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Archive for Constitution française

François-Xavier Chemain : « Dieu va nous donner l’occasion d’assister à la déroute complète de l’islam »

Génération FA8 publie un très intéressant entretien avec Jean-François Chemain, secrétaire national en charge de la thématique "religion-laïcité" du Parti chrétien démocrate qui vient de publier aux éditions Via Romana La vocation chrétienne de la France. Extrait :

Je suis aux premières loges, en tant que professeur en banlieue, pour témoigner de l’islamisation de la France, qui dépasse même ce que vous imaginez, par le jeu de l’immigration (toujours massive), des mariages mixtes, des conversions, de la pression sociale. Mais je peux aussi témoigner d’un nombre non négligeable de conversions de musulmans au christianisme, et c’est alors à chacun de devenir missionnaire ! Et puis il faut compter sur l’Esprit Saint, qui souffle toujours là on ne l’attend pas. Si vous me permettez un conseil de vieux à des jeunes, ne tombez surtout pas dans le désespoir morose de nombre de vos aînés : certes la situation semble largement compromise, mais ne croyons-nous pas à un Dieu qui fait des miracles, y compris politiques, à la condition qu’on y croie absolument ? Alors soyons joyeux : la France est certes au bord de l’islamisation, mais Dieu va nous donner l’occasion, parce que nous y croyons dur comme fer, d’assister à la déroute complète de l’islam !

Sur la vocation surnaturelle de la France :

Dieu (…) semble avoir voulu dès l’origine que la France existât, pour lui donner une mission très particulière : défendre l’Eglise catholique romaine contre tous ceux qui voulaient la détruire, de l’extérieur, comme l’islam, ou de l’intérieur, comme les schismes, hérésies, ou encore les prétentions politiques à instrumentaliser la religion. Cette vocation particulière a façonné l’âme de notre pays, y compris dans les domaines où on le soupçonnerait le moins, comme sa vocation universelle ou son essence laïque. Elle nous interdit de désespérer de l’avenir, car Dieu n’a jamais abandonné la France, Il le lui a promis et répété tout au long de son Histoire. Mon livre est un message d’espérance pour les chrétiens qui aiment passionnément leur vieux pays. Certains croient que la France n’est plus chrétienne depuis 1789 : comment expliquent-ils alors toutes les apparitions mariales survenues aux XIXe et XXe siècles sur notre terre, et les nombreuses injonctions des papes, qui continuent à nous appeler « fille aînée de l’Eglise » ?

Thibaud (via Le Salon Beige)

La monarchie pour le Bien commun, le long terme et la fin du système des partis

Monde et Vie a interrogé le Prince Jean de France, duc de Vendôme, père depuis peu d'un petit Gaston. Zoom sur 3 points qui nous intéressent tout particulièrement :

  • la famille :

Jean2France Aujourd’hui, on a des familles décomposées – recomposées et un espace familial tout en rupture : comment voulez-vous que la société puisse être sereine ? C’est dans la famille que la société trouve ses fondements. C’est au sein de la famille que l’individu fait ses premiers pas, qu’il a son premier contact avec l’autre, que se noue la relation entre les plus jeunes et les moins jeunes… C’est pourquoi, si l’on casse le modèle familial, les mêmes effets se transposent à l’échelle de la société. Par ailleurs, il est nécessaire de mener une politique nataliste, parce que notre société vieillit, tandis que les sociétés jeunes sont dynamiques. Je l’ai constaté en Pologne, en marchant dans les rues de Cracovie : 60 % des personnes que l’on y rencontre sont jeunes, et c’est un pays d’un incroyable dynamisme. Il faut mettre en place les conditions de cette orientation en aidant les mères de famille, qu’elles travaillent à l’extérieur ou qu’elles soient au foyer, par les allocations familiales, en assurant à celles qui ont un emploi la possibilité de mettre leurs enfants à la crèche ou d’avoir des aides à domicile, et en donnant à celles qui sont à la maison un statut qui consacre leur activité, avec une aide à déterminer.

Le Prince se déclare favorable au salaire maternel "si les recettes de l’Etat le permettent".

