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Archive for Franc-parler

Guevaras-le-bol

Gabrielle Cluzel raconte sur son blog :

« J’en ai encore croisé une ce matin dans le métro. A la station Gare de l’Est, nous étions comprimées dans le même wagon. J’aime bien rendre service à mon prochain, alors je lui ai glissé discrètement, en pointant son pull, comme je lui aurais dit qu’elle avait la braguette ouverte ou un bout de salade coincé entre les dents: « Faites attention, vous avez un assassin placardé dans le dos».

Elle m’a regardée bizarrement. Dans ces cas-là, elles me regardent toutes  bizarrement. Comme si j’étais une pôv fille un peu folle, à laquelle il ne manquerait plus qu’un litron de rouge, un vieux sac de couchage nauséabond et de gros sacs Tati posés à mes pieds.

Sauf, que, eh, les filles, il faut tenter parfois de voir  plus loin que le bout de votre stylo à paillettes Hello Kitty : Le type, là, avec son étoile sur le béret en impression sur votre pull, cette reproduction de la photo d’Alberto Korda, c’est loin d’être Flynn Rider dans Princesse raiponce, ou  le Prince Edward d’Il était une fois.

Moi, ce que j’en dis c’est pour vous. Ce n’est pas moi qui aurai l’air bête quand les cubains, et cela viendra bien un jour, arriveront enfin à soulever la chape de plomb qui pèse sur leur pays, feront leur révolution de Jasmin à eux, et que lumière sera faite sur les exactions des uns et des autres. Avec votre pull, ce sera tout comme si vous aviez la tête de Madame Ben Ali tricotée dans le dos… Même en Cachemire, impossible de le refourguer sur e-bay. »

Thibaud

Pour une libération sexuelle véritable

Elle est jeune et porte plusieurs casquettes : philosophe, sexologue, conseillère en vie affective et familiale… Sa démarche, à l’écart de tout engagement religieux ou politique, force l’intérêt et prête à réflexion sur l’évolution actuelle des nouvelles générations, dans le domaine si sensible de la sexualité et de la procréation. Elle montre que, retrouvant une humilité spontanée face à la nature, l’homme se situe immanquablement aux antipodes de l’héritage de Mai 68. Ce qui n’est pas tout, mais ce qui est déjà ça ! Présent l’a rencontrée.

Thérèse Jacob-Hargot, vous avez publié en février 2010 un essai aux éditions F.X. de Guibert, Pour une libération sexuelle véritable, où vous mettez en valeur les méthodes de régulation naturelle des naissances, à travers une redécouverte du corps. Comment en êtes-vous arrivée là ?

Mon double cursus universitaire de philosophie (Sorbonne-Paris I) et en sciences de la famille et de la sexualité (UC Louvain) m’a fait prendre conscience de plusieurs grandes impasses auxquelles il fallait trouver une porte de sortie. Tout d’abord, le problème numéro 1 des couples aujourd’hui : l’absence de désir. Les couples ne se désirent plus. Ce n’est pas parce qu’on est toujours disponible qu’on en a nécessairement toujours envie. Parfois même, le pouvoir est devenu un certain devoir. A cela, les sexologues préconisent à leurs nouveaux patients de s’abstenir de tout rapport jusqu’au prochain rendez-vous, intéressant, non ?

Aujourd’hui aussi, nous connaissons mieux les problèmes de santé que pose la contraception hormonale. Pour les femmes qui ne sont pas malades, n’est-il pas surprenant de prendre un médicament dont les effets secondaires possibles sont nombreux ? Pour les femmes souffrant de maladies leur interdisant l’usage de contraceptifs hormonaux, que peut-on leur proposer comme alternative pour réguler leur fécondité ?

Et puis, nous savons que les hormones de synthèse contenues dans les contraceptifs hormonaux ne peuvent être détruites, restent présentes dans l’environnement et contribuent à déstabiliser l’écosystème : notre sensibilité écologique ne peut s’y résoudre !

Enfin, sur les 230 000 avortements qui ont lieu en France chaque année, trois femmes sur quatre utilisaient une contraception. Outre les défaillances techniques donnant aux femmes le « droit » d’avoir un service après-vente (l’avortement), il y a les mauvaises utilisations de la contraception qu’on ne pourra, selon moi, jamais résoudre. En effet, la contraception ne respecte pas la personne dans sa complexité, réduisant le désir d’enfant à une volonté individuelle, occultant les désirs du corps et les désirs inconscients.

Plus de 40 ans se sont écoulés depuis Mai 68. D’aucuns qualifieraient votre programme de « retour en arrière ». Vous le voyez plus comme une ré-information répondant à un besoin ?

Au contraire, c’est le moyen de régulation des naissances de demain ! En réalité, le projet de « libération sexuelle » a complètement échoué avec la contraception. De l’impératif divin « Soyez fécond », on est passé à l’impératif contraceptif « Jouissez sans entrave », l’entrave étant l’enfant, la jouissance devenant le but de la sexualité. Etre esclave de ses pulsions et vivre sa sexualité en dépendant du médecin qui prescrit la contraception : est-ce cela être libre ? Le pire est d’avoir accordé à un produit agissant très négativement sur la sexualité des femmes, le fait qu’il l’aurait libérée !

Mais tout cela passe nécessairement par l’abstinence… Comment faire avaler cette nouvelle « pilule » aux jeunes générations ?

Eh bien cela passe très bien chez les jeunes générations ! Elles sont très réceptives et très demandeuses.
Et de façon caractéristique chez les garçons. Pourquoi ? Parce que c’est bien souvent la pornographie qui a fait leur éducation, n’ayant pour d’autres objectifs que la performance et le plaisir, poursuivis toujours plus loin : l’impact est très négatif. Cela induit immanquablement des angoisses et souvent des troubles physiques. Dès lors qu’on leur propose une sexualité détachée d’un devoir de procréation d’un côté, de jouissance et de performance de l’autre côté, ils sortent apaisés. De plus, l’abstinence, c’est aussi un moyen de faire preuve d’imagination, c’est une invitation à la tendresse qui a été laissée pour compte dans la relation amoureuse.

Lire la suite de ce passionnant entretien dans Présent de mardi 1er février, en vente chez votre marchand de journaux !

> Love Generation, le projet de Thérèse Jacob-Hargot.

Christine ALBANEL et sa « consternation »

par Alexandre Simonnot, conseiller Municipal de Taverny

La ministre de la Culture, Christine ALBANEL, a fait part de sa « consternation » après le dernier spectacle de Dieudonné au Zénith où ce dernier a invité sur scène Robert FAURISSON.

A-t-elle seulement assisté à ce spectacle ? Non, évidemment !

J’étais présent, moi, à ce spectacle, parmi 5 000 spectateurs. Et je n’y ai rien trouvé de « consternant ». C’était de la provocation et de la rigolade, c’est tout.

J’aurais préféré que Madame ALBANEL exprimât sa « consternation » lorsque, récemment, TF1 a remplacé la traditionnelle retransmission de la messe de minuit par un spectacle de variétés…

J’aurais préféré que Madame ALBANEL exprimât sa « consternation » lorsque, récemment encore, le maire UMP de BAILLARGUES, Jean-Luc MEISSONNIER, a envoyé à chacun de ses 6 000 administrés, deux préservatifs en guise de carte de vœux !

