont expié !

Leur exécution avait été programmée pour début novembre. Ce week end, la justice indonésienne a tenu parole: Imam Samudra, 38 ans, Amrozi Nurhasym, 47 ans et son frère Ali Ghufron, 48 ans, tous trois reconnus coupables d’avoir perpétré les attentats de Bali en 2002 et condamnés à la peine capitale, ont été passés par les armes. Ils ont affirmé n’éprouver aucun regret et espèrer que leur mort soit vengée. Le triple attentat à la bombe de Bali avait visé un complexe touristique très réputé et des bâtiments officiels, faisant 202 morts dont une majorité de touristes australiens, indonésiens et britanniques.

Les trois hommes avaient été arrêtés et jugés peu de temps après cet épiloque implacable d’une phase sanglante de la lutte contre le terrorisme islamique démontre encore une fois, si besoin en était, que le combat à mener contre les totalitarismes pour la préservation et la sécurité d’une nation est foncièrement violent et difficile. Il se doit en tous cas d’être implacable face à un ennemi sans scrupule ni concession. La nouvelle de la triple exécution choquera sans doute nombre d’organisations droitdel’hommistes post-Amnesty International, je me permets alors de leur rappeler la dure réalité du terrain et du combat qui s’y livre au jour le jour, loin des théories confortables et plus ou moins fumeuses tenues dans des salons de philosophars bobos !

Une telle observation peut également être appliquée aux actuels terrains de combat que sont l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan, la Cisjordanie, la Colombie, la Tchétchénie. Pourvu que les combats engagés ne faiblissent pas !

Le Tibet toujours réprimé

Plus personne ne parle actuellement du Tibet. Et pour cause, la Chine veille soigneusement à ce que rien ne filtre des activités répressives qui s’y déroulent actuellement.

Il existe de nombreux contrôles de police autour du Tibet et des provinces à peuplement tibétain, ainsi qu’autour de Lhassa, à partir de laquelle il est nécessaire d’obtenir un permis pour se rendre à Shigatse ou Gyantse.

Aucun journaliste étranger n’a pu couvrir les procès des Tibétains accusés d’avoir participé aux émeutes en mars dernier. Selon la récente déclaration d’un officiel chinois, au moins 55 personnes ont été condamnées à des peines de prison.

Interrogés par Reporters sans frontières, plusieurs journalistes étrangers ont témoigné de difficultés accrues pour travailler au Tibet depuis les émeutes. « Les personnes qui osent témoigner sont encore moins nombreuses qu’avant. Et enquêter sur les événements de mars est un calvaire. La peur se lit sur les visages », a affirmé une journaliste européenne qui est allée au Tibet en août. Comme les autres personnes interrogées, elle s’est rendue dans la province grâce à un visa de tourisme. « La présence massive de l’armée et de la police, mais aussi les caméras placées à de nombreux endroits de la ville, créent un sentiment général de méfiance et de paranoïa. Les Tibétains savent très bien qu’ils risquent très gros s’ils parlent à un étranger », a de son côté expliqué un reporter européen.

« Beaucoup d’habitants de Lhassa sont persuadés qu’il y a des micros et des caméras aux coins de rue, dans les magasins et dans les taxis. Tout le monde est suspect d’être un indicateur. Alors ils fuient les questions. Dans les zones rurales, les gens ont moins peur », a également affirmé une journaliste de retour de Lhassa.

« Certains monastères sont presque vides. Il est facile de voir que certains moines et gardiens sont là pour vous surveiller. Ils tentent d’empêcher les conversations directes avec les étrangers », a-t-elle ajouté. De son côté, l’écrivain et blogueuse tibétaine Woeser a témoigné depuis Lhassa de ce climat de peur, avant d’être interpellée et forcée de quitter le Tibet en août dernier.

Les multiples arrestations officielles viennent renforcer cet état d’esprit. Etat d’esprit digne de l’ère soviétique. En paraphrasant Coluche, ils ont tous la télévision, mais c’est elle qui les regarde.

Cependant, J’ai toujours tenu pour parfaitement inutile la revendication indépendantiste des Tibétains. En premier lieu, par esprit de contradiction. Comme si la Chine pouvait renoncer aux ressources de l’Himalaya. Comme si les Tibétains avaient un jour eu des droits. Comme si le Dalaï Lama n’avait pas été un dictateur. En second lieu, parce que ces articles visent toujours à soutenir l’indépendance, ce qui constitue tout de même une tendance séditieuse de la Chine actuelle.