  • l'avortement :

(…) ceux qui, comme moi, sont attachés à leur foi et à leurs convictions, doivent défendre le principe du respect de la vie de son début à sa fin. L’avortement et l’euthanasie sont le fruit d’une société égoïste. Pour justifier l’euthanasie, on invoque la souffrance, mais il s’agit souvent de ne pas avoir une personne âgée sur les bras… Il existe des solutions qui permettent d’accompagner les gens dans la souffrance, mais c’est l’amour qui doit guider notre action. Même chose pour l’avortement, alors que nous avons besoin d’enfants ! Se pose aussi la question de la responsabilisation de la relation sexuelle ; dont la société ne veut pas entendre parler. Il y a là une question d’éducation, personnelle, mais aussi sociale. Il faut inverser la tendance en commençant par montrer la beauté de la vie.

  • la monarchie :

La monarchie est utile parce qu’elle permet de faire primer le bien commun sur les intérêts particuliers, et de s’inscrire dans le long terme, alors qu’aujourd’hui on n’est intéressé que par le court terme, qui empêche d’anticiper et de relever les grands défis de notre temps. Elle permet aussi de sortir du système des partis qui a cannibalisé la vie politique et développé une logique d’affrontement. Est-elle possible aujourd’hui ? Trois éléments sont à considérer : la préparation du prince – je suis là ; la volonté des Français ; et les circonstances. On peut penser qu’avec la crise, économique mais aussi comportementale, les circonstances peuvent être là. La volonté des Français ? Je pense que les Français ont le cœur royal mais l’intelligence républicaine. Il faudra leur faire retrouver l’élan du cœur.

Thibaud

Gilles Bourdouleix : « ceux qui n’acceptent pas nos valeurs de civilisation n’ont qu’à quitter la France »

Bourdouleix EXCLUSIF ! Député du Maine-et-Loire et depuis peu président du CNI, Gilles Bourdouleix a bien voulu répondre à nos questions. L'entretien a eu lieu hier soir à l'Assemblée nationale.

Gilles Bourdouleix, bonsoir. Alors que Philippe de Villiers a rejoint le Comité de liaison, le Centre national des Indépendants paraît bien isolé. Pourquoi ne rejoignez-vous pas, dans le cadre de la stratégie d'ouverture à droite ou du Comité de liaison de l'UMP, la majorité ?

Vous savez, je suis le premier à protester parce que le CNI n'est pas invité par le Comité de liaison ! L'ouverture telle qu'elle est pratiquée actuellement ne me satisfait pas : je ne suis pas emballé par Besson ou Bockel qui ont obtenu des places sur les listes NC-UMP et des élus aux dernières élections européennes alors qu'ils ne représentent rien. L'ouverture n'est même pas efficace sur le plan électoral puisqu'entre 2007 et 2009, l'UMP a perdu des millions d'électeurs.

Deux raisons au choix du CNI de garder son indépendance par rapport à l'UMP :

- structurelle : on a des convictions, des idées, des valeurs. On doit les exprimer. Or, l'UMP, c'est un peu l'auberge espagnole, un parti fourre-tout qui veut faire plaisir à tout le monde. C'est plus un parti de supporters, pour les présidentielles notamment, qui réagit en permanence à la mode et aux sondages. Si les Français étaient persuadés qu'il faut se brosser les dents avec le manche de la brosse à dent, l'UMP serait capable de les conforter dans leur opinion et ferait une réformette, une de plus !

- conjoncturelle : l'UMP n'a plus de réserve de voix au second tour et on voit qu'elle risque de le payer aux prochaines élections… Nous pouvons tout à fait jouer ce rôle de réserve de voix.

D'où les projets de réformes des scrutins de Nicolas Sarkozy…

Auxquelles je ne suis pas favorable parce qu'elles visent clairement à améliorer les résultats d'un parti : l'UMP. Je suis partisan d'inscrire les modes de scrutin dans la constitution française.

Mais le CNI a-t-il les moyens de son indépendances ?

On n'a pas les moyens de tout faire. Par exemple, aux prochaines régionales (printemps 2010, NDLR), nous ne pourrons monter de listes, faute de suffisamment de moyens humains, logistiques et financiers. Nous souhaitons nous concentrer sur les scrutin uninominaux comme les élections cantonales de 2011.