J’aurais préféré que Madame ALBANEL exprimât sa « consternation » lors de l’exposition scandaleuse et pornographique qui a eu lieu au Château de VERSAILLES.

J’aurais préféré que Madame ALBANEL exprimât sa « consternation » lorsque je fus moi-même condamné à 10 000 euros d’amende pour avoir détruit un immonde préservatif géant que le maire de TAVERNY avait érigé à l’entrée de sa ville.

J’aimerais aussi entendre Madame ALBANEL exprimer sa « consternation » face à toutes les attaques dont sont victimes les familles à travers l’omniprésence de la pornographie et de la violence dans tous les médias, à toute heure et en permanence.

J’aimerais aussi entendre Madame ALBANEL exprimer sa « consternation » lorsque des églises sont régulièrement pillées, vendues, vandalisées, détruites ou incendiées et des tombes chrétiennes profanées, et ce dans l’indifférence la plus générale !

Personnellement, c’est ce gouvernement qui me consterne !

Noël ou le temps d’un craquement qui donne à espérer

par le Père Bernard Devert, fondateur d’Habitat et Humanisme.

A Bethléem il y a plus de 2 000 ans il y eut un singulier craquement. Seuls les bergers, les pauvres l’entendirent, les autres étaient trop préoccupés d’eux-mêmes pour donner une place à l’Auteur de la vie, fut-elle de leur propre vie.

L’année 2008 est un éloge des craquements. Si nous entendions en ce Noël celui qui donne âme à notre Société ? Des craquements de toute part – et pas seulement des marchés financiers – avec des repères qui s’effondrent et des logiques de puissance qui apparaissent enfin pour ce qu’elles sont : vaines. Assisterions-nous à ce changement de siècle qui n’est jamais au rendez-vous de celui fixé par le calendrier ?

Ce XXème siècle fit beaucoup de bruit, à commencer par celui des canons et des bottes avec ses génocides. De l’holocauste au Rwanda à celui de la Bosnie ou d’actes de terrorisme fou et aveugle, que de terres ensanglantées, que d’explosions de violences pour rendre caduques les plans de paix à l’élaboration déjà bien difficiles.

Les larmes ont ruisselé. D’aucuns se sont interrogés : il n’y a donc personne pour entendre et se comprendre ? La solitude a marqué ce siècle qui s’en va en nous laissant ce que nous avons finalement semé. Alors surgissent non pas une mais des crises dont la plus grave est peut-être celle d’une certaine désespérance ; elles s’installent sans que nous sachions quels en seront la durée et les effets, l’inquiétude des plus pauvres risquant de se substituer en une plus grande angoisse.

Un autre craquement est perceptible dans les relations sociales avec cette incompréhension née de l’impossibilité, disait-on, de trouver ces millions alors nécessaires pour la cohésion sociale.
Si elle n’a pas de prix, nous lui avons donné peu de possibilité de se construire pour nous apparaître trop onéreuse. Quelle faute de discernement !

Or, 25 000 milliards de dollars se sont évanouis avec l’écroulement des marchés financiers en raison de ses produits dérivés, cyniquement bien nommés. Les lignes de crédit ont pourtant été trouvées pour que les pans lézardés du système financier ne s’écroulent pas définitivement.

Pourquoi ce qui était impossible il y a encore quelques mois, pour éradiquer la famine ou le mal logement devient soudainement possible et à l’échelle de milliards d’€ et de $ dès lors qu’il s’agit de sauver le crédit pour que ne sombre point notre Société ? Certes ce qui a été entrepris devait l’être, mais il faudra alors expliquer et pas seulement justifier de telles décisions qui laissent les traces d’un trouble et d’injustices à l’égard desquelles il faut prêter la plus vigilante attention pour ne point risquer de dramatiques désordres.

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Les "Jeunes pour la France" ont leur site !

Les Jeunes pour la France, du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, ont enfin leur site. Entretien exclusif avec Thibaud Vincendeau, responsable des JPF.


Pourquoi un site pour les JPF ? Quoi de neuf par rapport au site du MPF ?

La création d’un site internet pour les JPF était à mon sens essentielle pour assurer la vie du mouvement, aussi bien d’un point de vue communicatif, qu’informatif. Aujourd’hui, les gens passent plus de temps derrière leurs ordinateurs que devant leurs TV. Internet est un média fréquenté, très large et il revient à nous, militants, d’occuper cet espace pour faire connaître nos convictions.

De plus, je souhaite faire de ce site une plate forme de formation destinée aux jeunes militants. Vous y trouverez donc des interventions de spécialistes ainsi que des textes de fond… C’est déjà une différence avec le site national du MPF.

Être jeune implique une approche différente de la politique, les attentes ne sont pas les mêmes, les méthodes non plus. On utilise d’autres outils (Facebook, forum, autre différence avec le site du MPF…) que vous retrouverez sur notre site. Il nous fallait donc doter les JPF d’un outil qui leur ressemble : dynamiques, intègres, dévoués, libres et rebelles.

Quel rôle internet peut-il jouer dans le combat des idées (combats politique et culturel) ? On constate que les sites les plus fréquentés sont ceux des médias de masse, pas franchement de notre bord (TF1, Le Monde…) ?

Internet joue certes un rôle majeur dans le combat culturel et politique. Cependant, l’ e-militantisme est interdépendant du militantisme de terrain. Sans l’un, l’autre n’est pas efficace. Donc, le rôle d’internet est d’avant tout informer, développer l’esprit critique à travers des vidéos par exemple. Tandis que le rôle de l’action de terrain est de développer humainement son réseau, et d’appliquer de manière concrète nos convictions.

Quant à la domination des sites des médias, de masse, il ne faut s’en prendre qu’à nous même. Oui, nous manquons indéniablement de professionnalisme, bien qu’il existe des initiatives intéressantes. Sur le site des Jeunes, nous allons essayer de donner une place prépondérante à la vidéo. Ce qu’il nous faut, c’est une web tv.

Quelle importance va avoir selon vous internet dans les prochaines élections (européennes) ? Le MPF va-t-il prendre exemple sur la web-campagne de Barack Obama, sans doute la plus efficace jamais mise en place ?

Évidement, internet va occuper une place importante dans la prochaine campagne. Nous avons d’ailleurs déjà mis en ligne un site pour Patrick Louis (Secrétaire général du MPF), renouvelé l’ »observatoire de l’union européenne », le site du MPF et mis en ligne le site des JPF.

La campagne internet de Barack Obama présente en effet des aspects très intéressants. Mais je ne suis pas convaincu que la numérisation de la politique soit une bonne chose. La politique, au sens noble, doit malgré tout être un rapport de confiance et de service entre Hommes, de visage à visage.

Manifeste alterféministe

Exclusif

Le Collectif alterféministe (CAL) est un groupe associatif de femmes et d’hommes qui promeuvent l’égalité et la réconciliation entre les sexes. L’alterféminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. Mais au lieu de se focaliser sur la rivalité entre les sexes comme le féminisme des années 60, l’alterféminisme propose le chemin de la complémentarité entre les sexes tout en réaffirmant les spécificités des femmes.

L’alterféminisme est un concept né en au début du 21e siècle et qui a été popularisé récemment.

