ce samedi matin :
Thibaud
"Connecté au pays réel"
demande Le Figaro à ses lecteurs.
Thibaud
Ils organisent un kiss haine homosexuel devant la Grande Mosquée de Lyon le 7 mai à 16h. Faites pression sur la préfecture de Lyon pour que cet événement scandaleux n’ait pas lieu !
« si quelqu’un scandalise un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendit à son cou une de ces meules qu’un âne tourne, et qu’on le plongeât au fond de la mer. Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive! »
Notre Seigneur Jésus Christ, Mt 18,6 et 7
Marie-Josée Roig, « mairesse » d’Avignon qui jure qu’elle n’est pas franc-mac, mais bien catholique. Comme Andres Serrano et Pascal Houzelot, le président de Pink TV ?
Thibaud
dans une église belge avec la complicité du curé et de l’évêque. Réagissez !
Thibaud
Communiqué
Le juge des référés d’Avignon a débouté l’AGRIF de sa demande de retrait de l’espace public des représentations du « Piss Christ » d’Andres Serrano et a condamné notre association à 5.000 € de dommages et intérêts et à 3.000 € de participation aux frais de justice du défendeur. L’AGRIF est en quelque sorte sanctionnée pour s’être adressée à la justice.
Naturellement, l’AGRIF fait appel de ce jugement estimant que la présentation publique du « Piss Christ » constitue une injure, une provocation et une discrimination délibérées à l’égard des chrétiens.
« L’AGRIF veut vous dire que les chrétiens en ont assez d’être outragés et insultés ! (…) Que ceux qui font de la provocation à moindre frais avec l’argent du contribuable, cessent ce jeu ! », a pourtant plaidé l’avocat de l’AGRIF, Me Hervé de Lépinau.
Liberté artistique nous dit-on ? L’avocat de l’AGRIF a répondu que « le monde artistique ne joue pas avec ce qu’il est convenu d’appeler la deuxième religion de France, l’islam », rappelant au passage l’affaire du Strasbourgeois ayant uriné sur un exemplaire du Coran contre lequel le Parquet à requis 3 mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende.
Me Tricoire, avocat de la Collection Lambert, a estimé qu’il n’y a « aucun rapport entre l’œuvre d’Andres Serrano et le fait d’uriner sur un Coran ».
Elle a été suivie par les juges.
« Artiste à Avignon, délinquant à Strasbourg ? » demandait l’AGRIF dans un communiqué du 12 avril dernier. Il a été répondu aujourd’hui par l’affirmative.
Comme nous l’avions pressenti, la défense de la Collection Lambert et le juge des référés se sont servis de l’ouvrage co-écrit par Mgr Albert Rouet, préfacé par Mgr Gilbert Louis (toujours évêque de Châlons-en-Champagne), L’Eglise et l’art d’avant-garde. « Un excellent ouvrage sur l’art contemporain », selon Me Tricoire qui s’est fait un plaisir de brandir les nombreux clichés scatologiques et pornographiques mis en valeur par ces évêques qui ont par ailleurs écrit dans ce livre à propos de Serrano « qu’il n’y a jamais eu pour Serrano une quelconque volonté d’outrage au crucifié », car « il utilise l’infamant liquide pour en exploiter les qualités plastiques étonnantes »…
Le jugement d’Avignon est donc aussi la victoire de ces deux évêques.
La vive réaction et la claire fermeté de Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, rappelées par Me Hervé de Lépinau, n’auront pas pesé lourd face à la caution « morale » de ses deux confrères.
L’AGRIF continue plus que jamais son combat pour la défense de la foi des chrétiens et le respect de la dignité humaine.
L’Express vient de sortir un article à lire sur les réseaux et les dernières victoires des catholiques en France. Mais contrairement à ce qu’affirme l’hebdomadaire, le contexte ne nous est pas si favorable. Avec une majorité de droite, seulement une partie des mesures pro-mort prévues a pu être bloquée (projet du beau-parent, euthanasie) ou vidée en partie – mais pas totalement – de sa substance (travail dominical). Une autre est passée (« améliorations » du PaCS). Avec une majorité de gauche, je ne donne pas six mois aux opposants au droit naturel pour nous imposer les parodies homosexuelles du mariage, l’adoption par les homosexuels et l’euthanasie.
Au niveau du combat culturel, c’est un échec cuisant. La majorité de la population pense de moins en moins bien. Progressivement, le matraquage pro-mort fait son effet… Si certains employés des camps de concentration ont pu s’habituer à ce qui s’y passait, vous pensez bien qu’on peut habituer l’être humain à tout et à n’importe quoi. Donc si l’article de L’Express fait plaisir, comme il est sympathique de lire que la soixantaine de député chrétiens évangéliques brésiliens va empêcher le vote d’une loi de soi-disant lutte contre l’homophobie par un Parlement qui en compte plus de 500 ou d’entendre qu’une internationale pro-vie menace « le droit à l’IVG », ne nous reposons pas sur nos lauriers. Prions et bataillons : tout reste à reconstruire !