Vous privilégiez l'enracinement…

Oui. L'implantation de longue date demande des moyens moins importants. Dans la foulée des cantonales, le CNI présentera un candidat aux élections présidentielles de 2012 puis des candidats aux législatives.

Le CNI, combien de divisions ?

Je ne vais pas, comme d'autres partis, vous donner un nombre d'adhérents truqué… Mais je ressens un frémissement du, selon moi, au changement de direction du CNI et à la lassitude et à la déception de nombreux adhérents et militants de l'UMP.

En me rendant sur le site de la ville de Cholet dont vous êtes le maire, j'ai pu constater que vous aviez une saine conception de la laïcité…

Je vais vous donner un exemple de la façon dont je vois la laïcité : à Cholet, et cela depuis 7 ou 8 ans, nous organisons près du marché de Noël place Travot (dans le centre-ville), une crèche vivante qui attire entre 20 et 25 000 personnes chaque année. Cela a scandalisé une conseillère municipale communiste qui nous a accusé de favoriser une religion par rapport à une autre. En plein conseil municipal, je lui ai lu la narration de l'histoire de Jésus. Elle croyait détenir enfin la preuve que je favorisait une religionPuis, je lui ai expliqué que je venais de lire une page du Coran ! Elle ne savait plus quoi dire… Alors oui, je me bats contre une certaine méconnaissance des choses.

Puisque vous abordez le sujet de l'islam justement, êtes-vous favorable ou non au port du voile intégral dans les espaces publics ?

Je suis contre. Le voile intégral n'a rien à voir avec la religion musulmane, c'est une tenue traditionnelle qui existait avant Mahomet et qui a été encouragée dans les années 1920 par les Frères musulmans en Egypte. Les personnes qui le portent dans des lieux publics ont pour objectif de déstabiliser la société. C'est la politique des petits pas. On commence par des horaires spéciales pour les femmes dans les piscines en attendant le burkini… Je vais vous dire : nous avons des valeurs de civilisation. Ceux qui ne les acceptent pas et qui veulent pouvoir porter le voile dans la sphère publique n'ont qu'à quitter la France.

Au fond, comment résumeriez-vous votre conception de la laïcité ?

Pour moi, la laïcité, c'est deux principes : la protection des religions et des croyants (donc de la liberté de conscience et de croyance) et la protection contre les excès de la religion.

Nous souhaitions connaître plus concrètement votre opinion sur chacun des trois points non négociables formulés par le Saint-Père alors qu'il était cardinal : le respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle, la défense de la famille et la liberté d'éducation.

En tant qu'homme politique, je ne me base pas sur des convictions religieuses et je ne suis pas toujours d'accord avec Benoît XVI.

Commençons si vous le voulez bien par la défense de la famille…

Le CNI que je préside défend la famille au sens traditionnel du terme, en tenant compte du fait que la famille de 2009 n'est pas la même que celle de 1950. Nous sommes opposés à la reconnaissance légale de l'homoparentalité : cela signifierait faire une loi pour des cas particuliers. Il y a derrière ces revendications un lobby très puissant dans les médias et en politique. Je suis à ce titre opposé au fait que GayLib soit associée à l'UMP, comme si la sexualité avait quelque chose à voir avec la politique : c'est ni plus ni moins du communautarisme au sein d'une formation politique qui condamne… le communautarisme.

Et le PaCS ?

En 1999, je n'étais pas député. Si je l'avais été, j'aurais voté pour le PaCS. Sur cette question, je suis assez libéral et ne verrais aucun problème à recevoir à la mairie deux personnes, y compris de même sexe, pour les PaCSer. Mais le mariage doit rester entre un homme et une femme (NDLR : Annick du Roscoät à qui succède Gilles Bourdouleix était favorable à l'abrogation du PaCS).

Mais vous savez bien que le PaCS (non homosexue
l, j'entends) affaiblit la famille, la précarise, ce qui ne fait pas l'affaire des plus faibles quand il est rompu…

Vous savez, quand on voit le taux de divorce chez les gens mariés…

Justement, à ce propos, que pensez-vous de l'idée d'une préparation au mariage civil (où seraient bien rappelées les obligations des époux l'un envers l'autre et la signification pour la société de cet engagement) ?

