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Archive for Art

Piss Christ : l’AGRIF déboutée et condamnée

à payer 8 000 euros en dépens et en dommages et intérêts ! Le monde à l’envers.

Thibaud

Une « œuvre » d’art comptant pour rien détruite dans une église lyonnaise

La gigantesque colonne de casseroles empilées les unes sur les autres appelée « colonne Pascale » qui polluait l’église Saint-Bonaventure de Lyon vient d’être détruite.

Vous souhaitez 1) rester dans l’histoire 2) qu’on parle de vous dans le monde entier et sur Wikipédia 3) dépasser les limites de l’art comptant pour rien, faire quelque chose de vraiment subversif, de carrément contemporain 4) vous avez la vocation religieuse et/ou ne disposez d’aucun patrimoine et n’avez pas l’intention d’en avoir un jour (tous les grands artistes ont vécu dans la misère) ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire… La performance (artistique) continue !

Thibaud

Le Musée d’Orsay accueille une exposition Manet

Thibaud

Exposer sa statuette au Louvre, c’est possible

La démocratisation de l’« art » poussée à son paroxysme par Gonzague :

Thibaud

Mont athos, la république des moines, un film à voir

Une critique de ce film a été réalisée par Nouvelles de France. Je la reproduis tant il est vrai que cette oeuvre montre la beauté du christiannisme d’Orient.

« Athos » ! Pour la plupart des français, ce nom ne représente que le compagnon de D’Artagnan dans le roman d’Alexandre Dumas. Cependant, à travers le monde, c’est le mont Athos qui est connu sous ce nom. Ce dernier vient du titan Athos qui, lors de la guerre entre les dieux et les titans dans la mythologie grecque, se vit projeter des pierres lancées par Poséidon et fut condamné à devenir la charpente d’une montagne, la mont Athos. Aujourd’hui le mont Athos constitue une petite république autonome au sein du territoire grec. Cette entité politique de 360 km² existe depuis près de 1000 ans et a été octroyée par les empereurs byzantins. C’est d’ailleurs le dernier lieu dans le monde où flotte encore le drapeau byzantin. Selon la légende, la Vierge Marie serait passée au Mont Athos au cours d’un voyage en Grèce. Il est gouverné par des moines et c’est le seul endroit au monde où les femmes sont totalement interdites d’accès.

« Mont Athos, la république des moines » est un film documentaire qui retrace le fonctionnement extraordinaire de ce territoire composé de 20 monastères qui le gouverne et de 3000 moines orthodoxes qui y vivent. Plongé au cœur de la vie monastique, vous découvrirez la manière dont les moines vivent et qui n’a pratiquement pas changé depuis près de 1000 ans. Au cœur des paysages somptueux qu’offre la péninsule s’avançant dans la mer Egée, on y découvre l’architecture  fortifiée des monastères datant de l’époque byzantine. Ayant eu le rare privilège de filmer l’intérieur de ces lieux saints, le réalisateur vous entraîne dans les cuisines des monastères où les moines boulangers s’activent, dans les ateliers d’iconographie qui utilisent le même processus de fabrication qu’il y a 1500 ans, dans les églises dorées et décorées par des fresques représentant  différents passages bibliques. Enfin, vous pourrez également découvrir les trésors cachés des monastères qui ont résisté aux convoitises pendant 1000 ans. Lieu préservé où le temps semble s’être arrêté, le mont Athos méritait d’être ainsi dévoilé urbi et orbi.

Après les veilleurs de nuit, film récompensé par le prix Marcel Jullian en 2010, Eddy Vicken et Yvon Bertorello signent ici un nouveau documentaire bijou que les amoureux de la culture et de la beauté sauront apprécier.

Ci-dessous, le teaser du film:

Arthur

400 crèches décorent les ruelles de Lucéram

un petit village de l’arrière-pays niçois :

Thibaud

La Nativité de Giotto

 Chronique culturelle du 2 janvier 2009 (2)

     L’œuvre d’art éveille en nous la contemplation des mystères sacrés. En ce temps de Noël, je vous invite à admirer une des cinquante-trois fresques réalisées par Giotto, peintre et architecte, dans la chapelle de l’Arena de Padoue.

