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Archive for Francophonie

Promenade sur la toile (06/01/09)

Sale temps pour les Québécois pure laine…

Sale temps au Québec pour les réfractaires au nouveau cours obligatoire de multiculturalisme forcené et de relativisme moral. Les enfants dont les parents s’opposent au nouveau cours d’éthique et de culture religieuse commencent désormais à être renvoyés de leurs écoles. Reportage :

De nombreux parents québécois s’opposent à l’imposition dès l’âge de six ans dans toutes les écoles du Québec (mêmes dans les écoles privées non subventionnées!) d’un cours qui enseigne à respecter sept religions comme d’égale valeur et à discuter des sujets « de justice sociale » comme le féminisme, l’avortement, l’euthanasie et le clonage dans un cadre relativiste où l’enseignant (même croyant catholique) voit son rôle relégué à celui d’animateur impartial.

Dans ces débats « éthiques », après une présentation superficielle et parfois tendancieuse de ces questions « de justice sociale », les élèves doivent désormais trouver par un dialogue commun des solutions à ces questions difficiles. Plus de transmission morale conforme aux valeurs parentales, mais des dialogues où les enfants seront soumis au prêt-à-penser et à la pression conformiste de leurs camarades. Le tout, prétend-on, pour favoriser un meilleur « vivre ensemble ».

Les critiques de ce nouveau programme lui reprochent sa prématurité, son multiculturalisme forcené avec une forte représentation des spiritualités orientales et amérindiennes et le correctivisme politique des modèles proposés aux enfants. Tous les récits bibliques sont susceptibles de faire l’objet de discussion « transversale ». C’est ainsi que plusieurs manuels d’éthique et de culture religieuse de première année profitent du récit de Noé et du Déluge pour aborder le réchauffement climatique, parler des ours polaires faméliques condamnés à disparaître et de l’inévitable et mythique amérindien premier écologiste.

Le graphisme est bien sûr à l’unisson du multiculturalisme prôné par ce programme d’endoctrinement : le Québécois blanc s’y dispute les pages avec toutes les minorités. Dans une série de manuels, tous les personnages ont même une teinte café au lait et l’on distingue à peine le Québécois européen de la petite hindoue.

Nombreux sont ceux qui se sont insurgés contre ce programme qui minimise l’héritage chrétien du Québec et dont les manuels ne réservent souvent au christianisme qu’environ 25 à 30 % des pages consacrées aux religions.

Est-ce vraiment là la meilleure manière pour les immigrés de comprendre la culture québécoise et française, son histoire et sa littérature et de s’intégrer à la société québécoise ?

Parmi les 45 % de Québécois qui s’opposent à ce cours, on retrouve des parents qui se plaignent de la difficulté accrue de la transmission de leurs valeurs (chrétiennes ou autres) après le passage obligé de leurs enfants par ce programme gouvernemental.

D’autres se plaignent de la superficialité du cours dont un des buts principaux est de transmettre une idée fausse des religions en en gommant les différences pour aboutir à une impression de « toutes les religions elles sont belles, toutes les religions elles sont gentilles », sauf chez les intégristes bien sûr. Nous voilà donc tous fils d’Abraham (en cachant les différences entre Ibrahim et Abraham), priant le même Dieu qui parle en même temps dans nos livres sacrés et tous adeptes inconditionnels de la règle d’or et à l’égalité des sexes. On passe sous silence les différences entre l’Abraham biblique et l’Ibrahim musulman, le fait qu’il est difficile que Dieu soit le même quand il a des attributs si différents en islam et dans le christianisme, qu’il est difficile de réconcilier certains passages des différents livres sacrés (Jésus est-il vraiment ressuscité oui ou non? Le Coran dit que non!) et que la référence à aimer son frère n’est pas dans le Coran, mais un des hadiths, et qu’il est souvent compris comme aimer son frère de religion et non l’infidèle.
N’épiloguons pas sur le manuel qui n’hésite pas à affirmer tout de go que Mahomet a amélioré le sort des femmes.