C’est une nouvelle antropologie qui s’incrit en faux avec la théorie du genre ou la gender theoryse (théorie, élaborée aux États Unis dans les années 1970 qui nie les aspects sociaux de la distinction sexuée).

Nous sommes les féministes de la féminité.

Pour les femmes qui aiment les hommes… et les hommes qui aiment les femmes, nous demandons :

  • Intégrité et respect du corps de la femme

Il est urgent d’agir contre les violences faites au femmes : lutte contre le viol, aide aux femmes battues, lutte contre la prostitution, interdiction de l’excision…

  • Image de la femme et féminité

Il convient aussi de lutter contre la mode actuelle mais dépassée qui fait de la femme une femme objet (marchandisation de l’image et/ou pornographie).
Nous revendiquons aussi le droit d’être séduisantes, élégantes et apprêtées avec pudeur et délicatesse sans être traitées de putes, de soumises ou de salopes (par des machos ou des féministes du genre).

  • Équité homme/femme et complémentarité dans le mariage

L’équité signifie le respect des différences et la reconnaissance des capacités propres jusqu’à l’admiration mutuelle et une complémentarité féconde entre les sexes. Nous pourrons ainsi établir de nouveaux rapports sociaux harmonieux, constructifs. La guerre des sexes que propose les féministes n’est pas épanouissante.

  • Droit à la différence

La majorité des femmes s’opposent en tout point à la théorie du genre. Elles demandent qu’on leur reconnaisse leurs spécificités naturelles et leur fragilité qui n’est pas une faiblesse.

  • Droit à la sexualité intégrée dans l’amour et le plaisir

La révolution 68arde est en fait une révolution machiste qui impose comme modèle le libéralisme sexuel et le nomadisme sexuel. Les femmes aspirent plus encore que les hommes à l’amour et à une sexualité intégrée dans un amour vrai.

  • Maternité et accueil de la vie

Toute femme a le droit de garder l’enfant qu’elle a en son sein quelques soient les pressions (masculines, sociétales ou idéologiques du Planning familial). Doit être développé le droit opposable aux aides pour garder son enfant.

Contact :

CAL (Collectif alterféministe)
31, rue du Sommerard
75005 Paris
Site / collectifalterfeministe@gmail.com

Quand le futur est passé

Par Paul-Marie Coûteaux

Etonnante année 2008 ! Les flonflons de l’interminable célébration de « mai 68″ n’étaient pas plus tôt retombés qu’une triple crise nous plongeait dans un monde à la fois nouveau et sombre : économique d’abord, la panne de croissance, en UE comme aux EU, étant au fond de tout ; commerciale ensuite -échec de Doha, diminution du commerce international dont témoigne le ralentissement du commerce maritime depuis plus d’un an ; financière enfin, qui ne fait qu’accentuer les autres, annonçant une série de crises sociales puis politiques. Finalement, ce que l’on mesura d’abord en semaines, puis en mois, et qu’il faudra compter en années est bien autre chose qu’une crise, mais la décadence de tout un système. Or, à pareille dimension, le crédit qui s’effondre n’est pas bancaire, il est d’abord intellectuel : c’est celui d’une idéologie si omniprésente depuis 68 qu’on ne peut mieux définir qu’en partant de son point cardinal, une foi inébranlable dans un progrès rapide et continu de l’humanité, si naturel qu’il suffirait de « dépasser » les contraintes anciennes et les vieux cadres (y compris ceux de la politique), pour que l’innovation technique et la liberté générale des mœurs et des échanges en assurent le triomphe éternel. Ce progressisme comme idéologie n’est pas le simple goût du progrès, lequel relève du bon sens – la condition de l’homme de Croc-magnon en persuade quiconque. Il est la certitude que le progrès va de lui-même, que « rien ne l’arrête », qu’il est en somme automatique : l’avenir meilleur ne relève plus d’une préparation volontaire et rationnelle, d’un souci politique, mais d’une promesse : quoi que nous fassions, cette promesse sera tenue.

Le délire progressiste

Certes, l’idéologie du progrès vient de loin. Dans « L’Invention du progrès », Frédéric Rouvillois montre comment, au long du XVIIIème siècle, elle a peu à peu conquis les élites européennes, jusqu’à l’apostasie de la Révolution. Depuis lors, le domaine propre du politique se trouva lentement envahi par un impératif nouveau autrefois dévolu aux religions, le progrès infini. Qu’il s’agisse du progressisme démocratique, si bien représenté par l’american dream, ou du communisme, lui aussi tendu vers « l’avenir radieux », la politique ne fut plus pensable en dehors d’une soumission totale aux promesses du futur. Plus proches qu’on ne le crut (d’où les nombreux passages de l’un à l’autre), les deux matérialismes modernistes, progressisme démocratique et communisme, finirent par fusionner dans l’actuel « bloc historique » d’autant plus parfait que, englobant les idéologies autrefois opposées, il ne souffre plus de contestation : quiconque objecte ne peut être qu’abominable réac.

Comme tout millénarisme, le progressisme s’étendit à tout domaine, ce que permit la mère des anticipations, l’anticipation financière, « l’argent facile ». Lorsqu’en 1971, Richard Nixon, suspendit la convertibilité du dollar, toute monnaie (faut-il dire toute  » valeur  » ?) ne fut plus gagée sur rien, sinon des espérances, rebaptisées « potentiels » – de croissance, de gains, de productivité… L’anticipation progressiste ne se connut plus de borne, nourrie par la certitude si aimable qu’il y a toujours de l’argent quelque part, qu’il suffit de « débloquer les crédits ». On créa des « actifs financiers » sous mille formes, combustible cru inépuisable du progressisme universel : l’endettement (des individus, entreprises, collectivités, Etats) fut tel que, aux Etats-Unis, la masse monétaire fut multipliée par 24. Cet immense échafaudage de crédits fondés sur d’autres, et finalement gagés sur aucune richesse, flotte comme un père Noël au dessus du monde : il y aura toujours un banquier, une assurance, un budget public pour satisfaire à l’universel commerce des promesses. On n’a pas assez dit que les subprimes venaient du coeur de la pensée progressiste, permettre à tous les ménages aujourd’hui pauvres mais riches demain de posséder leur maison…

Les faux monnayeurs

Dans le monde où la valeur n’est gagée que sur les promesses du futur, tous les mots se mettent à mentir, comme le papier-monnaie -ils ne disent plus la chose qui est, mais ce qu’elle deviendra. Que sont par exemple les papiers des « sans papiers », sinon des traites sur l’avenir, lesquelles ne garantissent nullement que l’on soit Français, ou bien plus tard -on ne le vérifie pas que dans les stades ? De même, l’irénique dénomination « pays en voie de développement » fut supposée assurer la prospérité à des milliards d’êtres qui n’en virent jamais la couleur ailleurs que sur les écrans de télévision. Idem, le mythe progressiste par excellence, la jeunesse : elle est le futur, donc la vérité. Un professeur n’a plus tant à enseigner (c’est à dire à faire référence et révérence au passé) qu’à « écouter ses élèves », « apprendre mille choses d’eux » comme dit le très moderne et sinistre « prof » d’Entre les murs… Tout est possible ! Or, le « tout est possible » (slogan de la campagne socialiste de 1974) n’envisage jamais que le pire aussi soit possible, s’empêchant de penser des phases d’involution…

