Les crypto-nationalistes de Riposte Laïque n’ont pas fini de m’étonner. Il est indubitable qu’ils sont de gauche, de cette gauche laïcarde qui aimait à manger du curé. Maintenant, la critique de l’Islam et de son corollaire, l’immigration est devenue acerbe et désabusée. Bientôt, ils s’entendront bien avec l’extrême droite française. La lepenisation des esprits n’a jamais été aussi vivace. En témoigne le dernier numéro.
La France n’a pas besoin d’immigration.
Quand le journal « La Provence » veut, dans un article du 26/10/08, nous émouvoir en relatant l’exode risqué d’immigrés algériens vers l’Europe où,dès qu’ils arrivent, ils brûlent leurs papiers et s’enfoncent dans l’illégalité, il oublie de dire que l’Algérie n’est pas un pays pauvre et que la confiscation de « la rente du pétrole et du gaz » par des castes dominantes l’empêche de se développer et de construire les infrastructures agricoles, industrielles, commerciales, qui permettraient à sa main d’œuvre locale de s’employer, de vivre pleinement sur place et d’enrichir la pays par son travail, ses compétences, sa consommation.
Ce qui vaut pour l’Algérie vaut pour la quasi totalité des pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne, où les richesses nationales comme les fonds d’aides mondiaux vont aux couches dirigeantes qui se gobergent gloutonnement ( tout en réinjectant ces fonds dans le circuit international de la finance) sur le compte de peuples dont ils favorisent la fuite vers l’Europe pour, à la fois, alléger leurs propres problèmes et favoriser une économie d’assistanat basée sur les envois financiers des migrants vers leurs familles. Le Maroc, en particulier, se complaît dans cette façon de voir l’émigration comme une industrie nationale qui fait entrer des devises, limite le chômage intérieur et assure une certaine paix sociale aux « élites » dirigeantes. Et il n’est pas le seul ! Il faudrait dire aussi combien ces forces vives qui quittent le pays freinent son développement, et encore plus quand il s’agit d’éléments qui vont acquérir ailleurs une formation qu’ils ne viendront pas valoriser dans leurs pays d’origine.
Elle permet aux tenants du système « capitaliste libéral » de peser sur la main d’œuvre locale dans les pays industrialisés comme le nôtre (salaires, conditions de travail, formation) en la mettant en concurrence déloyale avec une main d’œuvre malléable et vulnérable issue de pays très peu développés économiquement comme culturellement et politiquement. Elle freine, dans les pays historiquement ouverts à la démocratie et au combat politique et social, ce type d’action et enferme chacun dans un clivage économico-ethnique potentiellement dangereux.
Ces vagues successives d’arrivants vont occuper des immeubles construits pour accueillir (c’était l’époque de la « ceinture rouge »en Ile de France) des populations d’ouvriers et d’employés, avant que celles-ci ne les abandonnent au fur et à mesure de leur accès à une certaine « aisance matérielle » et parce qu’elles ne pouvaient supporter la promiscuité imposée. On a pu construire d’autres immeubles, mais la « ghettoïsation » constatée aujourd’hui s’est réalisée par l’entassement de ces populations étrangères en entités ethniques et culturelles en des lieux qui se dégradent rapidement aussi bien intérieurement qu’extérieurement, et par l’accumulation de difficultés et de problèmes aussi bien individuels que collectifs, matériels que culturels, religieux qu’éducatifs.
En complément, il faut lire l’interview de Robert Albarèdes, sur la position de la gauche sur l’immigration.
L’Islam en prend aussi pour son grade. L’interdiction potentielle de la burqa est ardemment soutenu par le journal.
Burqa hallucinatoire à Marseille ? Le journaliste y décrit l’évolution des mœurs, témoignant du fait que l’on voit de plus en plus de burqa à Marseille. Il envisage de déménager.
L’Islam de France bien « désintégré » par un sondage. Un sondage prétend que les musulmans se sentent bien intégrés, qu’ils respectent la laïcité et qu’ils sont pour le financement par l’Etat des mosquées. En fait, ils jouent un double jeu, pour paraître fréquentables. Ils ne le sont pas du tout, d’après ce qu’en pense le journal.