      La scène illustre merveilleusement le texte de saint Luc (2, 7-9) : « Elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire. (…) Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. »

      Le cadre est tout austérité et pauvreté : le paysage est gris sans végétation, sobre et sévère, l’étable se réduit à un toit ouvert à tous vents. C’est dans ce dénuement que Dieu choisit de venir auprès des hommes. Les animaux ont laissé leur abri libre pour la Vierge Marie et ils se serrent les uns contre les autres pour se tenir chaud. Ils reposent en paix.

     Cette paix de la partie basse de la fresque contraste avec l’animation qui règne au ciel : trois anges tournés vers le haut, un ange prosterné en adoration au-dessus du lieu sacré, un ange descendant annoncer la nouvelle aux bergers. Ces derniers lèvent les yeux étonnés vers ce spectacle inattendu et tout en mouvement avant de se joindre à l’adoration du mystère que leur annonce l’ange du Seigneur : « Voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur. (…) Voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Lc 2, 10-12).

      Le grand voile bleu comme le ciel qui enveloppe la Vierge Marie contribue à faire de l’étable le lieu qui relie le Ciel et la terre dans la nouvelle Alliance. La Vierge Marie est toute occupée au nouveau-né et Seigneur avec lequel elle échange son premier regard d’attention et d’émerveillement tandis que de ses deux bras elle est en train de le coucher délicatement dans la mangeoire, moment à la fois très précis dans le temps, et comme éternel d’accueil de Dieu en ses bras. Elle accepte l’aide d’une tierce personne.

     A travers celle-ci, c’est aussi notre participation qui est attendue, pour aimer Jésus et l’adorer avec Marie en silence. Joseph, les yeux mi-clos, doit méditer ces événements ; tourné vers nous il nous invite à entrer au cœur de cette nuit dans caractère méditatif de cette fresque, dans la lumière des anges et de la Sainte Famille.

Marie-Elisabeth 

Jeudi 11 décembre : "pour en finir avec l'omerta culturelle"

95 à 100 % des touristes sont contre l'exposition Koons !

Communiqué de la Coordination Défense de Versailles

Les vrais chiffres de rejet de l’exposition par les touristes ! Depuis trois mois on nous les réclamait de toutes parts. Il fallait que tout doute cesse. Depuis le 10 septembre, le matraquage ininterrompu de la propagande officielle ne cessait de claironner que l’exposition Jeff Koons Versailles était un véritable succès et Jean-Jacques Aillagon n’hésitait pas à claironner des pourcentages de fantaisies, sans la moindre justification bien sûr.

Pour en avoir le coeur net et donner un coup d’arrêt à l’intox, il fallait aller sur place interroger les premiers intéressés de la clientèle touristique. L’opération vérité a été menée par quatre enquêteurs, le 2 décembre 2008, de 11 h 30 à 13 h 30, aux grilles du château, auprès d’une centaine de touristes et même, par surcroît, auprès de personnes du château et de la restauration avoisinante très clairs sur opinion des touristes.

L’enquête a été menée auprès de nationalités représentant un vaste panel de nationaux : espagnols, portugais, argentins, américains, allemands, suisses, australiens, Israéliens, Brésiliens, Africains, Français. Et le résultat est sans appel, quantitativement et qualitativement.
Premier constat, en données brutes, 95 % des personnes disent que l’exposition Jeff Koons n’a pas sa place à Versailles.