Las, autocélébré jusqu’à plus soif par les hégémonies médiatico-financières comme une page qu’on ne se résigne pas à tourner, le progressisme est si ancré que, à la crise patente de l’anticipation générale, nos oligarchies ne savant répondre que par… l’anticipation. Les milliers de milliards qui valsent ces jours-ci, de grand discours en grand sommets, de « grande annonce » en G3, G5 ou G13, toute cette agitation à quoi se réduit désormais une action politique dépourvue de ses véritables instruments d’action ne font que confirmer pour les bons peuples qu’il y aura toujours un trésor caché. Or, ces « crédits » ne reposent que sur celui des Etats dont on a par ailleurs minutieusement sapé les bases – faut-il rappeler que le keynésianisme revenu en majesté suppose précisément des Etats forts, ce que n’est aucun Etat européen, miné depuis trente ans par l’idéologie de son dépassement ? Combien plus sage, quoiqu’infiniment plus douloureux, serait de rétablir en effet les seuls instruments d’action légitime que sont les Etats, de restaurer les prérogatives régaliennes, de réformer les services publics en perdition (la Justice, l’Education Nationale), de relancer une politique industrielle et de la recherche. Plus que de crédits, il nous faudrait retrouver la crédibilité, c’est-à dire l’autorité politique.

Le site de Paul-Marie Coûteaux

"C'est plus Paris… C'est devenu cosmopolite"

Ireland will re-run the same treaty with no legal changes

by Jens-Peter Bonde

The EU Summit in Brussels finished on time. The Irish government formally betrayed its people by accepting to have a new referendum on exactly the same text which was rejected 12 June by 53,4 % of the Irish voters.

They also accepted a decision to bring the Lisbon treaty into force from 1 January 2010 even if it has been rejected. Thereby they have already concluded that a second referendum will be a « yes ».

The Irish voters can chose between « Yes » and « Yes please » – the Lisbon Treaty will be put in force no matter their preference.

The government has obtained only one real concession. There must be a commissioner from each Member State. But it will be up to the majority of EU leaders to decide who shall be representing each Member State.

There will be nothing changed in the Treaty concerning this matter.

There is also talk of so-called ‘legal guarantees’ for sensitive issues from the Irish debate. But legal guarantees have to be ratified to become truly « legal » by the other Member States. There is however no further discussion on a re-vote on the Lisbon Treaty by other countries.

Then they have aired a possibility for making such guarantees legally binding in the next treaty. Well, this is only possible if they insert these promises in the existing treaties.

The reality is that the Irish government simply plans to make declarations against some possible interpretations of the Treaty. They could state, for example, that nothing in the Lisbon Treaty will include provisions for conscription to an European army.

I heard this argument only one time during my many meetings in Ireland. It was the foreign minister who brought it on television as a « No » argument! I never heard it from « No » persons.

Such declarations will in fact change nothing. The Irish voters will therefore be asked to vote on the same treaty twice while voters in other countries are not allowed to vote for it once.

This is very bad for the feeling of belonging to a democracy. The EUDemocrats will urge the governments to bring the Lisbon Treaty to a referendum in all Member States instead of asking the Irish to vote twice on the same issue. And, why not, have it all together with the European Parliament Elections between 4-7 June next year.

Or even better: let us establish a short and readable treaty which can be read by prime ministers before they sign it. The Lisbon Treaty has not been read by any of the Prime Ministers when they signed it and we don’t think it likely that they have looked upon it since.

Source (via).

La fin de la liberté de l'enseignement supérieur

Enseignement supérieur privé

Liberté chérie, adieu !

Etouffée par le carcan d’une Education nationale (dont tous ont remarqué les performances !), une liberté fondamentale est en train de disparaitre dans l’indifférence : la Liberté de l’enseignement supérieur.

Au moment où les universités publiques gagnent leur autonomie, l’enseignement supérieur privé est privé de liberté. Il avait gardé jusqu’à présent une certaine indépendance tout en permettant à ses élèves de bénéficier des fameux « diplômes nationaux » (mais comment resteront-ils nationaux avec des universités autonomes ? On atteint la quadrature du cercle !) grâce à des jurys nommés, au nom du Ministre, par son représentant, le recteur d’Académie.

Le voilà maintenant contraint (mais que vaut un mariage forcé ?) de passer des conventions, de préférences avec l’université la plus proche. La seule liberté qui lui reste est donc de se soumettre au contrôle d’un système dont le contenu et les performances ont justement suscité sa création. On marche sur la tête.

Et ce n’est pas tout. Pour bénéficier, si l’on peut dire, de cette concession, il va lui falloir payer un droit d’inscription par étudiant !

On voudrait entendre crier « au secours » par tous les citoyens d’un pays qui affiche la liberté comme premier titre de gloire ? On assiste à une sorte de résignation découragée devant le rouleau compresseur d’une administration qui n’a que faire des préoccupations des politiques. Cause toujours, tu passes, moi je reste.

Abbé H.M.Houard, fondateur de l’Institut Albert-le-grand

(source)

"Ils" débloquent

par Konk

Je rappelle que la dette de la France est de 2 000 000 000 000 d’euros, je réécris le chiffre: 2 000 000 000 000, pour que vous soyez sûrs d’avoir bien lu, soit environ 30 000 euros par habitant ! Les seuls intérêts de cette dette coûtent plus de 1 000 euros par an à chaque Français ! Eh bien figurez vous que ça ne suffit pas, « ils » trouvent qu’on peut s’endetter encore, « ils » vont donc « débloquer » 26 milliards supplémentaires pour relancer l’économie (oui, ça s’appelle l’économie !), une goutte d’eau c’est vrai dans cette gigantesque ardoise : 10,5 milliards d’investissements publics, 1,2 milliards pour l’industrie auto, autant pour le logement social, etc… Mais où donc trouvent-ils cet argent ? Où était-il « bloqué » ? Que dirait mon banquier si je lui demandais de me « débloquer » 20 000 euros pour soutenir ma consommation ? Ou 200 000 euros pour satisfaire mon droit au logement ?
Vous imaginez comme il serait joli ce Noël si nous avions tous dans nos poches les 1000 euros des intérêts de la dette ! Et vous imaginez comme ils vont être tristes les Noëls de nos petits enfants !

  • Le blog de Konk
  • Un site consacré à l’oeuvre de Konk

Pourquoi je m’engage pour le maintien du repos dominical ?

par Marc Le Fur,
député des Côtes d’Armor et vice-Président de l’Assemblée nationale

C’est un combat atypique que je mène depuis un mois avec une cinquantaine de parlementaires de la majorité afin de maintenir le principe du repos dominical. Pourquoi un tel combat ? En s’engageant dans le débat, nous avons la conviction profonde que la proposition sur l’ouverture des magasins le dimanche n’est pas une question technique mais plutôt une question éthique. S’il s’agissait d’une simple question technique, nous aurions pu imaginer des formules réglementaires permettant aux grandes surfaces actuellement ouvertes le dimanche à Marseille ou en région parisienne, mais il s’agit d’un texte législatif qui donne un coup de canif dans la loi de 1906 instaurant le repos dominical.