Un autre exemple de presse « politiquement correcte », et même « islamiquement correct » : l’affaire de la jeune fille de 14 ans battue et menacée d’immolation par ses parents et par son frère à Châteauroux (Indre). La presse nationale nous explique que ces violences ont été provoquées par le seul fait que la victime avait dépassé de 30 euros son forfait de téléphone portable. Cette version se retrouve par exemple chez TF1 (2), sur le Figaro (3), et dans une dépêche AFP (4).
Mais comme souvent, la presse régionale comporte encore quelques journalistes d’investigation, et c’est la Nouvelle République qui nous apprend que la note de téléphone portable n’est pas le seul motif de l’acharnement familial : « Si le dépassement de forfait téléphonique apparaît comme la première explication, en toile de fond se détache un autre problème : les parents n’acceptent pas que leur fille fréquente un garçon africain non-musulman » (5)
Curieusement, aucune organisation « antiraciste » autoproclamée n’a relevé ce double racisme imposé par le Coran et la charia : l’interdiction faite aux musulmanes (et non aux musulmans mâles) de fréquenter ou d’épouser un non-musulman. Mais que fait la Halde ? Comment se fait-il que le Mrap ne se soit pas porté partie civile dans ce procès, et qu’il ne réagisse jamais à ces affaires de sexisme et de racisme anti-non-musulmans ?
Le collectif des musulmans de France s’en prend à Françoise Hostalier, à l’origine de la proposition de loi visant à interdire le port de la burqa. Elle répond vertement :
Mais sachez tout de même, cher Abdelaziz, que je hais les voiles. Je vous l’ai expliqué à l’UNESCO et je vois que ne voulez toujours pas comprendre. Il ne me reste qu’à user d’une pédagogie toute coranique avec vous : la répétition. Répétons donc cent quatorze fois s’il le faut, que le voile de la sœur chrétienne signifie qu’elle s’est interdite tout commerce avec les hommes et que le voile de ma sœur musulmane, en France, veut avant tout dire qu’elle est réservée aux musulmans et aux convertis bien circoncis.
Très bien. Parfait. Excellent. Elle continue :
Je ne veux pas être le juif de demain. Je préfère renvoyer ces lois et leur voilement à leur Antiquité et à leur Moyen-âge et vous avec ! C’est à ces époques, ainsi qu’à Jérusalem et à la Mecque que vous êtes foncièrement attaché. J’invite aussi quelques dirigeants du CRIF à vous y accompagner. Ils sont tout autant attachés à Jérusalem et à ses Antiquités que vous !
Vous n’appartenez pas encore, corps et âme, à cette France d’aujourd’hui, celle de la libération et de l’émancipation de la douce moitié de l’humanité, celle que vous aimeriez bien garder sous voile.
Le MRAP et la Halde ainsi que la libre pensée en prennent pour leurs compte. La libre pensée 78 se montre défavorable à l’interdiction de la burqa.
La Libre Pensée du 78 vient de se ridiculiser totalement dans un texte prétendant critiquer la proposition de loi de Jacques Myard (1). La mauvaise foi y côtoie le grotesque. La haine du catholicisme y côtoie la plus basse complaisance pour l’islam. La compassion pour les RMistes y côtoie l’indifférence au sort des femmes
Le MRAP est en fait une officine de proxénètes musulmans, dont une minorité veut réellement le respect de la laïcité et la fin des discriminations.
Après avoir demandé la démission de M Mouloud Anouit président du Mrap, le groupe dissident minoritaire affirme de plus en plus souvent ses désaccords avec le bureau national. Comme l’indique le Mrap des Landes : « Nous sommes souvent interpellés au sujet de déclaration de représentants nationaux du Mrap qui remettent en cause la laïcité. » Il faut savoir que le MRAP fédère plus d’une centaine de comités en France, chacun à son autonomie propre. La fédération des Landes ne veut pas, dans son action renoncer, et c’est tout à son honneur, : « à la laïcité et aux droits des femmes menacés par les pressions obscurantistes ». Elle a donc condamné, il y a quelque temps, la position du président M Aounit qui approuvait les horaires communautaristes de piscine.
De plus en plus, la gauche se divise sur le thème délicat de l’islamisation. Certains finiront bien par comprendre.