Bref, un cours de pluralisme post-moderne qui prend prétexte de la diversité croissante du Québec tout en confondant diversité ethnique et religieuse (seuls 3,5 % des Québécois sont d’une tradition religieuse autre que chrétienne). D’ailleurs, les derniers troubles de la « diversité » au Québec n’ont pas eu comme base une différence de religion. En effet, les émeutes de Montréal-Nord virent s’affronter des policiers québécois pure laine et des manifestants latino-américains et haïtiens, tous de tradition chrétienne. Il faut savoir que les minorités visibles du Québec subissent un chômage de deux à trois fois supérieur au chômage des Québécois de souche. Et ceci alors que l’immigration est censément une immigration choisie.

Malgré le fait que 69 % des Québécois voudraient avoir le choix pour leurs enfants entre un cours de religion traditionnel et ce cours d’éthique et de culture religieuse, le gouvernement libéral s’entête à n’admettre aucune exemption et à renvoyer les cas les plus réfractaires de leur école.

Ce même gouvernement libéral, dont les immigrés naturalisés forment une large part de l’électorat fidèle, a décidé d’augmenter les quotas d’immigration et d’imposer ce programme multiculturel pour améliorer le « vivre ensemble » dans un Québec de plus en plus divers. Et si le gouvernement limitait l’immigration et rendait plus de liberté aux parents qui ne verraient plus leurs enfants soumis à cet endoctrinement nécessaire pour mieux apprécier la richesse de l’immigration renforcée ?

Eric Zemmour : "le rap est une sous-culture d'analphabète"

Les réactions sur le plateau ne se font pas attendre…

Carpette anglaise 2008 : Valérie Pécresse

Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l’Elysée de 1963).

La fin des lois mémorielles ?

Serait-ce la fin d’une sempiternelle repentance ? A trop en faire, en ont-ils eu marre ? Le députés se sont ainsi exprimés :

Selon les informations à paraître demain dans Le Journal du Dimanche, le rapport sur les questions mémorielles, qui sera dévoilé le 19 novembre prochain par Bernard Accoyer, préconise de ne plus légiférer sur les questions mémorielles. Si les textes déjà existants – loi Gayssot, loi Taubira- ne devraient pas être remis en cause, les parlementaires devront à l’avenir se contenter de simples résolutions.

Reste à savoir ce que l’on entend par « simples résolutions ».

Élection du philosophe catholique Jean-Luc Marion à l'Académie

Jean-Luc Marion, un des meilleurs et plus connus philosophes catholiques français, vient d’être élu à l’Académie, au siège de Mgr Lustiger, décédé le 5 août 2007. L’occasion de se familiariser avec cette pensée si originale, et accueillant et approfondissant la Révélation.

Jean-Luc Marion, qui fut dans l’équipe qui relança la revue Résurrection, puis dans l’équipe qui, en lien avec l’édition allemande et le Cardinal Ratzinger, créa l’édition française de Communio, était un proche du cardinal défunt. Né en 1946, élève de Derrida et d’Alquié, ayant enseigné à la Sorbonne-Paris IV et à Chicago, il est internationalement reconnu comme un philosophe de haut vol. Il dirige aujourd’hui la collection Épiméthée aux PUF. Son dernier ouvrage est tout frais : Au lieu de soi, l’approche de saint Augustin.