Deuxièmement, lorsque l’on demande aux 5 % ne faisant pas de rejet de l’exposition à Versailles, si elles ont vu le catalogue et quelle est la définition des « sculptures » du new-yorkais, elle ne savent pas répondre. Elles l’ignorent. Et lorsque le « décryptage » pornographique leur est révélé – notamment le bouquet de fleurs de la chambre de Marie-Antoinette qualifié de bouquet de « 140 culs », les touristes deviennent très gênés et battent tous en retraite. Pas un seul n’a alors osé renouveler sa position de non rejet de cette exposition à Versailles.

plus »

Dimanche : visite de la Basilique Saint-Denis

Grandeur et brièveté de La Défense

A l’ouest de Paris, le quartier de La Défense fait irruption sur la ligne d’horizon comme une forteresse hérissée de tours de bureaux.

Aujourd’hui, c’est un colosse économique : le premier quartier d’affaires européen. On sait moins que c’est un lieu d’expérimentation architectural, une utopie urbaine qui accueille depuis son origine des projets d’exception.

La Défense vient de fêter ses cinquante ans. Et c’est l’âge d’un rajeunissement indispensable avec la rénovation des tours existantes et surtout la construction de gratte-ciels mégalomanes qui vont supplanter la tour Eiffel dans le ciel parisien.

C’est la fin du tabou de la hauteur et, peut-être le signal d’un nouvel élan pour l’agglomération parisienne.


Grandeur et Brièveté de la Défense from Antoine Martin on Vimeo

Hier…

Demain…

Pour plus d’infos sur le DVD/le commander

L'obamanie sur scène

L’hystérie est un trait de caractère qui désigne en psychanalyse ces personnes qui ont constamment besoin d’un public pour exister et se sentir bien.
Ce sont généralement les gens du spectacle.
Il ne faut pas confondre avec le délire hystérique, qui est une pathologie.

Ici, Madonna assume visiblement son délire obamano-frénétique.

Délire obamane

Je me demande également ce qu’en pensent ceux qui ont voté Mc Cain dans l’assistance.

Le 9 octobre sur Radio Notre-Dame : Koons ou l'inversion des valeurs

Bande-annonce :

Le site de Radio Notre-Dame.
Merci à PL.

La culture en liberté

sur CultureMag, le premier magazine culturel absolument libre, sur internet.

« Notre credo est de défendre la liberté d’expression car, à travers le prisme de la culture, nous soutenons que tout mérite d’être dit. Tournée vers les espaces francophones et francophiles, la rédaction de CultureMag explore les champs de la culture « de l’assiette à la bibliothèque », dans la belle langue française. »

Nos lecteurs auront le plaisir d’y retrouver plusieurs animateurs de Radio Courtoisie.

Pour tous les amateurs d'art…

Après avoir été prêté aux Etats-Unis,  où il a séjourné quelques temps,
David de Michelangelo revient en Italie… 

Merci aux sponsors

(Merci à Claire)

Profiter des journées du Patrimoine des 20 et 21 septembre pour faire aimer la France !

Les extraits d’un magnifique texte de Marie-Françoise Ousset, guide-conférencière, sont là pour nous aider…