Thibaud
Serrano dit être un « artiste chrétien » et assure qu’il ne veut pas blasphémer. Qu’on nous permette d’être sceptique. Parmi ses « œuvres d’art », prenez par exemple l’immonde « Triumph of the Flesh » réalisé en 2000. On y voit une sœur en train de se masturber. Une autre de ses « œuvres » montre une femme blanche nue masturbant un cheval… Sur une photo intitulée « La Morgue », on voit le pénis d’un homme mort sur une table avec le chapelet dans les mains, la croix du Christ juste à côté des organes génitaux…
Serrano n’est pas un artiste, c’est un biiiiiiiiiiiiiip qui expose ses saletés à nos frais.
Thibaud
et prétendent maintenant recevoir des menaces de mort :
Une idée parmi d’autres : envoyer au musée des flacons d’urine pour contribuer, à notre manière, à restaurer les saletés endommagées par de jeunes artistes catholiques avignonnais. La performance (artistique j’entends) continue !
Thibaud
Les Inrocks, c’est cet hebdomadaire qui fait l’apologie du porno une semaine sur deux (en 1970, on sait pour quoi ils auraient milité…), propriété de Matthieu Pigasse.
Thibaud
« Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » C’est bien cette prière du Christ en Croix qui nous vient à l’esprit chaque jour en suivant l’actualité. Euthanasie, avortement, eugénisme, affaiblissement de la famille, théorie du genre, profanations et vexations aussi perverses qu’imaginatives…. C’est bien le drame du monde actuel ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! Les consciences ont été anesthésiées progressivement et savamment depuis une centaine d’année. Et les fruits portent. L’immense majorité des jeunes et des moins jeunes du reste, n’a aucune base culturelle. Les fameuses humanités qui formaient les esprits ne sont plus même une vague impression dans des mémoires assaillies par la pornographie, abêties par les émissions de télévisions vide de sens. Visiter et comprendre les jardins de Versailles est désormais hermétique à l’intelligence classique des jeunes générations. Victor Hugo, Eugénie ou Gabriel Marcel, ne sont plus que des noms de rue ou de station de métro. Tout ce sur quoi la pensée doit compter pour se forger a été peu à peu banni des programmes scolaires, des salles de spectacles, des films cultes. Alors que l’on vante la libération des hommes grâce au progrès des sciences et de la scolarisation, il faudrait peut-être humblement faire amende honorable et reconnaître l’immense régression intellectuelle, non seulement de l’élite, mais aussi des masses. Les laconiques et approximatives définitions de Wikipédia ne remplaceront jamais un cours sur l’histoire de France ou une pièce de Racine. ‘Mon Peuple périt faute de connaissance’ dit Dieu au prophète Osée. Voilà bien là le drame de l’humanité aujourd’hui. Hommes et femmes ne s’élèvent guère au-delà de l’animal évolué. Mais comme le constate Aristote dans son Ethique à Nicomaque, bien des bêtes nous sont supérieures dans l’ordre physique. Il n’est que l’intelligence qui puisse distinguer l’homme de la bête. Qu’avons-nous fait de notre intelligence ? Comment en être arrivé à tenir dans une même phrase, une chose et son contraire ? Tout simplement parce que la connaissance étant le plaisir de l’âme, un homme frustré cherche ses compensations dans les plaisirs du corps, c’est-à-dire, ces plaisirs qui lui sont communs aux animaux. Le pain et les jeux ! Nous y sommes bien revenus, il n’y a pas de doute.
Mais pourquoi ? Y a-t-il un complot ? Qu’une dynamique anti-chrétienne se soit développée c’est une évidence. Et le démon n’y est certainement pas étranger. Mais cette dynamique se nourrit également de la passivité des hommes face à leur destin et du système actuel. Sans être intentionnellement contre l’homme ou contre le Christ, une économie qui repose sur la consommation a tout intérêt à ce que la personne humaine soit sans repère et insatisfaite. Car cette perte d’identité est la source des besoins compensatoires qui constituent le fond de roulement de la société de consommation. Aussi face à ce double mouvement (besoin compensatoire et démission de l’intelligence), les repères ne tiennent plus et le relativisme devient l’échappatoire illusoire d’une société qui étouffe. De là, nombre de maux importants et structurels. Le système financier vicié qui vit sur cette fuite compensatoire. Le gender qui exacerbe l’égo et alimente cette perte d’identité mortifère. Le rapport à la vie déconnecté de l’homme lui-même.
Face à cela que faire ? Que peuvent faire les chrétiens isolés, désormais réduits à une minorité ridiculisée ? Benoît XVI n’aurait-il pas voulu nous donner une piste importante d’action avec cette initiative plus ou moins bien relayée du parvis des gentils ? Comme le remarquait saint Vincent de Paul au sujet des pauvres qui l’entouraient « avant de s’occuper de leur âme, il faut qu’ils prennent conscience qu’ils ont en une. » Voilà peut-être ce qui nous incombe à tous prioritairement !
Reformer une élite chrétienne capable d’être cette lumière du monde, reconquérir la culture et l’excellence désertées par un certain misérabilisme post soixante-huitard. Sortir de l’amateurisme de l’à-peu-près. Et tant pis pour ceux qui, en retard d’une guerre, confondent égalité des chances et nivellement par le bas. Si le monde périt faute de connaissance, alors il nous appartient de lui donner ce qui lui faut pour reprendre vie.
Cyril Brun, directeur de l’Observatoire Sociopolitique de Toulon