Philosophe de tradition phénoménologique, se voulant disciple de Husserl, très marqué par Heidegger, lecteur de Lévinas – mais aussi de Lubac et von Balthasar, il a écrit plusieurs ouvrages, techniques mais profonds, sur la métaphysique de Descartes (Ontologie grise, Théologie blanche, Questions I & II, Constitution onto-théologique), après l’édition critique des Regulae et la publication d’un index (un des premiers index informatiques) des Meditationes metaphysicae. Son approche originale, qui part des phénomènes quotidiens pour y lire le mystère de l’être et le mystère de Dieu, peut révéler à nos contemporains la pertinence renouvelée du christianisme. Le plus dense de ses ouvrages, écrit avant 30 ans, et qui l’a révélé sur la scène éditoriale, est L’Idole et la distance, lecture philosophico-théologique de Nietzsche, du pseudo-Denys l’Aréopagite et de Hölderlin. Le plus connu est peut-être Dieu sans l’être, mais il ne faut pas rater le petit bijou théologique et méditatif que sont les Prolégomènes à la charité.

Parmi les fils conducteurs de son œuvre, l’étude du phénomène comme ce qui se donne, en particulier du phénomène dit saturé (excès de l’intuition sur le concept, de l’apparaissant sur son cadre, de l’événement sur l’attente), d’où sa trilogie : Réduction et donation (étude d’Husserl), Étant donné, De surcroît. S’y rattachent, en manière de postface Le Phénomène érotique, puis Le Visible et le révélé, La Croisée du visible (avec notamment de belles études sur l’art contemporain, qui se rattachent à sa philosophie de l’icône développée dans L’Idole et la distance).

Une consécration méritée pour un des philosophes les plus puissants de sa génération, et qui de surcroît nous aide à comprendre ce que nous croyons.

Chronique d'une décadence quotidienne

Un petit tour des informations disponibles sur Internet…

Politique

Le président Sarkozy agace profondément. Les Allemands en particulier. Sa manière de répondre (trop) rapidement aux crises en proposant des mesures dont il n’a jamais discutées avec ses « partenaires européens » ne plaît pas. Des mesures qui proposent toutes un engagement plus grand de l’État, ce qui, outre-Rhin, plaît encore moins. Et son style ne lui garantit pas le succès d’antan.

Sur le fond, plusieurs sujets fâchent les Allemands. Et avant tout, cette manie française de vouloir toujours tout résoudre à coup d’interventions de l’Etat. L’idée d’un « gouvernement économique européen », relancée jeudi, suscite de fortes réticences en Allemagne, qui redoute pour l’indépendance de la BCE. Cette méfiance est renforcée par les supputations selon lesquelles Nicolas Sarkozy se verrait bien, après avoir présidé l’Union européenne pendant six mois, dans la peau d’un président de l’Eurogroupe pour un an.

De même, le « fonds européen » destiné à sauver l’industrie de la convoitise des fonds spéculatifs proposé mardi par Sarkozy, se heurte pour sa part à une hostilité unanime outre-Rhin. La rapidité –inhabituelle- avec laquelle la chancellerie et le ministère de l’Economie ont fait état de leur « rejet clair et net » est à la hauteur de l’exaspération de Berlin.

Au-delà du fond, le style Sarko exaspère les Allemands. « Il arrive toujours avec des propositions sans en avoir parlé auparavant avec ses partenaires, en particulier les Allemands, constate Katynka Barysch, du Center for European Reform. Cela ne renforce pas sa crédibilité européenne, et conforte ceux qui pensent qu’il n’a pas compris de quelle manière fonctionne l’Europe ».

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Il n’y a d’ailleurs pas que les Allemands. Les Tchèques ont fait savoir qu’ils ne comprennent pas pourquoi le président français veut prolonger le mandat français ou le gouvernement de l’Eurogroupe. La République Tchèque se dit prête à assumer la présidence tournante du Conseil européen.

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Nicolas Sarkozy (encore lui) a déçu (l’habitude, vous comprenez) les souverainistes québécois en affirmant que « Les Canadiens sont nos amis et les Québecois notre famille » avant d’ajouter que le monde n’avait pas besoin « d’une division supplémentaire ». Non, effectivement, la division est valable pour le Kosovo, mais pas pour le Québec. C’est pourquoi un ancien premier ministre québécois lui demande des explications.

