e-deo.info

Connecté au pays réel

E-deo

Action!

Action!

Solidarité!

Archive for Bioéthique

Recherche sur l’embryon : le retour de « l’homme-objet »

par l’abbé Pierre-Hervé Grosjean :

Thibaud

Location d’utérus : le communiste Maxime Gremetz prend position

contre. Malheureusement, il se prononce pour les parodies homosexuelles du mariage et même pour l’avortement, contrairement aux époux Thorez.

Thibaud

« Pardon, je suis une personne »

Dans cette tribune publiée par Le Figaro (12 avril 2011), Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, chargé de la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France, revient sur le projet de loi de bioéthique adopté par le Sénat le 8 avril 2011.

Hier, un « sage » du Palais du Luxembourg m’a étiqueté d’un étrange nom : « bébé-thalys ». J’en suis tout remué ! Quel avenir me préparez-vous par vos noms ? Pour vous, qui suis-je ?

En 1994 et 2004, j’étais le « grand absent » des lois de bioéthique qui, pourtant, statuaient sur les conditions de ma conception. Tout le monde me désirait. Aucun ne parlait de moi. Étais-je leur rêve ou un mythe ? Aujourd’hui, certains m’imaginent de tel sexe ou avec tel trait. D’autres me veulent « zéro défaut ». Votre diagnostic prénatal est en vue de me guérir in utero. Pourquoi donc vouloir me dépister systématiquement ? Mon nom serait-il « bébé-problème » ? Dois-je être traqué ? Faites donc confiance au soignant qui aide ma mère, surtout s’il me croit vulnérable !

Les grands, à New York, dans une belle Convention (1), ont estimé que mon « intérêt supérieur » devait être la « considération primordiale » de vos décisions d’adultes. C’était en 1989. Y pensez-vous ? Ils ont établi mon droit à connaître mes « parents ». Mais vous, vous vous êtes mis dans un grand embarras. Vous estimez que mes parents sont ceux qui me font grandir avec amour. C’est bien. Mais pourquoi, à votre gré, m’avoir assigné une origine génétique inconnue ? Certains de mes frères et sœurs en souffrent. D’autres sont satisfaits de cet anonymat.

Puis-je faire une remarque de bon sens ? Vous avez en votre corps des cellules destinées à me donner la vie. Par égard pour moi, n’en faites pas n’importe quoi. Elles vous engagent à une responsabilité infiniment plus belle et grave que le don d’organes, de tissus ou de cellules. Savez-vous ? Je suis « moi » grâce à ma filiation. J’ai besoin de cette origine filiale. Ne la brouillez pas ! La trafiquer mène à des impasses, à des violences rentrées. D’ailleurs, pour choisir ma lignée génétique, m’avez-vous demandé mon avis ?

De même, vous avez décidé sans moi de m’utiliser pour guérir. Pour vous justifier, vous me cherchez le meilleur nom. « Bébé-médicament » ! Ce nom choque car il me désigne comme objet pour guérir. Alors vous dites : « bébé du double espoir », « bébé-docteur », « bébé-sauveur ». Comme vous, j’ai l’espoir que ma sœur ou mon frère aîné guérira. Vos représentants ont enfin compris que mon cordon ombilical est une « ressource thérapeutique ». Dépêchez-vous d’en organiser très largement la collecte. Cela vous évitera de m’utiliser. D’ailleurs, vous saviez que je mérite le respect puisque vos lois statuent encore que le « bébé sauveur » n’est qu’« expérimental ». Mais alors, pourquoi vos « sages » ont-ils voté la banalisation de mon utilisation pour guérir ? Instrumentaliser ma conception est si blessant pour moi ! Chercher la guérison suffit-il à faire de moi un moyen ?

Sous prétexte que deux femmes prennent le Thalys pour se faire faire un bébé comme moi en Belgique, vos « sages » ont voté que cela se réalise en France. Suis-je donc un simple objet de fantasmes ? Et mon intérêt supérieur, qu’en font-ils ? Apparemment, ils le défendent puisqu’ils maintiennent le refus de la gestation pour autrui où moi, je subis un abandon, et ma « mère », une sorte d’esclavage. Mais ont-ils songé à mes droits, au moins celui d’avoir un père et une mère ? Ce qui, selon 90% des Français (2), est le mieux pour moi ! Pourquoi m’infliger une filiation incohérente ? En France, mes droits ne pèsent-ils donc plus rien face à ces désirs d’adultes, qui ne sont pas des droits ?

