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Archive for RIP

Bertrand Delanoë oublie NOS héros

De Frédéric Pons dans Valeurs Actuelles :

Bertrand Delanoë, le maire de Paris, propose de baptiser Mohamed-Bouazizi un lieu de la capitale, pour rendre hommage à ce jeune chômeur, dont l’immolation, le 17 décembre 2010, fut à l’origine de la révolution tunisienne. N’a-t-il jamais entendu parler du maître principal Loïc Le Page, de l’adjudant-chef Pascal Correia, du sergent Damien Buil, du caporal Alexis Taani, du lieutenant Lorenzo Mezzasalma, de l’infirmier Thibault Miloche, du capitaine Benoît Dupin et de tant d’autres, morts pour la France en Afghanistan ?

Thibaud

Françoise Dor, RIP

De Jeanne Smits :

Madame Françoise Dor a été rappelée à Dieu le jeudi 24 mars dernier, fête de saint Gabriel et veille de l’Annonciation, fête de l’Incarnation et de toutes les petites vies qui grandissent à l’ombre du cœur de leur maman. C’est la délicatesse de la Providence de faire coïncider la douloureuse réalité de cette mort avec ce qui est devenu, dans de nombreux pays du monde, la « Journée de l’enfant à naître ».

Françoise Dor venait de célébrer, avec son mari, leurs soixante ans de mariage. Cette fidélité-là a permis beaucoup d’autres fidélités, à commencer par la garde de la Parole de Dieu et de sa Loi qui nous demande de respecter la vie, et de la défendre.

Elle épaulait son mari dans ce combat de SOS Tout-petits. A la veille de tomber dans le coma qui allait l’emporter, Mme Dor nous appelait encore pour annoncer l’assemblée générale de l’association. Malgré les vicissitudes, les absences, les déplacements qu’entraînait pour Xavier Dor ce combat pour les droits de l’enfant et surtout, pour les droits de Dieu – et même, les mois d’emprisonnement – Françoise Dor était toujours là, faisant le lien. C’était une très grande dame.

Au Dr Dor, à ses enfants et ses petits-enfants, nous adressons nos condoléances. Que Dieu la reçoive dans sa Lumière, dans ce lieu où elle pourra soutenir encore bien davantage le combat pour la vie !

Le Dr Xavier Dor nous prie enfin d’annoncer les obsèques de son épouse : la messe aura lieu le lundi 4 avril à 9 h 45, en l’église Saint-François-Xavier, Paris 7e.

Thibaud

A Dieu Jean Royer

L’ancien ministre de droite et ex-maire de Tours Jean Royer, ardent partisan du respect de la vie et opposant résolu à la pornographie dans les années 70, est mort vendredi à l’âge de 90 ans. Il souffrait de la maladie d’Alzheimer et avait été admis en début de semaine au CHRU Trousseau de Tours. Il s’est éteint vendredi en début d’après-midi.

Il vivait depuis plusieurs années dans une maison de retraite de la banlieue de Tours, et sa santé avait décliné après une mauvaise chute en 2004.

Jean Royer s’était retiré de la vie politique nationale en 1997 après la fin de son dernier mandat à l’Assemblée nationale, où il avait siégé pendant quatre décennies.

Deux ans plus tôt, il avait été battu aux municipales dans sa ville de Tours, qu’il dirigeait depuis 36 ans, par le socialiste Jean Germain, le maire actuel.

« Courageux, doté d’une inébranlable opiniâtreté, intègre et désintéressé, Jean Royer aura mis sa grande intelligence et une inépuisable force de travail au service d’une seule mais ô combien prenante ambition : servir sa ville, servir son pays qu’il aimait tant l’une et l’autre » note Jean Germain dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy salué une « figure emblématique des maires bâtisseurs des grandes villes de France des trente glorieuses. (…) Aussi profondément gaulliste qu’indépendant, il traça son propre sillon, fidèle aux valeurs du général, mais sans intégrer les formations politiques traditionnelles ».

L’ancien ministre de la Culture UMP, Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller municipal à Tours, a salué la mémoire d’une « grande figure de notre pays », un « véritable homme d’Etat ». « Homme d’engagement, de passion, de conviction, Jean Royer a été l’architecte des grands projets de Tours ».