La question n’est pas de savoir comment permettre aux magasins qui ouvrent actuellement illégalement le dimanche de le faire en toute légalité. La question est de savoir si nous voulons une société entièrement tournée vers la consommation ou si nous voulons une société qui se ménage des temps de respiration sociale que chacun peut consacrer librement à sa vie de famille ou à la vie associative. Tout doit-il être marchand chez nous ou existe-t-il des espaces de gratuité ou chacun peut donner de soi gratuitement. Voilà une vraie question de société.

« Cela ne concerne que certains commerces dans certaines zones géographiques » me dit-on. Je sais par expérience qu’une commune dont les magasins seront ouverts le dimanche entrera en concurrence avec leurs voisines dont les magasins seront fermés et que celles-ci ne pourront pas résister longtemps à la pression. On me dit « Les droits des salariés seront scrupuleusement respectés et ceux-ci pourront refuser de travailler le dimanche ». Connaissez-vous beaucoup de salariés en mesure de s’opposer à leur employeur ? Est-ce d’ailleurs souhaitable de créer ce conflit dans l’entreprise ? On me dit enfin que « Cela ne concernera que quelques commerces ». Comment fera une maman qui devra travailler et qui vit seule avec deux jeunes enfants ? Elle demandera au Maire d’ouvrir la crèche et par capillarité, de nombreux secteurs d’activité seront touchés.

Le combat que nous menons n’est pas un combat de personnes mais un combat de valeurs. Si je m’y engage en toute connaissance de cause, c’est que je crois que certaines idées ne peuvent pas être bradées sur l’autel de position partisane. Je me réjouis d’être suivi dans ce combat par les maires de Lamballe et Loudéac.

Tous les jours, je reçois des courriers et des courriels de soutien qui me portent à penser que nous répondons à une attente réelle de nos concitoyens. Je me suis battu contre le principe des 35 heures qui était économiquement néfaste. J’adhère au principe du « travailler plus pour gagner plus » mais ce principe ne veut pas dire travailler tout le temps, 7 jours sur 7. Je crois au cercle vertueux de l’emploi et du travail. Je sais que le travail est un des facteurs essentiels d’insertion dans notre société. Mais je connais aussi la valeur sociale du dimanche en famille, au foot, en randonnée et pour ceux qui le souhaitent à l’église. Je crois profondément que des enfants ont le droit de voir leurs parents au moins une journée par semaine.

L’opiniâtreté est une qualité bretonne, me dit-on. Je ne suis comptable que devant mes électeur.

  • Le blog de Marc Le Fur

Que la force soit au droit !

“Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste »

PASCAL

Au lendemain du règne absolu de la violence, les Nations Unies ont publié une Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui prenait le contrepieds de ce règne de “l’Empire du mal”. Bernard KOUCHNER, qui a toujours revendiqué le juste emploi de la force pour faire respecter le droit, avec sa notion de “devoir d’ingérence”, est mieux placé que beaucoup d’autres pour reconnaitre les limites de la force et du droit, les risques de l’angélisme et la nécessité d’un réalisme non exempt de valeurs morales. C’est la raison pour laquelle il a justement regretté l’inutilité d’un Secrétariat d’État aux Droits de l’Homme, constamment appelé à exprimer des points de vue fondés sur une éthique -d’ailleurs discutable- mais en tout cas propre à affaiblir la cohérence du Gouvernement et de sa politique.

On peut regretter l’utilisation de l’analyse ADN pour le contrôle du regroupement familial, l’incarcération des mineurs de douze ans, et souhaiter la dépénalisation de l’homosexualité par l’ONU. Encore faut-il pour ce faire avoir une quelconque légitimité, celle d’un élu, parlementaire notamment, celle du pouvoir exécutif dans sa cohérence et son unanimité, celle d’une association ou d’un simple citoyen en vertu de la liberté d’expression à laquelle je suis particulièrement attachée. Le membre d’un Gouvernement n’a en revanche aucune légitimité pour exprimer un point de vue qui s’écarte des positions ou des choix exprimés par celui-ci. Lorsque le pouvoir exécutif d’un pays prend une décision politiquement légitime mais moralement discutable parce qu’il vise l’Intérêt supérieur du pays, ça n’est évidement pas à un membre du Gouvernement d’exprimer un jugement contraire, sauf à lui demander d’appliquer la doctrine CHEVENEMENT (”un Ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne !”) ou à se contenter de n’être qu’un élément du décor, celui qui consiste à être la belle-âme de celui qui accepte néanmoins d’avoir les mains sales…

Bon anniversaire tout de même à la Déclaration Universelle et aux valeurs qu’elle défend davantage que ne le fait notre Déclaration nationale. Je pense en particulier à l’article 16 qui dans son troisième alinéa dispose que :

“la famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État“…

Christian Vanneste (site), député du Nord

Smithsonian Honors Racist Planned Parenthood Founder Margaret Sanger — On Your Dime

by Marian L. Ward

In October 2008, the Smithsonian Institution’s National Portrait Gallery opened its “Women of Our Time: Twentieth Century Photographs” exhibit. The collection includes a broad range of history-making women, including First Lady Mary Todd Lincoln and runner Marion Jones.

Journalist, author, former ambassador and congresswoman Clare Booth Luce is one of the few conservatives to make the cut.

The exhibit is intended to honor women who are or were “significant figures in their chosen fields,” according to curator Ann Shumard. A total of 90 portraits are included in the photographic display.

Honored alongside these women is none other than Margaret Sangerknown racist and eugenicistthe founder of “non-profit” abortion giant Planned Parenthood. Sanger is described on the virtual tour of the exhibit as a “reformer” who faced “stiff opposition” with the “courage of a wounded tiger.”

I guess it does take “courage” to attempt to “exterminate the negro population,” or “segregate morons (mentally handicapped)” — which she described as “a dead weight of human waste.” The same “wounded tiger” advocated “prevent[ing] the multiplication of this bad stock” and believed “[Slavs, Latin, and Hebrew immigrants are] human weeds … a deadweight of human waste … [Blacks, soldiers, and Jews are a] menace to the race.” (Quotes compiled by American Life League)

Interviewed by CNS News, Shumard was asked if the exhibit intended to “celebrate” Sanger’s ideology. She didn’t have an answer, but remarked, “[Sanger] made an impact on the 20th century in a significant way. I don’t think you can tell the story of the 20th century without discussing the degree to which family planning impacted women’s entry into the workplace.”

Rounding out the leftist feminist-heavy exhibit are: Emma Goldman, a violent anarchist who was once dubbed “one of the most dangerous extremists in America;” Gloria Steinem, founder of Ms. magazine and her protégé Susan Faludi, Wall Street Journal reporter; and pro-Bolshevik (read communist) journalist Louise Bryant.

There is no surprise in such a display at the Smithsonian. The real issue in this situation, besides the severely left-leaning imbalance of representation, is that of who is footing the bill.

You guessed it! In the midst of an economic crisis, the likes of which the country hasn’t seen in decades, not only are taxpayers forced to support the profit-rich abortion giant Planned Parenthood, but we get to subsidize a nauseating display to deify its founder as well.