Les noms que vous m’infligez ne reflètent-ils pas vos rêves d’adultes ? Ni sauveur ni docteur, ni objet ni moyen, je suis une « personne ». Tel est mon nom. Unique est mon visage. Je vous en prie, aimez-moi pour moi-même ! J’apprécie les cathos qui disent : « la personne est la seule créature que Dieu a voulue pour elle-même. » Leur regard profond rejoint nombre de vos penseurs qui reconnaissent que, bébé, j’ai le droit d’exister pour moi-même.

Reste un nom, celui du plus petit d’entre les miens : « embryon humain », mon frère en humanité. Pourquoi donc vos « sages » manquent-ils de confiance en la science en autorisant sa destruction ? L’interdire est loin d’être hypocrite ! Au contraire, j’y vois votre cohérence. Elle me donne confiance en vous, les adultes, qui portez les choix de l’avenir.

J’attends beaucoup de la science. Elle ira loin en respectant mon frère en humanité. Respectez aussi ma filiation, et accueillez-moi avec joie, en m’adoptant si besoin. Je n’y peux rien d’être petit, entièrement confié à votre responsabilité d’adultes. Pardon d’être une personne !

Mgr Pierre d’Ornellas

Archevêque de Rennes

Chargé de la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France

(1) – ONU, Convention internationale des droits de l’enfant, 20 novembre 1989

(2) – INSEE Première, n°1339, mars 2011

Quelle attitude face à la fin de vie ? Soins palliatifs, euthanasie, loi Léonetti

Conférence organisée par les AFC

Sujet : Quelle attitude face à la fin de vie ? Soins palliatifs, euthanasie, loi Léonetti
par le Professeur Pierre de Beer.

le 14 avril à 20h30,
à la Maison de l’apostolat des laics

39 rue de la Monnaie
59000 Lille

Parking facile et gratuit
PAF : 3 euros

contact : 06 64 54 69 58
abkhampha@yahoo.fr

Philippe Isnard dénonce l’obscurantisme de l’Etat et des partisans de la culture de mort

Philippe Isnard, professeur de collège révoqué de l’Education nationale et président de l’association ProVie France, communique :

« Je viens d’apprendre ma révocation par le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel. Cette décision fait suite à mon lynchage par les médias “étatiques” le 24 novembre 2011 alors que j’étais au chevet de mon fils gravement blessé dans un accident de la route.

Mon crime ?

Avoir organisé comme nous l’ordonne les textes, un débat contradictoire en cours d’Education civique sur l’avortement.

J’ai mené ce débat dans un souci constant d’objectivité, de tolérance, de respect pour les données scientifiques. Les élèves qui ne souhaitaient pas voir le document “No need to argue” étaient libres de quitter la classe. Deux professeurs extrémistes, partisans de l’organisation Prochoix, m’ont dénoncé à cette officine de culture de mort.

Une classe, à l’initiative d’une élève musulmane, m’a signé une pétition unanime de soutien. Des documents “prochoix” ont été fournis aux élèves, tels que le texte de la loi Veil et le discours de Simone Veil en faveur de l’avortement en 1975.

Les élèves concernés par mes débats sur l’IVG, sont ceux que l’Education nationale considère comme majeurs sexuellement au point de leurs distribuer des pilules abortives sans l’accord de leurs parents.

Dans mon ex-lycée, le Planning se livre à un endoctrinement et un bourrage de crânes massif. Ainsi avait-il fait supprimer certains de mes cours pour prendre les élèves par petits groupes de cinq en suite du débat sur l’avortement.

La pseudo-procédure de poursuite a été conduite au mépris des principes fondateurs du Droit. Je n’ai jamais été entendu.