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Il est l’alpha et l’oméga, le nord et le sud, l’est et l’ouest…Sarko, encore lui, mais version socialiste, s’il vous plaît. Un coup de pouce de Marianne 2 pour promouvoir un type qui va diviser un peu plus le PS, tout en décevant à moyen terme, dès qu’il aura le pouvoir. Benoît Hamon est jeune, décomplexé, de gauche…Le candidat de Marianne, pour le congrès de Reims qui s’annonce difficile.

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Religion

La campagne de dénigrement des catholiques commence à se calmer au Viêt-Nam. Mais ce sont les règlements de compte qui se profilent à l’horizon. Le pouvoir prépare les procès de plusieurs fidèles.

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Sœur Emmanuelle, telle que vous ne l’avez jamais vu, ou jamais entendu. Celle que PPDA veut absolument canoniser parle dans ses mémoires posthumes de ses désirs sexuels. Edifiant ! « Que celui qui n’a jamais péché… »me dira-t-on. Mais sœur Emmanuelle reste une personnalité hautement ambiguë, notamment en ce qui concerne sa position sur le préservatif. Je pense que PPDA attendra…

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Le sous-préfet de Grasse a mis fin à un projet d’installation d’un abattoir hallal (même si les journalistes s’abstiennent bien de prononcer le mot « hallal »). Les musulmans se disent déçus.

« Nicolas Sarkozy a dit qu’il ne voulait plus de moutons tués dans les baignoires et qu’il fallait développer les petites structures d’abattage. Nous, on va dans ce sens et on nous accuse de tous les maux. C’est à n’y rien comprendre. »

Eh bien, qu’ils se contentent des abattoirs normaux ; cela évitera de torturer inutilement les animaux.

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Un avocat italien évoque dans un livre (La fabrique des divorces. Le droit contre la famille) les conséquences de la légalisation du divorce. Dépression, violences consécutives aux séparations, troubles divers, tout est évoqué dans cet ouvrage à la fois fouillés et riches d’expérience.

Le système des divorces, pas seulement en Italie, se base sur une contradiction et un renversement. Le divorce qui, selon la loi, devait être un remède extrême pour les crises familiales non résolubles autrement, est devenu dans la procédure judiciaire, un droit individuel sacro-saint. Non seulement il est reconnu et garanti, mais largement favorisé par rapport aux autres droits et devoirs liés au mariage.

La possibilité de divorcer librement ne nous a pas rendus plus libres, et encore moins heureux. On le voit au malaise social, économique, mais surtout psychologique que le divorce a répandu dans la société occidentale de façon endémique.

Avec le divorce, les sociétés occidentales se sont retrouvées inondées par ce que l’on appelle des « océans de souffrance ». Ces quarante dernières années, et de façon épouvantablement accélérée ces dix dernières années, on assiste à des malaises sociaux, à des lacérations sociales, qui sont beaucoup plus profondes que ce que l’on est disposé à admettre.

Aujourd’hui, en Italie, les crimes liés à des faits de séparation ou de divorce sont probablement plus nombreux que ceux imputés à la criminalité organisée. Il y a des milliers de personnes, presque tous des pères séparés qui, à cause de leur séparation ont tout perdu, leur maison, leur travail, leurs enfants, et vivent au bord de l’indigence.

Les Etats-Unis, qui ont été les premiers à connaître les conséquences du « no-fault divorce » (c’est-à-dire la possibilité de divorcer facilement et sans faute), ont mené des études sociologiques et statistiques qui démontrent toutes que l’absence du père au sein de la famille, durant l’enfance et l’adolescence d’un enfant, en raison d’un divorce, est un facteur de déviance sociale beaucoup plus récurrent que tous les autres.

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Enfin, pour illustrer la désagrégation des familles et finir sur une note digne des précédentes, une mère a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis. Elle prostituait sa fille encore mineure

Le mariage franco-wallon

E-deo vous avait parlé de ce sondage, organisé pour connaître l’évolution d’une idée ancienne au sein de la société belge : le réunionisme.