Mais je m’interroge : dans quelle mesure un peuple peut-il revendiquer son indépendance ? Assurément, si sa survie est en danger, ou plus spécifiquement si son bien commun est gravement compromis. Mais si l’on se pose la question du bien commun, il faut s’interroger jusqu’au bout : les Tibétains eux-mêmes peuvent-ils assurer leur propre bien commun ? Rien n’est moins sûr. Divisés, soumis à la caste oppressive des moines, ils retourneraient rapidement à un système culturel archaïque favorisé par l’encerclement qu’opèrerait indubitablement la Chine. Au fond, comme le pensait Saint Thomas, un tyran est toujours renversé par un tyran. Et l’indépendance tibétaine ne serait toujours qu’une nouvelle dictature, dans un pays qui n’a rien de la culture occidentale de la liberté. De fait, il faut une terrible ambition pour abattre un régime. Cette ambition consiste justement à remplacer le pouvoir en place, par symétrie.

Au mieux peut-on espérer le rétablissement d’un semblant de justice. Mais il faudrait pour cela un semblant de mobilisation des gouvernements occidentaux. Autrement dit, il faudrait que les gouvernements occidentaux renoncent à leurs intérêts économiques. Vaste programme.

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? Rien à faire. Les Indiens d’Amérique devraient alors retrouver leur indépendance. Tout comme les Pygmées, les Hutus, les Bretons…Je déteste le mot « peuple ». On y met tout ce que l’esprit modernolâtre peut rassembler de légitimité et de vérités partielles. Si la démocratie est Dieu le Père, le peuple est assurément Dieu le Fils. Et les Tibétains sont aujourd’hui une cause victimaire pour bien-pensants.

Le contraire de la répression, c’est la justice, et non l’indépendance.

Viêt-Nam : coup de théâtre

Avant même le procès des fidèles de Thai Ha, le Tribunal populaire demande un supplément d’enquête, rapporte « Églises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Paris.

Une bonne nouvelle, qui s’ajoute aux multiples modifications des chefs d’accusation qu’encourent les chrétiens du Viêt Nam.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’inculpation change de motifs. Le 28 août, quand les quatre premiers fidèles ont été arrêtés et inculpés, ils étaient accusés de « destruction de biens ». Plus tard, l’enquête de police, devant la minceur des preuves de ce délit, abandonna cette accusation pour ne retenir que les « troubles à l’ordre public ». Plus tard, entre le 5 et le 17 septembre, la police inculpa encore quatre autres fidèles pour « troubles à l’ordre public ». Le 15 octobre, la police décidait d’abandonner définitivement l’accusation de « destruction de biens publics »…

Persécutions…

Le synode des évêques est une occasion bénie pour témoigner des horreurs du monde. Le patriarche de Babylone, Emmanuel III Delly suppliait l’assistance de prier pour les chrétiens d’Irak.

« la situation dans certaines parties de l’Irak est désastreuse et tragique : la vie est un calvaire. Il n’y a ni paix ni sécurité, ni les éléments de base nécessaire à la vie quotidienne »

« Seize de nos prêtres et deux évêques ont été enlevés et relâchés contre une rançon très élevée. Certains s’ajoutent à la liste des nouveaux martyrs qui prient aujourd’hui pour nous au Ciel : l’archevêque de Mossoul, Faraj Rahho, le père Raghid Ganni, deux autres prêtres et six autres jeunes »

Le 7 octobre dernier, trois chrétiens, dont un père et son fils, ont été tué alors qu’ils travaillaient. Alors que l’ensemble du synode a exprimé sa solidarité avec la communauté chrétienne d’Irak, en sachant bien que des applaudissements ne sont pas une consolation.

Mardi matin, dans un registre similaire, Mgr Joseph Nguyên Chi Linh, évêque de Thanh Hóa, était la voix des chrétiens de son pays.

« En tant que chrétien vietnamien, je voudrais répéter cette conviction que dans les persécutions, notre plus grande grâce est la fidélité à la Parole de Dieu »

« Embarqués dans une telle histoire tissée de haine, de guerres idéologiques et de restrictions discriminatoires, nos chrétiens sont de plus en plus convaincus que seule la Parole de Dieu peut les garder dans l’amour, la joie, la paix, la communion et la tolérance »

Il raconte le combat pro-vie que mènent les chrétiens viêtnamiens, même s’ils sont convaincus de crimes par les autorités.

« Il m’est douloureux de vous dire que le Vietnam, jusqu’ici, occupe le premier rang des avortements. Cette catastrophe pourtant, paradoxalement, a suscité le mouvement « pro vita »chez les catholiques, consistant surtout à aller chercher des bébés avortés dans les hôpitaux, les baptiser s’il y a encore un petit signe de vie, de créer des cimetières pour les enterrer ».