Les pièces en ma faveur n’ont pas été jointes au dossier (pétition des élèves, lettres de soutien des élèves etc.)

“La cellule de soutien psychologique” (Sic!), soi-disant indispensable n’a été consultée que par…. ZERO élève!!

L’acte d’accusation du rectorat, qui me reproche mes positions (scientifiquement fondées) trop proches de celles de l’Eglise catholique est purement discriminatoire.

Ainsi, répondant aux questions des élèves sur le stérilet et la pilule abortive, j’ai précisé dans quelle mesure en cas de conception ces procédés sont abortifs, voilà mon crime! Avoir dit le contraire des mensonges de l’Education nationale et du Planning, qui présentent aux jeunes ces procédés abortifs comme des contraceptifs. Etre neutre, c’est pourtant servir la vérité!

Au cours du Conseil de discipline mes témoins ont été violemment pris à parti et sommés de décliner leur croyance religieuse.

La gynécologue présente comme experte scientifique, a été sommée de dire en plus si “elle pratique des avortements comme l’y oblige la loi” (re Sic !!!)

Ce conseil s’est déroulé dans un climat de haine et d’obscurantisme, les membres refusant de reconnaître le caractère abortif du stérilet et le fait qu’il n’y a aucun témoignage direct attestant que j’aurais attenté à la neutralité.

On me reproche d’avoir contesté un mensonge (de plus!) du Planning en disant aux élèves que le préservatif, compte-tenu des cas de rupture, n’était pas fiable à 100%. Là encore, en dépit de témoignages scientifiques, le Conseil de discipline, muré dans son idéologie obscurantiste, a refusé la réalité.

C’est la pensée unique totalitaire qui règne dans l’Education nationale qui a conduit à cette discrimination.

Pour sauver son dogme de l’avortement, l’Etat est prêt à briser la vie d’un homme et de sa famille…. Mais est-ce si étonnant dans un Etat prêt à massacrer 200 000 innocents chaque année?

Ni la science, ni le Droit, n’existe plus, seul compte pour l’Etat, l’idéologie, une idéologie mortifère, imposée, sans respect pour les consciences des jeunes ou les droits éducatifs des parents. Seules les officines de mort que sont les Plannings peuvent intervenir auprès des jeunes.

Luc Chatel l’a écrit: discuter de l’avortement c’est attenter à la loi! Tout est dit! l’IVG est le dogme auquel tout professeur, élève, citoyen doit se soumettre.

On peut faire un débat sur l’avortement mais on a l’obligation d’être pour!

Tous les régimes totalitaires s’effondrent un jour car ils sont fondés sur l’intolérance et le mensonge, comme France 3 interviewant des élèves que je n’ai jamais eu en classe!

Nous devons nous opposer à un gouvernement qui massacre les plus faibles et les plus innocents, qui renforce la police de la pensée, qui supprime toute liberté d’expression au mépris des données scientifiques, qui Licencie un professeur qui a osé décrire les techniques d’avortement, montrer ce que personne ne veut ni voir ni montrer: les bébés en gestation démantelés sans même une anesthésie!

Nous devons tous nous élever contre cet Etat totalitaire et lutter pour notre liberté de penser et d’expression! »

Thibaud

Gisèle Gautier votera contre le projet de loi de bioéthique

Gisèle Gautier, sénateur de Loire-Atlantique nous signale

Je voterai PERSONNELLEMENT CONTRE.

Avec mes sincères salutations.
Gisèle Gautier, sénateur de Loire-Atlantique

Merci Madame le Sénateur. Maintenons la pression !

Thibaud

Bioéthique : Mgr d’Ornellas soutient la pétition aux sénateurs

Lancée de façon simultanée jeudi matin par Riposte-Catholique, Le Salon Beige et e-deo, la pétition visant à lancer un avertissement sérieux à la Majorité en matière de bioéthique fait parler d’elle jusque dans La Croix. Le quotidien demande à l’archevêque de Rennes son avis sur l’initiative :

Une pétition circule actuellement sur Internet invitant les catholiques à écrire à leurs sénateurs pour leur signifier leur désaccord et leur rappeler « les points non négociables » selon le pape (défense de la vie, de la famille et de la liberté éducative). Est-ce la bonne méthode ?