Les résultats dénotent une importante progression du nombre de personnes favorables au rattachement à la France : + 20% en quelques mois. Pourtant, une forte partie de la population ne croit toujours pas que la Belgique risque d’éclater : 59%.

Les Français seraient favorables à se rattachement à 54%. L’article précise :

En France, la tradition d’accueil ne se dément pas.

Comme si la « tradition d’accueil » y était pour quelque chose. Les Français savent surtout tout ce que l’on a en commun avec les Wallons. Mais que l’on demande pour un autre pays (Algérie ou autre), les résultats changeront radicalement.

Mais qu’est-ce qui peut bien attirer les Wallons ? Il faut lire l’excellent article du Blogue-notes de Claude Thayse, réunioniste assumé. Une bonne synthèse, qui ne cache pas une adhésion à la République Française et à ses valeurs…Dans la droite lignée de la République Universelle des révolutionnaires, les Wallons ne sont prêts à se rattacher à la France que dans le cadre de la République.

La captation de l’expression politique du mouvement wallon par le groupe  » régionaliste  » au sein du PS entre 1985 et le début des années 1990 a été un moment important sans doute. En contribuant au succès socialiste lors du scrutin de décembre 1987, il aura participé aux progrès accomplis vers un fédéralisme inachevé. Mais les échecs et les désillusions provoquées par ce fédéralisme inachevé auraient plus tard une conséquence inattendue: la quasi disparition ou, à tout le moins, l’étouffement du courant autonomiste au sein du PS, mais également au sein même du mouvement wallon. Le phénomène avait débuté sous G.Spitaels et Ph. Busquin, il connaîtra son couronnement final avec É. Di Rupo (éloignement de JM Dehousse, mise à l’ombre de J.Happart, tentative d’humiliation de R.Collignon). L’accession au pouvoir d’É. Di Rupo représente une deuxième mort (politique, s’entend) d’A.Cools. La présidence d’É.Di Rupo assure en quelque sorte la résurrection d’E.Leburton qui, un jour, avait publiquement traité les fédéralistes de féderastes… Avant d’être renversé par A.Cools.
La fin du courant autonomiste, ou en tout cas son amenuisement, n’a pas signifié pour autant que le mouvement wallon allait disparaître à son tour. Tout naturellement, elle a dégagé le terrain pour une montée en puissance du projet réunioniste. D’où la naissance à Charleroi le 27 novembre 1999, d’une nouvelle formation politique: le RWF-RBF.

Cet article éclaire des aspects méconnus de l’histoire franco-belge. La Belgique étant une entité artificielle fondée par la France, elle en reste dépendante pour une bonne partie. On ne peut nier le fond culturel commun à ces deux pays. Aussi, je ne crois pas que le réunionisme soit une simple affaire d’adhésion aux valeurs républicaine française, car la République Française n’a pas plus à proposer que l’actuelle Belgique. L’Union Européenne s’impose à tous, Français ou pas.

Si le mouvement réunioniste remonte à la Révolution, il part avant tout d’un principe simple, qui a fondé tous les nationalismes : la prise de conscience d’une identité. Au moment de la Révolution, les Wallons se sont aperçu de tout ce qui les unissait à la France, révolutionnaire ou pas. C’est ce qui les a déterminé. De plus, ce sentiment profite aujourd’hui d’un déclin de la culture wallonne, qui ne domine plus la Belgique, au grand dam des élites francophones, hostiles au rattachement. La crise institutionnelle rappelle à tous qu’un pouvoir faible n’a aucun avenir, que ce soit en France ou en Belgique. Dans cette perspective, les Wallons ne seront pas mieux lotis en France qu’en Belgique.