J'y suis plutôt favorable et ai demandé à mes collègues de plancher dessus. Le mariage est une démarche sérieuse et mérite quelques explications. Or, pour marier régulièrement des administrés, je constate qu'ils ont la tête ailleurs quand je leur lis les articles du code civil…

Par rapport à la défense de la vie, quelle mesure concrète envisagez-vous pour aider les femmes en détresse sur le plan matériel par exemple et qui souhaiteraient garder leur enfant ?

Le problème, c'est que cela nécessite des aides sur une très longue durée…

Peut-être mais quand on voit à côté le coût de l'immigration et du problème des retraites…

Je trouve logique qu'on puisse avoir le droit d'avorter et n'étant pas une femme, je ne peux pas me mettre à la place de celle qui avorte. Mais je souhaite faciliter l'adoption d'enfants qui est aujourd'hui un parcours du combattant.

La liberté d'éducation maintenant. Nicolas Sarkozy ose parler d'un "équilibre" entre le public et le privé (80%-20%) et le privé est obligé de réduire ses capacités quand le public perd des élèves afin de maintenir cette (dis)proportion en l'état, alors même qu'il croule sous les demandes de parents souhaitant y inscrire leurs enfants ?

Je suis pour la liberté d'éducation et m'oppose régulièrement au discours… presque raciste de la gauche y compris dans ma circonscriptionle conseil régional des Pays-de-la-Loire présidé par le socialiste Jacques Auxiette a décidé de construire un lycée public à Beaupréau où il y a actuellement un lycée privé, Notre-Dame de la Bonne nouvelle. Cette création va provoquer le départ de 100 lycéens dans chacun des deux lycées publics de Cholet. Elle ne répond à aucun besoin, si ce n'est celui de concurrencer le privé.

A Cholet, le privé et le public scolarisent chacun la moitié des jeunes de la ville et j'en suis très content. Je souhaite un toilettage de la loi Falloux.

Cholet va-t-elle rejoindre la Vendée comme on peut le lire sur Internet ?

(Rires) Non, c'est juste que Cholet a plus de liens avec la Vendée et mériterait, avec ses 53 000 habitants, d'être chef-lieu d'un département

Nos lecteurs sont jeunes et souvent désabusés par la politique, que leur diriez-vous ?

Engagez-vous, défendez avec force vos convictions, prenez votre carte au CNI. Surtout, ayez des idées…

Avoir des idées n'aide pas à évoluer au sein d'une formation politique…

C'est certain. Il est plus facile d'être un godillot, de dire amen à tout, surtout dans un régime aussi courtisan.

C'est pire que sous Chirac, vous ne trouvez pas ?

Je ne vous le fais pas dire !

Un dernier mot sur le départ de Christian Vanneste du CNI ?

Je regrette ce départ. Mais c'est comme ça… C'est dommage car en 2007, c'est grâce à l'investiture du CNI que l'UMP n'a présenté personne face à lui dans sa circonscription. Pour obtenir ce résultat, il a fallu qu'un de nos candidats qui aurait pu être dangereux pour l'UMP dans une autre circonscription, se retire.

Vous vous parlez toujours ?

Bien sûr !

Lui se sentirait mieux si Frédéric Mitterrand démissionnait…

Le soutien de Frédéric Mitterrand à Roman Polanski a été une erreur. Il n'avait pas à se mêler d'une affaire qui regarde la justice américaine. J'espère que celle-ci va faire son travail et qu'elle saura être indulgente, vue l'ancienneté des faits. Dans l'affaire qui a suivi, ce qui me choque le plus, c'est que le président de la République ait nommé ministre de la culture Frédéric Mitterrand en connaissance de cause puisqu'il dit avoir apprécié son livre. Je considère qu'il n'aurait pas fallu le nommer mais puisqu'il est ministre, donnons-lui une chance et laissons-lui la possibilité de se repentir.

Gilles Bourdouleix, merci d'avoir répondu à nos questions.