Pourquoi un catholique serait-il disqualifié parce qu’il croit en Dieu ? Il est un citoyen qui a sa lumière personnelle. Il a le droit de réfléchir et d’exprimer ce que sa raison lui fait découvrir. Il a aussi le droit d’être entendu. Je suis frappé de voir tous ces catholiques engagés aussi bien dans le monde des soignants que des bénévoles auprès des plus fragiles.

Ils ont de l’expérience, de l’expertise, ils sont donc autorisés à parler. Ce n’est pas du lobbying, c’est une parole forte qui peut aussi être une colère. Pourquoi les catholiques n’obéiraient-ils pas à cette interpellation : « Indignez-vous ! » ?

Thibaud

Loi de bioéthique : lançons un avertissement sérieux à la Majorité

« Madame, Monsieur le Sénateur,

C’est avec effarement que j’ai pris connaissance des amendements que la commission des Affaires sociales du sénat a apportés au projet de loi relatif à la bioéthique.
L’ampleur des transgressions prévues est terrifiante : de l’autorisation de la recherche sur l’embryon à la systématisation du diagnostic pré-natal, en passant par le prétendu « bébé-médicament » (qui n’est que le joli nom d’un eugénisme d’Etat).

Les médias ne cessent d’annoncer que le gouvernement et la majorité entreprennent une grande opération de reconquête de l’électorat catholique. Certains journalistes assurent même que c’est le sens de la présence annoncée de Nicolas Sarkozy à la béatification de Jean-Paul II.

Mais les catholiques ne sont pas dupes. Ce qui nous importe, ce n’est évidemment pas tel ou tel geste protocolaire, mais bien la défense de ce que Benoît XVI a appelé, sans la moindre équivoque, les points non négociables: défense de la vie, de la famille, de la liberté éducative.

Avec le projet de loi dans son état actuel, le sénat fait voler en éclats la famille traditionnelle (un enfant pouvant se retrouver avec plusieurs pères et/ou plusieurs mères) et profane la vie innocente.

Croyez bien, Madame, Monsieur le Sénateur, que nous suivrons avec beaucoup d’attention les discussions en séance publique et que nous en tirerons des conséquences lors des prochaines échéances électorales. »

Prière et jeûne pour la vie

Le 5 avril prochain, la discussion en séance publique en première lecture du projet de loi bioéthique commencera au sénat. Cette discussion s’annonce à la fois cruciale et difficile. Cruciale, car, cette fois, la loi bioéthique sera définitive (alors qu’elle était jusqu’à présent rediscutée tous les 5 ans) et difficile, notamment parce que le rapporteur du projet, Alain Milon, ne cache pas son intention d’ouvrir la voie à de nombreuses transgressions (il est par exemple favorable aux mères porteuses).

Attentifs au discours de l’Eglise catholique, comme baptisés ou comme défenseurs de la loi naturelle, engagés à des titres divers dans cette bataille, nous constatons tous les jours la haine du camp pro-mort, signe que le combat n’est pas seulement politique, mais qu’il s’agit bel et bien du combat entre la vie et la mort, entre le Créateur et le Tentateur. Comme nous l’a dit Notre-Seigneur, ces démons ne peuvent se chasser que par le jeûne et la prière. Nous souhaiterions que des centaines de catholiques puissent se joindre à nous par la prière et les sacrifices :

Thibaud

Congrès de Laissez-les-vivre le 26/03 : « l’enfant à naître abandonné »

L’association LAISSEZ-LES-VIVRE SOS FUTURES MERES, créée en 1971, tiendra son congrès du 40° anniversaire le samedi 26 mars de 9 H 30 à 18 heures sur le thème suivant : « L’enfant à naître abandonné ».

Avec des conférences du Dr Jean Pierre DICKES, du Pr Jean de VIGUERIE et de Me Jacques TREMOLET de VILLERS ainsi qu’un grand débat animé par Rémi FONTAINE : « L’Eglise bouclier de l’enfant à naître » avec le R.P. ARGOUARC’H, l’abbé PAGES, l’abbé LE COQ et l’abbé de TANOUARN.