  • Le site de Concerned Women for America

Sauvons le dimanche !

par Jean de France

Dans une intervention télévisée consacrée au pouvoir d’achat des Français, le président de la République a ouvert la porte à une remise en cause du repos dominical. Le gouvernement prépare une évolution législative en ce sens. Alors que la France traverse une crise grave qui appelle des remèdes appropriés, le Prince Jean dénonce ce qui serait une atteinte à l’équilibre de notre société.

Faut-il généraliser le travail le dimanche ? Évidemment non. Et je constate avec bonheur que bon nombre de Français, quelles que soient leurs convictions, quelles que soient leurs responsabilités, se prononcent contre un projet dont les conséquences seraient économiquement et socialement néfastes.

- Economiquement, rien ne permet d’affirmer que cette mesure créera de l’emploi. Il faut redouter, au contraire, qu’elle ne mette en péril les commerces de proximité et de centre-ville, dont beaucoup souffrent déjà de la concurrence de la grande distribution. Il faut aussi redouter que les salariés n’en tirent aucun profit réel et qu’à terme leur pouvoir d’achat n’y gagne rien : tôt ou tard, les entreprises reprendront dans la semaine ce qu’elles auront donné le dimanche.

- Mais surtout cette mesure mettrait en péril l’équilibre des familles, trop négligé par les pouvoirs publics. Elle précipiterait la désagrégation des communautés naturelles et, finalement, de la société en gênant l’organisation d’activités non marchandes essentielles à l’équilibre – et au bonheur – des hommes et des femmes de notre pays : rencontres sportives, manifestations associatives, repas de famille, loisirs culturels, sans omettre les pratiques religieuses.

L’objection que seuls les volontaires pourront travailler le dimanche ne tient pas. Au contraire, les chefs d’entreprise seront incités à privilégier l’embauche de demandeurs d’emploi prêt à travailler le dimanche sur ceux qui ont charge de famille et veulent s’occuper de leurs enfants ce jour-là. C’est la logique économique qui prévaudra sur l’intérêt de la société.

Il existe bien d’autres façons de relancer l’activité économique sans que les Français attachés à leur vie de famille en fassent les frais. Le taux d’occupation des jeunes et des seniors, on le sait, est l’un des plus faibles d’Europe. C’est un gâchis. Voilà un point sur lequel l’Etat doit peser de tout son poids : réformer le système éducatif de sorte que les jeunes convenablement formés qui arrivent sur le marché du travail n’y trouvent pas que des portes closes ; et favoriser l’emploi des « seniors » dont les entreprises se séparent trop souvent après 50 ans alors qu’ils sont à un niveau optimal de compétence et d’expérience.

Mais la question du travail le dimanche – après celle du lundi de Pentecôte – n’est pas seulement une question économique : c’est un choix de civilisation. Ne privons pas les hommes et les femmes de notre pays du droit de se reposer, à l’issue d’une semaine de travail souvent difficile. Ne privons pas les parents et les enfants du bonheur de se retrouver en famille. Ne privons pas les croyants de la faculté de pratiquer leur religion. Ne soumettons pas nos vies à la tyrannie de l’argent-roi et du time is money.

Parce que l’homme est bien plus qu’un consommateur, parce que la vie respecte le travail, mais est aussi bien plus que le travail, sauvons le dimanche.

Eric Zemmour dénonce le "McCartysme de gauche"

Eric Naulleau prend la défense d’Eric Zemmour >>>
L’émission qui fait polémique >>>

Culture générale : un chef-d'oeuvre en péril

La décision de chasser la culture générale des concours de la fonction publique témoigne d’une triste évolution vers un égalitarisme obsessionnel qui juge « discriminatoire » d’exiger des candidats à la fonction publique des connaissances en matière d’histoire et de civilisation ! Alors même qu’on ne cesse de regretter chaque jour ce manque de culture qui enfonce nos sociétés dans les dérives technicienne et l’aveuglement spécialiste. Pour faire avaler la pilule, on jette au public en pâture quelques exemples effectivement risibles de dérives de certains jurys dans la manière de concevoir la culture. Mais en bannissant purement et simplement la culture des concours au prétexte de quelques fautes de jugement qu’il eût été aisé de prévenir par une simple circulaire, on jette le bébé avec l’eau du bain. On immole la culture à l’hystérie égalitariste, et on prépare ainsi le sabordage de la France.(…)

Dès les années 1960-1970, sous des gouvernements de droite, fut brisée au nom de l’égalité la transmission de la culture par l’école [qui] s’est trouvée inapte à construire l’intégration de la masse des enfants de l’immigration extra-européenne. Mais au lieu d’identifier le mal, on préfère casser le thermomètre. De sorte qu’aujourd’hui, toujours sous un gouvernement de droite, un égalitarisme d’inspiration droits-de-l’hommiste est en train d’achever le travail de destruction de la culture en la bannissant, au nom de l’égalité, des concours par lesquels sont recrutés celles et ceux qui auront la charge de servir l’État, c’est-à-dire la France. Jadis et naguère, du moins, car cette appellation risque d’être bannie à son tour comme discriminatoire. Puisque la France, c’est une histoire, c’est une civilisation, c’est de la culture : ce qui est, paraît-il, très discriminant. Il va donc falloir bientôt se décider à en finir avec ce beau nom de France (…) qui a le grand tort de reposer sur un passé presque deux fois millénaire.

Une histoire et une civilisation qu’il faut connaître et auxquelles il faut adhérer pour pouvoir appartenir vraiment à la France. Une histoire et une civilisation qui évidemment ne concernent pas les nombreuses populations qui s’installent sur le territoire français pour y jouir d’un niveau de vie plus élevé que celui de leur pays d’origine. Elles ne peuvent pas s’intéresser de manière spontanée à cette histoire et à cette civilisation, alors même que passe nécessairement par là leur intégration dans la nation française. A quoi sert de mettre en place un ministère de l’Identité nationale si on saborde ce qui fait le sel de cette identité ? On aurait pu penser que la droite serait enfin attentive à la transmission de la culture. Mais la droite ne s’intéresse actuellement qu’à l’économie. Elle est indispensable; mais la culture aussi. Aucun groupe humain ne peut survivre durablement à la répudiation de son histoire et de sa civilisation. Adieu, la France ! À toutes et à tous, bienvenue en Hexagoland !

(extrait de la tribune de Jean-Louis Harouel , professeur à l’Université Paris II Panthéon-Assas, dans Le Figaro du 4 décembre 2008. Merci à E.V.R.)

Telethon : Une formidable occasion de réaffirmer le caractère sacré de la vie !

En ces temps marqués par l’individualisme, il est rassurant de constater que les Français participent activement et massivement à des manifestations de solidarité, telles que le très cathodique Téléthon. Cependant, à quelques longueurs de la 22eme édition, les mêmes inquiétudes demeurent, sur le plan éthique. Une préoccupation majeure pour le Parti Républicain Chrétien (PRC), alors qu’au premier semestre 2009 se tiendront les Etats généraux de la Bioéthique, sous l’impulsion de Roselyne Bachelot, Ministre de la santé.