Thibaud

Le lobby homo tenté par le référendum d’initiative dit populaire

Le 15 octobre prochain, les députés français débattront d’une proposition de loi présentée par les socialistes, fixant les modalités d’organisation des référendums d’initiative conjointe.

En effet, ces référendums sont théoriquement possibles, depuis la modification de la Constitution du 23 juillet 2008 voulue par Nicolas Sarkozy. Mais les textes d’application n’ont pas encore été examinés. Selon Bernard Accoyer, le Président de l'Assemblée nationale, ils le seront "d'ici à la fin de la session qui s'ouvre" soit juin 2010. "Ce sera un texte que le gouvernement va nous proposer prochainement" croit-il savoir…

Et les militants "LGBTI", pour reprendre leur sémantique visant à imposer la théorie du genre, de se réjouir sur la toile de l'apparition de ce « nouvel outil ». Objectif pour eux : le "mariage" et l'adoption.

Selon la constitution française, l'organisation d'un référendum d'initiative conjointe requiert le soutien d'1/5 des membres du Parlement (soit d'un peu moins de 200 parlementaires), la signature de 10% des électeurs inscrits, soit environ 4,5 millions de Français et l'approbation in fine du Président de la république. Si le résultat du référendum est négatif, un délai de deux ans doit être respecté avant de pouvoir proposer à nouveau le même sujet au vote.

Quant au lobby pro-euthanasie mené par l'ADMD, il devrait sans doute lui aussi tenter de se servir du référendum d'initiative conjointe.

Thibaud

9 députés réclament la démission de Yazid Sabeg

Les députés F. Hostalier, B. Poletti, A. Grosskost, J. Myard, L. Luca, P. Calmejane, G. Mothron, Y. Albarello, J. Remiller, membres de la mission sur le voile intégral (burqa), communiquent :

C'est avec stupéfaction que les députés membres de la mission sur le voile intégral (burqa) ont pris connaissance des déclarations de Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, dans le journal La Croix du 8 septembre 2009.

Selon Yazid Sabeg « La polémique sur la burqa va rouvrir des frustrations, des antagonismes, des racismes alors qu'il faut au contraire rassembler les Français (…) Les hommes et les femmes sont libres de s'habiller comme ils le veulent (…) L'Etat n'a pas à se prononcer sur les tenues vestimentaires des Français ».

Ces propos mettent directement en cause le travail de la mission parlementaire et foulent au pied l'égalité des sexes et la dignité de la personne.

Monsieur Sabeg n'a plus la crédibilité pour être ministre de la République; il doit démissionner.

Thibaud

Arrêt de la Cour de cassation : maintenir les avantages retraite pour les femmes

Jacques Myard, député UMP, Président du Cercle Nation et République, communique :

Myard Le
principe d'égalité que met en avant la Cour de cassation dans son arrêt
du 19 février dernier est un principe fort de la République. Il n'en
demeure pas moins qu'il est impératif de préserver les avantages en
terme de retraite consentis aux femmes pour avoir mis au monde et élevé
des enfants.

Comme le montrent toutes les études, c'est sur
l'activité féminine que l'arrivée d'un enfant a le plus de
conséquences. Les soins et l'éducation apportés aux enfants impliquent
au premier chef les femmes qui y consacrent le plus de temps et souvent
sacrifient leur carrière professionnelle à cette fin, ce qui réduit le
montant de leur retraite.

Le maintien de la majoration de la
retraite pour les femmes ne saurait donc être remis en cause, il est
une juste compensation accordée aux mères de famille et, pour la
nation, un encouragement à sa démographie qui est d'un intérêt vital.

Les
principes oui, s'appuyer dessus …jusqu'à ce qu'ils cassent! La
politique familiale doit demeurer la clé de voûte de la politique
démographique et de l'intérêt national.

Thibaud

La dérogation permanente au travail dominical contraire à la Convention 106 de l’OIT ?

On nous signale que :

L'instauration sans justification d'une dérogation permanente (dans les
communes et zones touristiques) ou quasi permanente (dans les PUCE) au
repos dominicale se heurte à la convention n°106 de l'Organisation Internationale du Travail, convention
internationale dont l'autorité est supérieure à celle des lois (art. 55
de la Constitution
).