Maison de la Chimie (Paris VII°)
26 rue de l’Université
métro Invalides ou Assemblée nationale

Programme détaillé et bulletin d’inscription sur le site de Laissez-les-vivre.
Renseignements : 01 48 78 08 80

L’Amiral Berger nous a quitté

Très engagé dans la défense de la vie (président de l’Union pour la vie, co-auteur de Culture de Vie contre culture de mort avec François-Marie Algoud), figure marquante de la rue Des Renaudes (Ichtus et Permanences), l’Amiral a rejoint le Père vendredi matin. Il avait accordé à e-deo.info ce petit entretien sur la révision des lois de bioéthique en 2008 :

RIP.

Thibaud

Présentation du thème du pélerinage de Chrétienté : l’Evangile de la Vie

La vidéo est à voir ici.

> le site de Notre-Dame de Chrétienté

Thibaud

Participez à la marche pour la vie de Bruxelles !

Le 27 mars 2011 aura lieu à Bruxelles la 2e Marche pour la Vie. Allons promouvoir la Vie devant les sièges des instances de l’Union Européenne! Un car partira de Paris: aller/ retour : 25€, inscriptions à faire auprès de Thibault à inscription@etudiantsprovie.com.

Thibaud

Hervé Mariton explique pourquoi il a voté contre la loi sur la bioéthique

Dans Valeurs Actuelles, le député UMP de la Drôme et vice-président de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique de l’Assemblée nationale, dénonce « une vision périlleuse de la famille » :

« J’ai voté contre le projet de loi de bioéthique en raison de la vision de la famille sur laquelle il a été construit. Je ne dénigre pas la qualité du travail de préparation du texte, ainsi des “états généraux de la bioéthique”. Je souligne, à l’issue du travail parlementaire, les progrès réels dans l’encadrement du diagnostic prénatal, dans l’accompagnement des parents d’enfants porteurs de la trisomie 21, dans la définition des dérogations au principe d’interdiction de la recherche sur l’embryon et dans la gouvernance des enjeux de bioéthique.

Mais dans la discussion sur l’assistance médicale à la procréation, comme à d’autres moments du texte, est apparue, à gauche et sur quelques bancs à droite (le tout faisant une majorité) une vision de la famille qui me paraît très périlleuse. On nous a asséné que la famille est exclusivement culturelle, sociale. Nul ne prétend que la famille serait exclusivement naturelle, biologique. Mais nous sommes quelques-uns à penser que la famille est à la fois naturelle et culturelle, sociale et biologique. La plupart des citoyens, guidés par le bon sens, s’accorderont sur cet énoncé : les enfants ne naissent pas dans les choux. Mais, à la fois pour justifier l’extension de l’AMP (disparition des conditions d’antériorité et de stabilité du couple), pour étendre les conditions du don d’organe au profit d’un proche (en expliquant qu’un ami serait plus sincère qu’un cousin) et parce que cela serait le constat de l’état actuel de la société, certains collègues ont défendu une vision exclusivement culturelle.

À partir de là, tout lien conjugal est égal, le PaCS devient comparable au mariage. Si la famille est culturelle, quelle différence entre son enfant, l’enfant de son conjoint, l’enfant de l’ancien conjoint (l’“ex”) de son conjoint. Les notaires sont venus le dire à la commission des finances : on devrait, selon eux, élargir la définition actuelle de la succession. Danger ! Quand la famille est partout, elle est nulle part ; quand la succession est partout, quelle différence avec une donation, comment alors justifier un régime successoral et fiscal plus avantageux ?

La définition exclusivement culturelle de la famille conduit à la légitimation de droits individuels et instantanés. Ce qui fait famille est défini au gré de chacun et immédiatement dissoluble. On doit alors craindre pour la solidarité et la solidité de la société. C’est bien dans une vision à la fois culturelle et naturelle, que dans mon livre Transmettre pour construire (Pygmalion), je souligne l’importance de la transmission qui permet de construire une famille durable, laquelle permet à son tour de transmettre.