Thibaud

Assassinée en se rendant au temple

Québec. Une femme de 29 ans a été poignardée par un homme de 40 ans (son conjoint) samedi matin, vers 10h, à Drummondville. Elle se rendait à un lieu de culte pentecôtiste accompagnée de ses deux enfants. Transportée à l’hôpital, elle n’a pas survécu à l’agression.

Thibaud

Japon : le choc des photos

Thibaud (source)

Amiral Berger : obsèques mercredi à la cathédrale Saint Louis

« Chers amis,

Nous apprenons le décès vendredi de l’Amiral Michel Berger, admirable défenseur de la vie. Il fut notamment le Président de l’Union pour la Vie.

Il a effectué la majeure partie de sa carrière dans les Forces Sous-marines, où il a commandé le SNLE L’Indomptable et l’Escadrille des Sous-marins de Méditerranée. Ingénieur en génie atomique, il a aussi commandé l’école des applications militaires de l’énergie atomique.

Il a rejoint le travail de Jean Ousset et de la Cité Catholique en 1957 et participé au développement de l’Action Familiale et Scolaire. Il assurait depuis plus de 10 ans la responsabilité du Bureau d’Etudes d’Ichtus. Chacun pouvait trouver auprès de lui la réponse toujours très sûre de la doctrine et les argumentaires constitués année après année en gérant le fonds documentaire véritable trésor de la maison. Dans une fidélité sans faille à l’autorité du Magistère, l’Amiral Michel Berger s’est toujours inscrit dans cette « herméneutique de la continuité » que recommande Benoît XVI pour transmettre et mettre en œuvre toute la richesse de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Le témoignage de sa vie généreuse et donnée a marqué tous ceux qui l’ont rencontré par son attention aux personnes et son engagement personnel pour la France et pour l’Eglise. Il aura œuvré pour Ichtus jusqu’à ce jour de décembre où venu en voiture travailler rue des Renaudes, il était emmené à l’hôpital.

Nous pensons à son épouse, à ses 6 enfants et ses 26 petits enfants auxquels nous voulons dire notre reconnaissance et notre sympathie dans ce moment douloureux pour ceux qui restent et doivent continuer de mener le bon combat.

L’Amiral nous laisse en plus de ses études et de ses écrits publiés dans Permanences, le témoignage exemplaire de l’engagement du laïc catholique pour la Cité. Parce qu’il savait que toute vie nous est donnée par Dieu pour pouvoir l’aimer jusque dans l’éternité, l’Amiral s’est battu avec ardeur pour protéger la vie de la conception à la mort naturelle. Nous aurons à cœur d’accompagner par la prière, au début de la neuvaine à Saint Joseph, son entrée dans la vie pour qu’il puisse voir Dieu.

Que sa générosité et son amitié au service du vrai nous encouragent avec tous les amis d’Ichtus à tenir le cap « Pour qu’Il Règne » ! »

Bruno de Saint Chamas, Commissaire Général Bertrand et toute l’équipe d’Ichtus

>Les obsèques de l’Amiral Michel Berger auront lieu le mercredi 16 mars à 14h30 à la cathédrale Saint Louis de Versailles.

L’Amiral Berger nous a quitté

Très engagé dans la défense de la vie (président de l’Union pour la vie, co-auteur de Culture de Vie contre culture de mort avec François-Marie Algoud), figure marquante de la rue Des Renaudes (Ichtus et Permanences), l’Amiral a rejoint le Père vendredi matin. Il avait accordé à e-deo.info ce petit entretien sur la révision des lois de bioéthique en 2008 :

RIP.

Thibaud

Maria Schneider : détruite par une scène porno

Suite à la disparition de l’actrice rendue célèbre par son rôle dans le film Le dernier Tango à Paris, je lis que

Maria fait ses débuts au cinéma, dans le rôle de Jeanne, une jeune fille qui vit une passion torride de quelques jours avec un veuf américain de passage à Paris, dans un appartement, pont de Bir-Hakeim.

Un huis-clos cru et nu avec vue sur la Seine et un troisième protagoniste, une tablette de beurre, qui assura la réputation sulfureuse du film.

Selon elle, ni Brando ni le metteur en scène ne l’avait prévenue de l’usage du beurre – destiné à faciliter une scène de [sexe contre-nature] qui l’a traumatisée.