En France, nous avons tous les cinquante mètres de quoi nous enthousiasmer et nous déprimons : ce n’est pas normal. (…) (La France), elle est là qui nous parle, qui répond avec grâce, humour, somptuosité aux mensonges envers elle, distillés chaque jour par nos médias. Une heure dans une cathédrale vaut tous les sermons du monde. Un regard sur les Invalides en dit plus sur « ce tyran de Louis XIV » que bien des films sur cette époque ! A Versailles, le tyran faisait mettre des porte-fenêtres partout ! Pas de grille de fer forgé, pas de douves. Bizarre tout de même pour un roi honni par ses peuples ! Comment se fait-il que des ventres creux et des caisses vides aient fait autant de merveilles ? Les pauvres ont eu des lavoirs, des marchés-couverts qui sont maintenant classés. Partout des sourires ! (…) Il faut rendre les Français à la France. Il y a du travail : les jeunes n’apprennent plus l’histoire de France. Ils ne connaissent ni saints, ni héros. A quoi voulez-vous que s’assimilent les derniers venus en notre pays ? Sans se l’avouer, ils ont terriblement soif, soif de hauts faits, soif de grandeur. (…) Les grand’mères avant racontaient de belles histoires aux enfants au coin du feu mais maintenant, avec les progrès de la médecine, elles font du pédalo au Club Méditerranée. Un pays dont les grand-mères font du pédalo au Club Méditerranée est un pays foutu ! Ils ont de la chance les jeunes maghrébins : le tchador et la burka c’est très gênant pour pédaler, alors eux, leurs grand’mères leur ont chanté les chansons de leur terroir. (…) J’ai entendu à la télévision des chanteurs algériens dirent : « si nous perdons nos racines, nous ne sommes plus rien ». On aimerait que les Français en disent autant. (…) Un jour à Notre-Dame de Paris, j’ai rencontré deux jeunes de 10 ans à peu près : un Français et un Italien qui regardaient la voûte. L’Italien disait « que bello, que bello ! » et le Français a dit avec un accent de Toulouse « et ça nous a coûté combien cette plaisanterie ! ». (…)Quel plaisir d’apprendre à des énarques, qui n’en savaient rien, que l’art gothique est né en France et que l’on a dit pendant des siècles « Ars francigenum » au lieu de dire « l’art gothique ». La reine Bérangère, femme de Richard Coeur de Lion, lorsqu’elle demande la permission à Philippe-Auguste de détruire une partie du mur gallo-romain qui entoure la vieille ville du Mans pour agrandir la cathédrale romane, lui dit « nous ferons le choeur dans le style français ars francigenum ». Elle ne sait pas dire autrement. C’est Vasari, un ami du peintre Raphaël, qui a lancé le mot « gothique » pour se moquer de notre art, alors qu’il n’a rien à voir avec les goths, les ostrogoths, les wisigoths. (…) Oui ! Rodin a raison lorsqu’il dit en parlant des cathédrales : « pour faire de tels chefs-d’oeuvre, il fallait avoir l’âme douce ». Oui ! Malraux a raison lorsqu’il ajoute: « Jamais on avait vu fleurir autant de douceur sous autant de panache » : à Notre-Dame, il y a tellement de petites fleurs sculptées à côté des saints, des petites fleurs de l’lle de France, de celles qui se trouvent sur les talus et que l’on foule aux pieds ! Oui ! comme il le dit aussi, « Toute la France est dans les cathédrales… » : il s’y trouve bien panache, fraîcheur, humour et même gauloiserie. Rodin a dit : « plus je contemple les cathédrales, plus je suis amoureux d’elles ». On peut le dire aussi de la France. Plus on la regarde, plus on l’aime. On découvre qu’il y eut un style français, « sans rien qui pèse ni qui pose » comme aurait dit Verlaine. Il y eut une âme bien française qui, au milieu des vicissitudes, a su faire « d’une larme, une perle » comme aurait dit Musset. Elle est émouvante cette petite France. Elle est un peu comme la petite danseuse de Degas qui vous envoie un baiser. On a l’impression qu’elle vous tire sa révérence : elle est si fragile, si gracile, si légère. Mais sous cette finesse, elle est forte. Pour qu’elle puisse rebondir, il faut qu’elle se sente aimée ; et pour l’aimer, il suffit de la regarder. II faut donner la France à aimer autour de nous: sa beauté est peut-être le dernier ferment d’unité entre les Français. II n’est pas dangereux de l’aimer. Elle n’a rien d’arrogant, s’il y a panache parfois, il est plein de tendresse, de sourires et lorsqu’on veut aller plus haut que les autres, on le fait avec humour et légèreté (regardez la Tour Eiffel). Faisons « qu’autour de nous, on aime et on admire », selon l’expression de Rodin. Commençons aujourd’hui, demain ce sera trop tard.

Texte paru dans Permanences, n°453 (août 2008).