Grâce au travail de l’Association Française contre les Myopathies (AFM), les enfants myopathes sont sortis de l’anonymat. « Mais ce n’est pas parce que c’est une œuvre généreuse », déclare Mgr Vint-Trois, « que l’on doit signer un chèque en blanc, et estimer que tout ce qu’ils font est bien ». (1) Quelques jours plus tard, sur les ondes d’Europe 1, Philippe Barbarin, l’Archevêque de Lyon, avait tenu à rappeler pour sa part que « ce n’est pas parce que c’est légal que c’est moral ! », avant de renchérir : « Pour nous, l’embryon n’est pas une chose. Un embryon, on ne peut pas le produire, on ne peut pas le détruire, on ne peut pas l’utiliser, on ne peut le trier, non et non ! ». (2).

Que reproche-t-on concrètement au Téléthon ?

· Le concept du « Bébéthon ». Un bébéthon est une personne qui n’a jamais été atteint de maladie génétique, puisqu’il est le fruit d’un tri génétique. En sélectionnant un embryon sain, et en détruisant les embryons porteurs de la maladie, le Téléthon a-t-il pour objectif de soigner les myopathes ou de les éliminer ? Le Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) qui permet ce tri embryonnaire, n’ouvre-t-il pas la boîte de pandore en matière d’eugénisme anténatal (3).

· Les dangers sanitaires. Au-delà de l’aspect purement éthique, l’utilisation de cellules souches embryonnaires comporte de nombreux risques en termes de santé. Les embryons humains, outre leur médiocre tolérance immunitaire, manifestent un potentiel prolifératif incontrôlable, à l’origine même de cancers dans les modèles animaux, expliquent Aude Mirkovic et Pierre-Olivier Arduin (4).

· L’ambiguïté envers les malades. Dans son ouvrage « Le principe d’humanité » (Seuil ; 2001), l’écrivain et journaliste français Jean-Claude Guillebaud, dénonce avec justesse le malaise vis-à-vis des personnes handicapées, en citant le pédiatre Bruno Jeandidier : « Avons-nous conscience de l’ambiguïté de nos choix ? Nous affichons une compassion envers les personnes souffrant de handicaps, de maladies génétiques, et nous les soutenons, y compris matériellement, dans des manifestations médiatiques spectaculaires du type Téléthon (…) et, simultanément nous demandons aux médecins de se dépenser sans compter pour essayer de dépister ces mêmes personnes avant leur naissance ; nous leur demandons en somme de nous aider à leur éviter de naître ». Autrement dit, par le Député Jean-Frédéric Poisson, auteur du livre « L’Homme contre l’Homme ? » (Presses de la Renaissance ; 2007) : « Eradiquer la maladie, oui ! Ceux qui la portent, non ! »

· La manipulation émotionnelle. Celle-ci se matérialise notamment par la mise en scène d’enfants malades, dans le but de faire tourner encore plus le compteur.

· L’usage excessif de l’idéologie de la promesse. Personne ne peut prédire l’avenir quant aux recherches en cours financées par les dons. Le succès n’est pas assuré. « Le Généthon s’échine à trouver des moyens de traitement par les cellules souches embryonnaires qui à ce jour n’ont jamais guéri personne, et qui ne donneront des résultats que dans 10 ou 20 ans, s’ils en donnent », regrette vivement Jean-Pierre Dickes, Président de l’Association catholique des infirmières et médecins, et père d’un enfant myopathe décédé en 1998. Par ailleurs, le Professeur Jacques Testart met en garde contre « la mise en scène triomphaliste de victoires toujours promises sur le malheur », car cet argument « ne correspond pas à la rigueur scientifique ».

Action à Crest, en faveur de la vie !

Pour toutes ces raisons, le Parti Républicain Chrétien sera présent les 5 et 6 décembre, dans la « ville Ambassadrice » de Crest (Drôme), aux côtés de plusieurs associations, et du Dr Doublier-Villette (site), afin d’interpeller et de sensibiliser la population quant à ces dérives. (5). Face à la souffrance qui agite notre quotidien, le PRC souhaite encourager avec force la recherche médicale respectueuse de la vie. La science doit se focaliser sur la recherche thérapeutique, et s’interdire de supprimer des malades. Les barrières éthiques sont indispensables pour protéger la science de toute dérive, et particulièrement celle de l’eugénisme. D’ailleurs, ne dit-on pas couramment que « la science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme » (6) ? De toute évidence, la souffrance ne nous autorise pas tout.

A Crest, il ne s’agira pas d’une contre-manifestation. En aucun cas, le PRC ne participera à des événements visant à troubler l’ordre public. L’action proposée par le Dr Doublier-Villette ne contestera pas non plus l’organisation du Téléthon. Elle cherche simplement à sensibiliser les Français sur des questionnements légitimes, au sujet de pratiques défiant toute morale. Cette grande messe cathodique, « symbole des enjeux scientifiques de demain » (7), n’est-elle pas une formidable occasion de réaffirmer clairement que « le droit à la vie, dès la conception, doit être érigé en un droit fondamental » (8) ? En outre, « les valeurs chrétiennes assurent la reconnaissance du caractère sacré de la vie, depuis la conception jusqu’à la mort. Aussi, il nous faut encourager une recherche scientifique qui garantit le strict respect de la personne humaine, dès son stade embryonnaire » (9), rappelait Ulisses De Sousa Mendes, Président de la Commission Ethique du PRC, en janvier 2007.

Et cette recherche respectueuse de la personne humaine, s’avère plus que prometteuse ! Aude Mirkovic et Pierre-Olivier Arduin, expliquent que le professeur McGuckin a découvert « dans le sang de cordon ombilical, un groupe unique de cellules à la flexibilité stupéfiante » (4). Par ailleurs, toujours selon les deux auteurs, « la reprogrammation de simples cellules de peau en cellules souches pluripotentes dites induites, a été saluée unanimement comme la révolution biologique de ces dernières années. Nombre de scientifiques s’accordent à dire que son inventeur, le professeur Yamanaka – en lice pour le prix Nobel – vient de reléguer la recherche sur l’embryon à l’âge de pierre ».

Paul OHLOTT
Conseiller National du PRC (site/discours prononcé à Crest le 5 décembre)
Relais Midi-Pyrénées

Notes
(1) Extrait d’une interview de Mgr Vingt-Trois sur RMC, mardi 28 novembre 2006.
(2) Extrait d’une interview de Mgr Philippe Barbarin, sur Europe 1, samedi 2 décembre 2006.
(3) L’Eugénisme : Ensemble des théories et méthodes visant à améliorer la race humaine. En éliminant les embryons porteurs des mauvais gènes, nous parvenons inévitablement à une amélioration de l’espèce humaine. En ce sens, le DPI est une pratique eugéniste. Certes, aujourd’hui l’article L. 2131-4 du Code de la santé publique, déclare que le DPI ne peut être utilisé que pour des maladies « d’une particulière gravité, reconnues comme incurables au moment du diagnostic ». Mais qu’en sera-t-il demain… ?
(4) Aude Mirkovic est Maître de conférences en droit privé à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne. Et Pierre-Olivier Arduin est Directeur de la Commission bioéthique du Diocèse de Fréjus-Toulon. Leurs propos sont tirés d’un article du magazine Valeurs Actuelles (25 septembre 2008).
(5) Les adhérents et sympathisants du PRC pourront nous retrouver le vendredi 5 décembre à 13h, devant le collège St Louis, sur la place du champ de Mars.
(6) Citation de François Rabelais, médecin et écrivain français du 16eme siècle.
(7) Titre d’un article de Réflexiences.com, le magazine de la culture scientifique.
(8) Extrait de la Ligne Politique du PRC.
(9) Extrait de l’article : « Encourageons la Recherche qui respecte la vie ». Rubrique « Paroles de Relais ».