Mais il est certain qu’ils profiteront pleinement de tous les avantages qu’offrent l’Etat-Providence le plus poussé au monde : RMI, sécu, etc…Il est permis de considérer que ce sont là des éléments non-négligeables.

 

La Wallonie doit-elle être rattachée à la France ?

« La Wallonie doit-elle être rattachée à la France ? » C’est la question que pose un sondage Ifop, dont les résultats seront connus mardi…

La question est dérangeante. Elle prononce l’arrêt de mort de la Belgique, dont le peuple se reconnaît encore dans la monarchie et les institutions nationales. Ce sondage élude le fait que les divisions soient une avant tout une affaire politique.

Cela dit, il existe en Belgique un courant politique wallon, exemple de ce que peut être le « réunionisme » (ou « rattachisme »), qui existe depuis la fin du XVIIIe siècle. Il remonte au rattachement de la Wallonie à la France en 1792. Ce courant a peu de succès, même si en 1945 la Wallonie s’était prononcé pour le rattachement à la France avant de se rallier au fédéralisme. Néanmoins, ce courant réalise de faibles scores éléctoraux, car les Wallons sont attachés à la Belgique. Ils ne désespèrent pas de retrouver un jour la domination économique qi’ils ont perdu en faveur de la Flandre.

La question de ce sondage joue donc sur une nostalgie révolutionnaire que ne partage pas la plupart des sondés. Le contexte est tout autre…Celui de la perte de crédit du gouvernement national, de plus en plus inutile face aux impératifs européens.

Con cours de l'Eurovision

Non seulement le candidat de la France Sébastien Tellier, auteur d’un album intitulé « Sexuality » chante en anglais, mais en plus il est christianophobe.

JO de Pékin : "boycott"

ou « boycottage » de la cérémonie d’ouverture ?

Canonisation républicaine

Aimé Césaire est mort, paix à son âme, mais Ségolène Royal, avec d’autres élus, s’empresse alors de réclamer sa panthéonisation.

 Mais il serait plus juste de se demander s’il symbolise quelque-chose pour les français, qui ne le connaissaient pas ou peu il y a un mois. C’est certes une personnalité importante de Fort de France, personnalité politique assez connue, personnalité littéraire méconnue en métropole, sauf depuis un mois. Il est donc très étonnant de réclamer sa place au Panthéon, presque de son vivant! Une des seules personnes qui y eut le droit (si ce n’est la seule) c’est Victor Hugo, célèbre de son vivant. Son enterrement attira à l’époque 2 millions de personnes!!

Léopold Sédar Senghor, autre chantre de la négritude, fut lui beaucoup plus connu, et entra même sous la Coupole académique. Pourtant personne n’a réclamé sa panthéonisation. Et Henri Salvador, personnalité encore plus connue et appréciée des français?? Ces personnages conviendraient surement mieux car plus reconnu de leur vivant en métropole.

Edit:

Aimé Cesaire est certainement un grand poète, mais il était jusqu’à il y a peu inconnu du grand public. L’interrogation porte plus sur le bien fondé de la rapidité de cette demande, au regard de ce qui s’est fait jusqu’à présent que sur son talent.

Un chapeau de paille d'Italie !

La troupe Sésame présente la pièce de Labiche, Un Chapeau de Paille d’Italie !, ces 9, 10 et 12 avril, à la salle Rossini, Notre-Dame-de-Grâce de Passy (8 bis rue de l’Annonciation, 16e arr. – métro Passy/La Muette), à 20h30.

La troupe est liée à l’association Sésame et Talents, qui aide l’association Entraide, Mission et Amitié dont l’action développe la francophonie au Liban via du soutien scolaire ou des œuvres éducatives. Les entrées (15 euros) financeront une colonie éducative cet été.

Canada : l'édile qui nivelait -fièrement- par le bas

Une illustration de l’accès simple au site internet de la ville de Montréal. Option « Orthographe alternative » et développé avec l’aide de chercheurs universitaires… >>>

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