Le Collège des Bernardins attire les foules

PARIS (e-deo) 07/09/08 C’est un public familial et bienveillant, composé de chrétiens mais aussi de personnes en recherche ou simplement d’amoureux du patrimoine qui s’est rendu lors des journées portes ouvertes les 5, 6 et 7 septembre au Collège des Bernardins admirer la grande nef, l’ancienne sacristie, le cellier, se poser quelques instants dans le jardin… Selon nos informations, 3 000 personnes le jeudi, 6 000 le vendredi, 9 000 le samedi et déjà 8 000 le dimanche à 15h45. La file d’attente, en U, longeait la rue de Poissy, le boulevard Saint-Germain le long d’un bloc et toute la rue de Pontoise pour un maximum de 45 minutes d’attente.

La visite de l’édifice médiéval fidèlement restauré par l’architecte Jean-Michel Wilmotte après son rachat par le diocèse à la ville de Paris en 2001 était une première pour les parisiens…

Addendum 08/09/08 : selon Matin Plus, un total de 37 000 visiteurs a été comptabilisé.

Découvrez le Collège des Bernardins

Sept siècles et demi après sa fondation, le Collège des Bernardins, restauré à l’initiative de l’Église de Paris, va renouer avec sa vocation d’origine.

Lieu de recherche et de débat pour l’Église et la société, le Collège des Bernardins sera ouvert aux personnes en quête de sens, en ce tournant de l’histoire où chacun a conscience qu’il doit contribuer à inventer la société de demain.

Dans l’écrin restitué d’un édifice du XIIIè à la sobriété cistercienne, le Collège des Bernardins s’offre désormais comme un lieu de construction, de questionnements et d’enrichissements mutuels, point de convergence de divers modes d’expression et de recherche autour de la question centrale de l’homme et de son avenir. Cette recherche commune au service de la vocation de l’homme réaffirme la relation de l’intelligence de la foi avec la culture et son dialogue avec la société.

L’esprit du Collège des Bernardins s’incarne dans un projet pédagogique et culturel à trois dimensions : l’expression artistique (expositions, musique, cinéma), les rencontres et débats (conférences, colloques, séminaires…) et la formation théologique et biblique (École Cathédrale).

Pour garantir dans le long terme l’unité et la pertinence de ce projet, le Collège des Bernardins a constitué un conseil d’orientation composé d’une douzaine de personnes issues du monde scientifique, civil, politique, économique et religieux. Il joue le rôle «d’observatoire de la société». Il aide le projet à définir ses grandes orientations et à formuler ses thèmes de réflexion.

Belmondo est le professionnel

Synopsis : Josselin Beaumont, un as des services secrets français, est envoyé en mission au Malagawi, pays africain imaginaire, afin d’en exécuter le président Njala. Mais, vendu par ses supérieurs suite à un revirement de politique, il est emprisonné et longuement torturé. Contre toute attente, il réussit à s’échapper et à regagner Paris. Comme on s’y attend, il va chercher à se venger ses anciens employeurs mais d’une manière bien particulière : en remplissant son contrat initial, soit tuer Njala, et en prenant soin de l’annoncer préalablement à son ancien supérieur direct le colonel Martin.