"L'islamisme, c'est l'islam dans toute sa logique et sa rigueur"

Le mensuel La Nef publie dans son numéro de décembre un passionnant entretien intitulé « L’islam est un tout » avec le P. Henri Boulad, jésuite, ancien directeur de Caritas-Egypte, recteur du Collège de la Sainte-Famille au Caire. Extraits :

« L’idée d’un islam laïc est en soi une hérésie et contredit son essence même. L’ancien roi du Maroc, Hassan II, ne déclarait-il pas un jour à la télévision française : « islam et laïcité sont incompatibles. Nos immigrés ne s’intègreront jamais à votre société. » C’est un fait : l’islam a toujours été intégrateur, jamais intégré, toujours assimilateur, jamais assimilé.

Mais l’islam est dangereux d’un autre point de vue : celui du djihâd. Celui-ci n’est pas un aspect marginal et accessoire. Il constitue l’une des principales obligations de l’Oumma (la communauté des croyants musulmans). On a voulu interprêter ce terme de façon réductrice, comme si le djihâd n’était qu’un combat spirituel et intérieur, un combat contre les passions et les mauvais instincts. Non, les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée (1).

Il y a dans l’islam l’idée de force, de puissance. Religion de la force, il s’impose souvent par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait qu’il s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. D’ailleurs, sa doctrine classique divise le monde en deux : la demeure de l’islam et celle de la guerre…

(…)

L’islamisme n’est ni une caricature, ni une contrefaçon, ni une hérésie, ni un phénomène marginal et aberrant par rapport à l’islam orthodoxe. Je pense au contraire qu’il représente l’islam à découvert, sans masque et sans fard; un islam parfaitement conséquent, qui a le courage d’aller jusqu’au bout de lui-même. L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique et sa rigueur.

(…)

Tant que l’islam n’est pas majoritaire et n’impose pas son système, une cohabitation pacifique avec les musulmans est parfaitement possible. Mais une fois qu’il deviendra majoritaire en Europe, ce qui ne saurait tarder, par le jeu conjugué de l’immigration, de la démographie et des conversions, l’islam imposera sa vision et sa charia, par voie purement démocratique – à l’instar du nazisme. C’est ce que les Européens ne voient pas ou ne veulent pas voir, au nom du politiquement correct. Ma crainte est qu’ils ne se réveillent que quand il sera trop tard. »

(1) Cf. Coran : 2.216-217; 3.157-158; 169; 8.17, 39, 41, 67, 69; 9.5, 29, 41, 111, 123; 47.35; 59.8.

Lettre ouverte à Patrick Devedjian

Jeudi 4 décembre 2008,

Lettre ouverte à Monsieur Patrick DEVEDJIAN, député de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine

Monsieur le Député,

Nous sommes les six curés de toutes les paroisses catholiques situées sur le territoire de votre circonscription. Nous avons pris connaissance avec un certain étonnement des propos concernant le projet de loi le dimanche que vous avez tenus hier matin, soit le 3 décembre dernier, sur Canal+ et qui ont été largement repris par un certain nombre de media français.

Entre autres : « Je crois qu’il est sage de permettre aux gens de travailler s’ils le veulent, c’est une liberté », « Je croyais que nous étions dans une République laïque », « Les chrétiens honorent le dimanche, les juifs le samedi, les musulmans le vendredi, si les bouddhistes s’y mettent, il ne va pas rester grand chose ! »

Au même moment paraît dans notre pays un sondage réalisé par l’IPSOS pour Famille Chrétienne/ CFTC/ RCF/ Radio Notre Dame. Il indique très clairement qu’une grande majorité de Français est opposée à ce projet de loi, y compris dans les grandes villes : en effet 84% estiment que le dimanche doit rester le jour de repos commun pour la vie familiale, associative, culturelle ou religieuse et 64 % des salariés (dont 68 % en région parisienne, par exemple…) ne sont pas d’accord pour travailler le dimanche (source : Famille chrétienne 1612, daté du 6 décembre 2008, pp 8-13).

Vos propos, donc, ne peuvent manquer de susciter nombre de réactions de notre part. Nous tenons à le faire ci-dessous de la manière la plus concise qui soit :

1) Il nous semble complètement illusoire de prétendre que, si la loi que vous défendez passe, les gens auront le choix, en tout cas pas les salariés les plus précaires… Encore une fois, ce sont les petits et les faibles qui vont payer pour le confort des autres. Les prêtres de paroisse que nous sommes rencontrent bien des personnes inquiètes par la perspective de cette libéralisation du travail le dimanche, en particulier ceux qui, sur votre circonscription, travaillent dans les grands centres commerciaux comme Vélizy 2. N’est-il pas temps de les écouter un peu ?

2) La crise financière actuelle montre que promouvoir les fondements d’une société uniquement sur des critères de rationalité économique mène à la catastrophe. Or, comme le dit avec pertinence le cardinal Barbarin dans une tribune libre du Monde en date du 2 décembre dernier, la seule justification apportée à votre projet de loi est le « gagner plus ». N’y-a-t-il donc que cette finalité-là dans la vie ?

3) Il nous semble que le rôle du législateur n’est pas de suivre passivement les comportements individuels, mais d’avoir le courage de donner un horizon de sens pour le vivre ensemble qui structure la société. Dans cet horizon de sens, qui va bien au-delà de certaines revendications confessionnelles, que faites-vous de la nécessité pour chacun de disposer d’un jour pour passer du temps en famille (et, ce, d’autant plus où à une époque tellement d’entre elles sont éclatées…), pour nouer des relations sociales et amicales, pour se cultiver, faire du sport, etc. ? Comme le souligne Philippe Barbarin dans l’article déjà cité, cela était demandé d’ailleurs aussi bien par Proudhon que par Ozanam au XIX° siècle quand ce débat récurrent faisait déjà rage dans notre pays à cette époque.

4) Enfin, sur un autre plan, la vision que vous semblez avoir sur la laïcité (et que vous avez d’ailleurs déjà développée dans d’autres entretiens, comme votre interview du 21 avril 2006 dans l’émission Franc-parler de France Inter, au sujet de laquelle un signataire de cette lettre vous avait déjà interpellé par courrier) nous semble bien étriquée et plus forcément en phase avec celle, beaucoup plus généreuse, de ‘laïcité ouverte’ à laquelle aime se référer notre Président de la République depuis son élection.

Bien évidemment, ces quelques remarques bien rapides n’ont aucun but polémique mais souhaitent simplement pouvoir être versées sereinement au grand débat public que vous sembliez encourager hier sur Canal+… C’est bien dans cet esprit-là, ayant le seul souci du bien commun, que nous nous permettons de les faire parvenir à celui qui nous représente à l’Assemblée nationale pour la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine !

Vous souhaitant bon courage pour la tâche énorme qui est la vôtre au service de notre pays nous vous adressons, Monsieur le Député, nos respectueuses salutations,

Source.