« J’étais jeune, innocente, je ne comprenais pas ce que je faisais. Aujourd’hui, je refuserais. Tout ce tapage autour de moi m’a déboussolée », confiait-elle dix ans plus tard, avouant alors avoir « perdu sept ans de (sa) vie » entre cocaïne, héroïne et dégoût de soi.

Apprenant son décès jeudi, Bertolucci a affirmé qu’il aurait « voulu (lui) demander pardon ». « Sa mort est arrivée trop tôt. Avant que je puisse l’embrasser tendrement, lui dire que je me sentais liée à elle comme au premier jour, et, au moins pour une fois, lui demander pardon », a-t-il déclaré à l’agence italienne Ansa.

« Maria m’accusait d’avoir volé sa jeunesse et aujourd’hui seulement je me demande si ce n’était pas en partie vrai. En réalité, elle était trop jeune pour pouvoir soutenir l’impact qu’a eu l’imprévisible et brutal succès du film », a-t-il reconnu.

En guise d’hommage Maria Schneider, la chaîne Paris Première a décidé de rediffuser mardi ce film dégoûtant.

Thibaud

‎21 janvier 1793 – 21 janvier 2011 : 218e anniversaire de la mort du Roi Louis XVI

Paul Mauffray dirige un Requiem de Luigi Cherubini (Dies Irae) en 2007 :

Thibaud

Jean Dutourd nous a quitté

L’hommage de Patrick Gofman.

Thibaud

Qaraqosh (Irak) : les chrétiens forcés de constituer une milice pour se défendre

Reportage diffusé au JT de 20h samedi sur France 2 :

Thibaud

A Dieu Jacqueline de Romilly

L’immense helléniste s’est éteinte samedi à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, selon son éditeur Bernard de Fallois. Elle avait 97 ans.

Toute sa vie, la philologue avait mené un combat en faveur de l’apprentissage des langues anciennes et de la connaissance des mots pour faire barrage à la violence de la société. A ses yeux, l’enseignement des humanités donnait la possibilité de « retrouver l’élan intérieur, la simplicité première et l’éveil ».

Sa carrière est jalonnée de nombreux ouvrages sur les auteurs de l’époque classique (comme Thucydide et les tragiques) ou sur l’histoire des idées et leur analyse dans la pensée grecque, particulièrement la loi et la démocratie, la douceur, la psychologie.

En 1995, elle avait reçu la nationalité grecque avant d’être nommée six ans plus tard ambassadeur de l’hellénisme. « J’ai beaucoup plus rencontré Périclès et Eschyle que mes contemporains », confiait-elle au magazine « Lire » à 91 ans. « Ils peuplent ma vie, de mon réveil à mon coucher ».

Jacqueline de Romilly s’était convertie au catholicisme en 2008, à 95 ans.

RIP.

Thibaud

Le portrait d’Anne-Lorraine Schmitt

par Libération. Extrait :

Ses copines lui connaissaient un béguin d’ado, pas d’amoureux. Pour elle, pas question d’amour avant le mariage. Elle se voyait bien mère de famille – au moins cinq enfants -, se plaisait à s’imaginer pigiste pour se consacrer à ses enfants. Un de ses professeurs du Celsa se rappelle comment, au retour d’un procès, elle avait fait le portrait d’une mère de famille africaine dans un papier«sensible, nuancé, qui montrait une aptitude à décrire et comprendre un monde qui n’était pas le sien». Elle possédait une «foi à déplacer les montagnes», et aussi une lecture «rigoriste» de la religion. Mais parlait des heures avec Aude, profondément athée. Après les scouts, Anne-Lorraine s’est rapprochée de la communauté Saint- Martin, qui organisait des retraites les week-ends, et avec laquelle elle est allée aux Journées mondiales de la jeunesse.

Ses dernières vacances d’été, elle avait brancardé à Lourdes. Elle aimait la belle liturgie, choisissait les messes : prières en latin, chant grégorien.«Toute sa vie, c’était la religion», dit Aude. Anne-Lorraine n’avait pas son permis, c’était un des challenges qu’elle voulait relever : la perspective de l’échec la hantait.

Thibaud

Anne-Lorraine Schmitt : la première journée du procès de son assassin

racontée par 20 Minutes :

Anne-Lorraine La salle était comble lundi pour la première journée du procès de Thierry Deve-Oglou. L’homme de 47 ans comparaît devant la Cour d’assises du Val-d’Oise pour le meurtre d’Anne-Lorraine Schmitt, le 25 novembre 2007. Il est accusé d’avoir tenté de violer la jeune étudiante de 23 ans, puis de l’avoir poignardé à 34 reprises, dans un wagon du  RER D.