Pas sûr non plus que la loi soit conforme à la Constitution française.

Thibaud

« La déréglementation du Code du travail deviendra la norme… »

dixit Jean-Pierre Durand, Professeur de Sociologie à l’Université d’Evry où il dirige le Centre de recherche Pierre Naville.

Thibaud

Le cap des 100 000 signatures contre le travail dominical a été dépassé

dans la nuit du 20 au 21 juillet 2009.

Thibaud

Naboléon en veut à notre dimanche

et aux députés qui s'opposent à sa lubie de nous faire travailler ce jour-là.

Lu dans La Manche Libre, à propos de la "proposition" de loi sur le travail dominical :

Les syndicats sont résolus à ne pas laisser faire. Ils parlent
“d’atteinte aux droits de l’homme et aux conquêtes sociales”. Et ils
prennent date. Le 10 juillet, par exemple, devant le tribunal de grande
instance de Lille, la CFDT a assigné les supermarchés Match pour “non
respect du repos hebdomadaire” dans leurs douze magasins de la capitale
du Nord.
Nombre de députés UMP se sentent d’accord avec les
syndicats et la gauche dans cette affaire. Mais cette fois, ils ont
gardé un silence circonspect. Nicolas Sarkozy tient en effet à faire
travailler le dimanche, et il s’est montré tranchant : tout député qui
lui résisterait s’exposerait à de sérieux ennuis pour la suite de sa
carrière électorale
. Les sénateurs examineront le texte du 21 au 23
juillet. Après quoi aura lieu le vote définitif. Puis, sans doute, la
décision du Conseil constitutionnel…

Thibaud

Les sages-femmes ne pratiqueront pas l’avortement

SagefemmeCommuniqué

Le collectif Sages-femmes de Demain (qui regroupe près de 1 000 sage-femmes, NDLR) se félicite de l’annulation par le Conseil constitutionnel de la disposition autorisant l’expérimentation de la pratique de l’IVG médicamenteuse par les sages-femmes.

Pour Olivia Déchelette, porte-parole du Collectif : « Nous sommes vraiment soulagées que cette disposition qui est arrivée sans consultation de la profession soit annulée, car elle constituait une lourde menace pour les sages-femmes. Nous avions dénoncé le caractère expéditif de cette mesure qui a été pratiquement votée à la sauvette. L’avis du Conseil constitutionnel le confirme. Nous continuons de nous battre pour que les sages-femmes ne portent pas la pratique de l’ivg en devenant les auxiliaires d’une médecine gynécologique en difficulté.»

"Liberté Politique" souligne que le Conseil constitutionnel s'est prononcé contre la pratique de l'IVG
médicamenteuse par les sages-femmes, mais pour un motif de procédure,
le législateur n’ayant pas précisé les limites de l'expérimentation
dans le temps
.

Restons donc vigilants !

Thibaud

A partir d’aujourd’hui, vous ne travaillez plus pour l’Etat !

Les Français sont libérés 2 jours plus tard qu’en 2008, après avoir passé les 195 premiers jours de l’année à travailler pour payer les dépenses des administrations publiques. Mais le pire est à venir : en 2010, l’Etat devra ponctionner davantage les contribuables pour compenser la forte hausse du déficit et de la dette publics.

Le jour de libération fiscale tombe cette année le 15 juillet, contre le 12 juillet en 2008 (année bissextile). Il pourrait dès l’année prochaine s’approcher dangereusement du mois d’août !

Logo_ca Les dépenses de l’Etat, déjà à un niveau extrêmement élevé avant la crise, ont continué à augmenter cette année tandis que les recettes baissaient. Résultat : un déficit qui explose, le lancement d’un « grand emprunt » par Nicolas Sarkozy, une dette record et de futures hausses d’impôts ou créations de nouvelles taxes comme la « contribution climat énergie » à prévoir dès 2010, année de tous les dangers pour le contribuable. Pourtant, le 4 septembre 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, déclarait : « Les Français travaillent du 1er janvier au 1er juillet pour l’Etat, ça me semble suffisant ».