Commentaire : Il s’agit, à mon sens, du plus beau rôle et du meilleur film de Jean-Paul Belmondo (avec, dans un genre très différent, « Léon Morin prêtre »). La principale est sans doute le fait qu’il s’agisse d’un des rares films où l’on voit le personnage de Belmondo mourir (avec « L’héritier », « Week End à Zudcoot » et « Borsalino ») et où ce dernier n’interprète pas un héro désinvolte et invulnérable (il est en effet emprisonné et se fait torturer durant le premier quart d’heure). Ici, il est nettement plus sérieux et désabusé, souvent à la limite du cynisme.  Si humour il y a, le ton d’ensemble du film est plutôt au drame et à la mélancolie. Voilà qui donne un ton particulier au film que l’on a, de ce fait un certain mal à cataloguer dans un genre précis. Ce n’est bien sûr pas la seule qualité intrinsèque du film qui réunit un certain nombre de valeurs sûres  du cinéma français. A la réalisation, on retrouve Georges Lautner, dont la réputation n’est plus à faire depuis « Les tontons flingueurs » et qui avait déjà dirigé Bébel dans « Flic ou voyou ». Il est secondé, encore une fois, par Michel Audiard pour les dialogues et le scénario. Ce dernier est en fait une adaptation du roman de Patrick Alexander « Mort d’une bête à la peau fragile » qui est finalement moins connue que le film. Audiard reste toujours aussi efficace en ce qui concerne les dialogues acérés que les films français actuels ont décidément bien du mal à retrouver. Du côté des acteurs, peu sont connus du public actuel bien qu’ils aient été eux aussi des piliers du cinéma français de l’époque. Face à Belmondo, on retrouve Michel Beaune, second couteau notoire et grand ami de Bébel avec qui il tourna pas moins d’une douzaine de films, dans le rôle d’un agent ami de Joss mais obligé d’aider à le traquer, Bernard-Pierre Donnadieu en homme de main brutal et qui sert de putching-ball à Bébel (un rôle à similaire à celui qu’il a eu dans « Le corps de mon ennemi »), Jean Desailly, récemment décédé, en ministre d’état. Mais surtout, on retrouve Robert Hossein, immense acteur de cinéma et de théâtre et metteur en scène qu’on ne présente plus, impérial dans le rôle de Rosen, agent spécial rival de Joss, cynique et implacable et qui finira par affronter ce dernier dans un duel au revolver qui sent bon le western. A propos de western, la BO du film, notamment la musique d’introduction, est signée par Ennio Morricone, bien connu pour avoir réaliser les musiques des westerns spaghettis de Sergio Leone. Une musique très différente de ses précédentes compositions et qui accentue encore l’aspect dramatique et mélancolique du film. Un film à l’ambiance ambiguë où l’on ne renonce pas complètement au mythe Bébel (de fait, ce dernier continue de donner de sa personne dans des cascades spectaculaires et pratique toujours un humour non chaland) mais où ce dernier commence néanmoins à prendre du recul. Un film un peu à part dans la filmographie de Bébel et qui annonce déjà un certain nombre de ses rôles à venir dans la même optique (« Itinéraire d’un enfant gâté », « L’inconnu dans la maison », « Les misérables »). Ajoutons à cela une vision sans complaisance des régimes africains, sévère et réaliste, qui frôle parfois le politiquement incorrect et nous voyons là réunies toutes les raisons d’apprécier un film français encore classique dans la forme mais intemporel dans le fond. Encore une fois, il semble impossible de le cataloguer dans un genre précis tant il semble participer de plusieurs genres bien distincts (polar, mais aussi comédie, drame humain, politique fiction). C’est sans doute ce qui fait son charme en plus de sa singularité.

En conclusion, un excellent classique, à voir ou revoir, entre « Les tontons flingueurs » et « Les barbouzes ».

La France se meurt

Ci-gît, drapée du linceul de l’oubli,
La France, mon pays, ma terre et ma patrie.
Las, seuls les pleurs dorés de ses derniers fidèles
Ont gravé son nom dans le marbre de sa stèle.
Il n’y eut personne pour porter son cercueil,
Pas de feu pour guider l’absence de cortège,
Et nul n’a revêtu le silence du deuil ;
Pas d’enfants ; il n’y eut ni mendiant ni stratège.
Il n’y eut ni discours, ni chants, ni funérailles,
On l’a abandonnée comme un bout de ferraille,
Comme l’épave d’un vaisseau au fond d’un port ;
On l’a abandonnée, et sans aucun remord.
Ô Français, fils ingrats, hélas, qu’avez-vous fait ?
Votre mère se meurt et vous, vous l’achevez !
Mais voyez sur vos mains tout ce sang qui flamboie !
Ecoutez dans vos cœurs le sanglot de sa voix !

Lire la suite sur le site Valeurs éternelles.