« Au début, cet acte a été dénoncé par les autorités civiles et les responsables hospitaliers comme des crimes, et ils ont demandé que les catholiques agissent clandestinement. Maintenant, on n’autorise pas encore, mais on le tolère. Quelques cinéastes en font même des films documentaires et des reporters en font éloge sur les médias ».

Signes d’espoir

L’évêque a également raconté que les conversions qu’engendrent les persécutions. En 1988, après la canonisation de 117 martyrs du Viêt-Nam, des milliers de personnes de toutes origines ethniques ont été baptisés.

« Ce qui est curieux, c’est que plusieurs ont avoué qu’ils ont écouté la Radio Protestante à Manille, aux Philippines, mais se convertissent au catholicisme au Vietnam. Ainsi, les Protestants sèment et les catholiques moissonnent. La Parole de Dieu résonne de très loin, et, parvenant à leurs oreilles, est devenue source d’espérance pour ces gens perdus dans les montagnes, privés de tout et sans avenir ».

Enfin, la canonisation de soeur Alphonsine a été suivie et soutenue par une foule chrétienne, hindoue ou musulmane, à l’heure où les pogroms anti-chrétiens font chaque jour des victimes supplémentaires.

Alors qu’elle était canonisée solennellement au Vatican, la sainte réunissait chrétiens, hindous et musulmans autour de sa tombe à Bharananganam, au Kerala. Malgré les fortes pluies, 50 000 personnes se sont rendues en pèlerinage dans la chapelle qui abrite la dépouille de la religieuse. « Dès la messe de 5 heures du matin, l’église Sainte-Marie était pleine à craquer », témoigne le P. Palackaparambil, coordinateur de l’événement pour le diocèse de Palai.

« C’est la sainte de tous, pas seulement des chrétiens » explique une musulmane. C’est vrai, et l’hommage que fait cette jeune musulmane est une preuve de l’universalité du message chrétien, que transmet son Eglise.

Le jour même de la canonisation, une église était brûlée dans l’Etat du Madyah Pradesh.

Une première sainte indienne

Dimanche, Benoît XVI canonisera la première sainte indienne, au moment les minorités chrétiennes en ont le plus besoin. Soeur Alphonsine s’était destinée très jeune à la vocation religieuse. Pour échapper au mariage que prévoyait ses parents, elle décide de se blesser en mettant le pied dans le feu. Morte à 36 ans, de nombreux miracles lui sont attribués. En Inde, son tombeau est déjà devenu un lieu de pèlerinage.

Cette canonisation intervient alors que de nouveaux troubles viennent d’agiter New Delhi. Zenith a rédigé un nouvel article :

Mais, alors que les exactions continuent, le gouvernement de l’Etat d’Orissa continue d’affirmer que le calme revient dans la région et que les réfugiés commencent à rentrer chez eux. Selon des sources ecclésiastiques et journalistiques locales, environ 12 000 personnes auraient en effet quitté les camps de personnes déplacées, non du fait d’un éventuel retour au calme mais du fait de l’insécurité que les extrémistes hindous continuent d’y faire régner. Ces victimes des attaques antichrétiennes tenteraient actuellement de fuir le district de Kandhamal.

Plus de 60 chrétiens sont morts.

Des chrétiens persécutés

Le directeur de l’agence Asianews, le père Bernardo Cervellera, témoigne :

« chaque jour apporte son lot de morts : des personnes que l’on a voulu contraindre à quitter le christianisme pour revenir à la religion hindoue ».

Au moins 30.000 personnes « ont eu leurs maisons détruites, et ont pris la fuite, se réfugiant dans les forêts d’Orissa, malades, affamées et sans soins ». « D’autres ont trouvé refuge dans les camps gouvernementaux mais là aussi, ils subissent les attaques d’extrémistes hindous. La situation est donc vraiment tragique ».

Alors qu’un groupe maoïste vient de revendiquer l’assassinat, les extrémistes hindous continuent leur pogroms antichrétiens.

Sinon, dans le même registre, Radio Vatican donne la parole aux chrétiens d’Irak. Le groupe du parti populaire au Parlement Européen s’est alarmé de la situation. il a demandé à l’Union Européenne d’exiger la réciprocité dans les pays musulmans afin de développer une « culture de tolérance et de liberté religieuse ». Le Parlement n’ayant qu’un pouvoir de contrôle, il y a peu de chance que quelqu’un écoute ce que dit une partie de ce même Parlement.