Si les dépenses publiques avaient été stabilisées au niveau déjà exorbitant de 1999, première année où les contribuables ont, sous l’impulsion de l’association Contribuables Associés, célébré le jour de la libération fiscale, celle-ci serait intervenue le 14 mai 2009

La crise n’explique pas tout
La crise touche tout le monde, et certains pays plus que la France. Mais notre pays mérite un bonnet d’âne : il libère ses contribuables en moyenne plus de trois semaines après ses voisins de l’Union européenne. Et 41 jours après la moyenne des pays de l’OCDE ! Un seul pays d’Union européenne avait un niveau de dépenses publiques comparable au nôtre, la Suède. Celle-ci s’est engagée avec succès dans une politique de réduction de ses dépenses, contrairement à la France. Résultat : les contribuables suédois sont libérés 4 jours avant ceux de France.

Affichelibfiscale Une dette qui augmente de plus en plus vite
En plus d’être ponctionné 6 mois et demi, bientôt presque 7 mois par an, le contribuable devra un jour rembourser la dette de l’Etat qui atteint des sommets : plus de 2 300 milliards d’euros à la fin 2008. Au point que l’Etat emprunte pour payer les intérêts de la dette… Un véritable cercle vicieux !
Au niveau actuel, il faudrait plus de 420 jours de travail par personnes pour la rembourser. C’est-à-dire plus d’un an, à condition que l’Etat cesse tout prélèvement, ce qui est impossible. Au niveau actuel des prélèvements, il faudrait donc que chaque Français travaille 2 ans et demi pour le profit de l’Etat afin de rembourser tout l’argent que la France doit.

Moins de dépenses, c’est plus d’avenir

« Diminuer de façon drastique les dépenses de l’Etat, c’est garantir notre avenir et surtout, celui de nos enfants et de petits enfants » plaide Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables Associés. L’association, forte de 146 000 membres, mène ce combat depuis 19 ans. Sur le fondement des articles 14 et 15 de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen (1), Contribuables Associés fait la chasse au gaspillage en organisant la surveillance des gestions de l’Etat et des collectivités, sensibilise les Français et les élus à la bonne gestion de l’argent public et lutte contre la bureaucratie galopante.

Comment est calculé le jour de libération fiscale
Contribuables Associés a utilisé les prévisions de dépenses totales des administrations publiques en pourcentage du PIB nominal établies par l’OCDE pour l’année en cours pour en déduire le nombre de jours de travail que les Français consacrent au financement de ces dépenses. Mais la crise financière mondiale rebattant sans cesse les cartes, les prévisions de l’OCDE seront sans doute revues, en pire, d’ici la fin de l’année… Dans les faits, le jour de libération fiscale pour l’année 2009 devrait donc intervenir plus tard.

Quelques chiffres
:

  • 53,2% : c’est le pourcentage du PIB que représentent les dépenses publiques
  • 46 : c’est le nombre de jours de moins que les Espagnols passent à travailler pour l’Etat
  • 3,6% : c’est en pourcentage la hausse pour 2009 des quatre impôts locaux (taxe d’habitation, taxes foncières sur le bâti et sur le non-bâti, taxe professionnelle)
  • 115 : c’est en milliards d’euros la prévision de déficit de l’Etat pour 2009 selon le ministre du Budget, Eric Woerth. Avec les collectivités, le déficit annuel atteindra 140 milliards d’euros…

(1) Art. 14 : Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Thibaud

Hadopi censurée !

Communiqué

Vanneste1 Christian
Vanneste
, député UMP du Nord, et ancien rapporteur de la loi Dadvsi,
qui a voté contre le projet de loi Création et internet, dit Hadopi,
lors du vote le 12 mai dernier, à l’Assemblée nationale, se réjouit de
la décision
(CP Conseil Hadopi) de ce mercredi 10 juin, du Conseil Constitutionnel.