L’accusé a avoué les faits peu de temps après son arrestation. «C’était un dimanche, raconte-t-il à la barre d’une voix mal assurée. Je suis monté dans le train et j’ai vu une jeune fille toute seule en bas. J’ai eu un flash.» Pendant ses déclarations Philippe Schmitt, le père de la victime, le regarde fixement, droit dans les yeux. Thierry Deve-Oglou explique avoir frappé plusieurs fois la jeune femme «pour qu’elle arrête de crier». «Elle s’est échappée une première fois et je l’ai rattrapée », continue-t-il. Anne-Lorraine s’est défendue avec force, en témoigne les nombreuses blessures qu’elle portait sur les mains. Il raconte l’avoir laissée assise sur la banquette, sans savoir si elle était toujours vivante.

«Une scène horrible»

Elle sera découverte 1h15 plus tard par un usager de la ligne, qui court prévenir un agent de la SNCF. Ce dernier n’a pas pu cacher son émotion lorsqu’il se souvenait hier de «cette scène horrible». «J’ai tout de suite su qu’elle était morte. Il y avait du sang partout et des traces de doigts sur les vitres.»

Plusieurs membres des pompiers et de la police qui sont intervenus ce jour-là témoignaient aussi. Tous s’accordaient sur le caractère extrêmement violent de la scène. Déjà condamné pour viol, Thierry Deve-Oglou se trouvait au moment des faits en état de récidive légale. Le verdict est attendu demain.

Thibaud

Le procès du meurtrier d’Anne-Lorraine Schmitt s’ouvre aujourd’hui

Anne-LorraineLundi s’ouvre le procès de Thierry Deve-Oglou, 47 ans, devant le cour d’assises du Val-d’Oise. Le 25 novembre 2007, il avait tué de 34 coups de couteau Anne-Lorraine, 23 ans. Le Parisien a interrogé le papa d’Anne-Lorraine, Philippe Schmitt

Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille du procès ?

 Ma famille et moi nous y préparons depuis un certain temps, avec anxiété et détermination.

Ce sera très difficile, mais nous serons entourés de nos proches et de nombreux amis. Nous recevons des messages de soutien du monde entier. Cette solidarité dépasse ce que nous avions imaginé. Je serai combatif mais je ne suis pas animé d’un esprit de vengeance. Si c’était le cas, je l’aurai déjà accomplie. Ça ne fera pas revenir Anne-Lorraine. Et nous, nous sommes déjà condamnés au chagrin perpétuel.

Qu’espérez-vous de ce procès ?

J’attends de la justice qu’elle neutralise définitivement ces individus qui sont un danger pour la société et pour eux-mêmes. J’attends une mise à l’écart de la société le plus longtemps possible. Une véritable perpétuité perpétuelle. Ce procès est un passage obligé, mais nécessaire s’il peut contribuer à soulager mon obsession de voir cet homme revenir un jour et couler des jours heureux à 7 km de la maison. Cela me serait insupportable. Je saurais alors prendre mes responsabilités.

Que redoutez-vous ?

La cour d’assises du Val-d’Oise est souveraine. Ce qui m’inquiète, c’est que le jury populaire inflige une condamnation assortie d’une peine de sûreté et que, par la suite, un juge d’application des peines la détricote en catimini. En 1996, cette même cour d’assises avait octroyé au meurtrier un permis de tuer. Elle a banalisé son acte et elle lui a tendu une perche : il a violé une première jeune femme et, en 2007, il a assassiné Anne-Lorraine.

Prions pour la famille Schmitt et aussi, même si c’est difficile, pour le meurtrier.

L’avocat de l’accusé explique sa défense :

Thibaud

Bagdad : messe pour les martyrs en la cathédrale syriaque catholique

40 jours après le massacre.

Thibaud

Dans les salles le 15 décembre : Georges Frêche le Président

Le Président

Thibaud

L’éternel second rôle est entré premier aux Cieux

L'acteur Julien Guiomar est décèdé à 82 ans des suites d'une maladie cardiaque. Il reste pour tous les spectateurs français le prototype du second rôle important aux côtés de la star du moment.