En censurant la disposition la plus
controversée de la loi Hadopi, le pouvoir de couper l’accès à internet
dévolu à une autorité administrative spécialement créée, le Conseil
constitutionnel fait ainsi tomber l’essentiel de cette loi
. Le haut
Conseil a jugé que la coupure de l’abonnement ne pouvait en conséquence
incomber qu’au juge
. Les sages du Palais Royal ont estimé -suivant en
cela l’exigence posée au parlement européen- que la liberté de
communication et d’expression énoncée dans la Déclaration des Droits de
l’homme implique, “eu égard au développement généralisé d’internet”, la
“liberté d’accéder au services de communication au public en ligne”.
Autre motif retenu par le Conseil constitutionnel: la loi censurée
méconnaît la présomption d’innocence puisqu’elle prévoit de sanctionner
le titulaire du contrat d’abonnement à internet. Il revenait à ce
dernier de prouver qu’il n’était pas l’auteur des infractions

(téléchargements illégaux). Ce renversement de la charge de la preuve
est -comme nous l’avions prédit avec plusieurs collègues-
inconstitutionnel.

Christian Vanneste se réjouit que le
Conseil constitutionnel ait mis fin à une disposition juridiquement
très contestable : celle-ci lésait en effet ce que beaucoup considèrent
aujourd’hui comme un droit d’accès, aussi important que ne l’était
l’accès à l’eau et à l’électricité hier, et cela sans passer par une
décision judiciaire. Il regrette néanmoins d’une part que la Ministre
de la Culture et le rapporteur n’aient pas voulu entendre les critiques
de certains élus de la majorité UMP et Nouveau Centre
, et d’autre part
que la loi Hadopi soit passée à côté de l’objectif essentiel qui était
d’équilibrer les droits de ceux qui concourent à la création, avec
l’élargissement de l’accès à la création par le plus large public et
notamment par le public jeune.

  • Le site de Christian Vanneste

Thibaud

L’imposture de la réforme constitutionnelle

par Alexandre Gitakos

Bbr J'entends ici et là dans
nos milieux de droite que la réforme constitutionnelle du comité
Balladur apporte une innovation en matière de démocratie directe par
l'instauration d'un « référendum d'initiative populaire ». Entendez la
possibilité pour les citoyens en fonction de leur nombre d'imposer au
pouvoir en place un référendum. Ce type de procédé existe dans 49 états
aux États Unis, il permet un pétition populaire qui débouche avec
suffisamment de signatures sur un référendum législatif. Ce sont
d'abord les médias qui ont largement commenté les conclusions du Comité
Balladur par le terme de « référendum d'initiative populaire » citant
même le modèle américain.

Là où il faut bien replacer
les choses c'est que… C'est tout simplement faux ! La réforme de
juillet 2008 n'instaure absolument pas le référendum d'initiative
populaire.

A l'origine c'est le
Président de la République qui peut, sur proposition du Premier
ministre ou à la demande conjointe des deux chambres, déclencher le
référendum. La nouveauté que j'entends qualifier de « voix des
citoyens » est simplement la possibilité pour 1/5 des députés soutenus
par 1/10 des électeurs inscrits de soumettre à référendum un texte de
loi. Cela dans la mesure où les deux chambres après examen de la
requête valident celle-ci.

C'est donc en réalité la
possibilité pour les minorités politiques représentées à l'Assemblée
Nationale d'être à l'origine d'un référendum…
Ce n'est pas du tout ce
que j'appelle donner l'initiative des lois aux citoyens ! C'est une
escroquerie totale quand on entend dans les médias le terme
« référendum citoyen » ou « référendum d'initiative populaire ». Car
j'espère avoir mis en relief l'énorme différence entre le modèle
américain et le dernier gadget français.

Nicolas Sarkozy se voulait
pendant la campagne de 2007 patriote et libéral, je me définis moi même
comme un « libéral-patriote ». Mais de l'ouverture à gauche jusqu'à la
protection de la terroriste communiste Petrella, on est loin de la
« Reagan Revolucion » promise. Je ne suis pas certain non plus que la
relance keynésienne soit digne d'un président de la droite de la
droite…

Son admiration pour les
Etats Unis, Nicolas Sarkozy assume. A lui de nous donner une liberté
d'expression digne de ce nom et un vrai référendum citoyen digne de ce
nom et non pas cette escroquerie cadeau aux minorités politiques MoDem
et PCF du Parlement !
En l'espèce on aura aura voulu embellir la
réalité grossièrement.

Heureusement chers lecteurs, la vraie droite veille !

  • Le blog d'Alexandre Gitakos