Né en mai 1928, après s'être destiné à une carrière de dentiste, il prend des cours de comédie et participe à l'aventure du Théâtre National populaire (TNP) de Jean Vilar. Il débute au cinéma dans les années 1960. Son rôle de colonel cynique dans "Z" de Costa-Gavras consacre sa renommée. Il va dès lors apparaître systématiquement dans des rôles secondaires, mais importants, incarnant le plus souvent des personnages débonnaires et truculents, donnant toujours la réplique à la vedette du film, dans des genres aussi divers que la comédie, le drame, le polar, le film d'aventure. Il tourne notamment sous la direction de Pierre Granier-Deferre ("La horse", "Adieu Poulet"), Constantin-Costa Gavras ("Z", "Section spéciale"), Philippe de Broca ("Le roi de coeur", "L'incorrigible"), Georges Lautner ("Mort d'un pourri", "Ils sont fous ces sorciers"), Claude Zidi ("L'aile ou la cuisse", "L'animal", "Les ripoux"), André téchiné ("Barocco"), Jacques Deray ("Borsalino"). Ses derniers films furent "J'ai faim" de Florence Quentin et "Clandestino" de Paule Muxel. Il aura côtoyé les grands acteurs de son temps : Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Yves Montand, Lino Ventura, Philippe Noiret, Gérard Depardieu. Il fut également très actif au théâtre.

C'est encore un pan du cinéma français qui s'éteint. Il rejoint ces autres fameux seconds rôles que furent Michel Beaune, Claude Brosset, Jacques François et Dominique Zardi. Salut l'artiste !

Raspail

Egypte : un chrétien copte tué

lors d'affrontements avec les forces de l'ordre faisant suite à une manifestation contre l'interdiction de construire une église dans un quartier du sud-est du Caire.

Thibaud

Irak : le récit du massacre

dans Le Figaro :

Shehad, 22 ans, étudiante à l'université, raconte ce qui s'est passé. Elle était dans l'église lorsque les terroristes sont entrés. Entre les spasmes des sanglots, sa voix est difficilement audible: «Peu avant cinq heures et demie, nous avons entendu des cris près de l'autel, l'église était pleine, près de 200 personnes. Je suis venue à la messe du soir avec mes parents, ma soeur, mes deux frères et leurs enfants. Puis des coups de feu ont retenti, nous nous sommes tous jetés sur le sol. Ils ont commencé à crier et à nous insulter: “Chiens de chrétiens, vous allez tous mourir car vous être des infidèles, vous irez en enfer et nous au paradis ! Allah Akbar!” Ils ont tué tout de suite les personnes du premier rang, puis le prêtre a tenté de s'interposer pour les calmer et il a été exécuté aussi. J'avais quatre de ces terroristes en face de moi. Je voyais leur haine dans leur regard.»

Ils ont tiré une balle dans la tête de l'enfant

(…) «Un seul était irakien, les autres étaient syriens et égyptiens. Au bout d'une heure, ils ont commencé à tuer tous les hommes puis les enfants, mon frère a été emmené puis mitraillé contre le mur. Ils riaient en continuant à nous insulter ! (Crise de larmes) Puis, ils ont pris les femmes, dont ma mère, et les ont enfermées dans la sacristie, il y avait peut-être 40 personnes, et ont jeté des grenades par paquet à l'intérieur, nous avons tous hurlé et ils se sont mis à tirer dans le tas. Je pensais mourir aussi. Puis, l'un deux voyant que mon père n'était que blessé, il l'a achevé. Il tentait de protéger mon neveu de 3 ans sous son corps, ils ont pris l'enfant et lui ont tiré une balle dans la tête… Une vieille femme, blessée au ventre, suppliait à côté de moi qu'on l'achève. “Tu dois sentir la douleur car tu es une infidèle”, lui a répondu le Syrien…» Difficile de continuer.«Je priais Marie de nous protéger… L'armée est ensuite entrée, les terroristes n'avaient plus de munitions, ni de grenades, ils se sont alors fait exploser. Les détonations étaient tellement puissantes que j'ai cru à un tremblement de terre, que l'église allait nous tomber dessus… Ils étaient le diable, je peux dire que je l'ai vu…» termine-t-elle. Le drame a duré cinq heures.

Thibaud