Oui, le monde est mouvement, mais il ne faut pas s’y perdre. C’est le choix de la vie. »

Thibaud

Loi de bioéthique : un texte qui porte atteinte à la dignité humaine voté par une majorité écrasante des députés de « droite »

Les députés non inscrits du Mouvement Pour la France (MPF), Dominique Souchet et Véronique Besse ont voté contre le projet de loi de bioéthique lors du vote solennel qui a eu lieu mardi 15 février, à l’Assemblée nationale, « parce qu’il crée et pérennise des transgressions qui portent fondamentalement atteinte à la dignité de la personne humaine ».

Leur communiqué :

« Pour Dominique Souchet et Véronique Besse, le projet de loi de bioéthique constituait une occasion unique pour les députés de trouver le bon équilibre entre les aspirations de la science et le respect de la vie.

Pour Dominique Souchet et Véronique Besse, les quelques amendements adoptés en séance ne parviennent pas à masquer l’ampleur des nouvelles transgressions contenues dans le texte.

Sur de nombreux aspects, le projet de loi va à l’encontre du respect de la vie et de la dignité de la personne.

En élargissant considérablement le champ de l’assistance médicale à la procréation, il multiplie les possibilités de dérives. Elle ne sera plus subordonnée à aucune durée de vie commune.

L’approbation d’une nouvelle technique de congélation, la vitrification, va permettre d’accroître encore le nombre d’embryons humains congelés dans notre pays, qui s’élève déjà à 150 000, et va inévitablement encourager les dérives vers l’eugénisme.

En ce qui concerne l’expérimentation sur l’embryon humain, la fin du moratoire offrait une occasion historique d’y mettre fin car nous savons maintenant que la recherche peut avancer autrement. Le moment était venu d’inscrire dans la loi le respect dû à l’embryon humain et le refus de le considérer comme un simple matériau de laboratoire. Seules des considérations idéologiques et des intérêts financiers qui n’ont rien à voir avec les besoins de la science ont pu inspirer le maintien et l’élargissement de cette expérimentation. »

Face à un texte aussi transgressif, nous nous plaçons résolument dans le camp des défenseurs de la dignité humaine.

Le député UMP de Saône-et-Loire Jean-Marc Nesme explique les raisons de son vote contre le projet de loi relatif à la bioéthique, qu’il juge « hypocrite », « ambigu » et « contradictoire » :

« J’ai voté contre l’hypocrisie d’un texte qui interdit la recherche sur l’embryon tout en admettant des dérogations, contre l’ambiguïté d’un texte qui tend à organiser un eugénisme d’État en cas de diagnostic prénatal, j’ai voté contre la contradiction d’un texte qui maintient l’anonymat du don de gamètes alors que la Convention internationale des droits de l’enfant signée par la France stipule que tout enfant a le droit de connaître ses origines.

J’ai également voté contre le silence d’un texte sur les conflits d’intérêts potentiels entre la communauté scientifique et l’industrie pharmaceutique. »

Le texte a finalement été voté par 272 voix contre 246 (essentiellement de gauche mais aussi les députés de droite suivants : Mmes Sylvia Bassot et Véronique Besse, MM. Etienne Blanc, Xavier Breton, Lucien Degauchy, Jean-Michel Ferrand, Philippe Gosselin, Michel Grall, Marc Le Fur, Hervé Mariton, Christian Ménard, Philippe Meunier, Alain Moyne-Bressand, Jean-Marc Nesme, Dominique Souchet, Christian Vanneste et Michel Voisin : à remercier !)

Thibaud

Marine Le Pen demande l’arrêt du remboursement de l’avortement et souhaite neutraliser le PaCS

Petit résumé de l‘interview de Marine Le Pen par La Croix du jour :

« Je pense qu’il faut cesser de rembourser l’avortement. Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société » déclare-t-elle. « Aujourd’hui, lorsqu’une femme se rend au Planning familial, on lui propose l’avortement ou… l’avortement ! » note Marine Le Pen. Pour la Présidente du Front National, « l’objectif du PaCS était d’accoutumer les esprits à l’arrivée d’une législation sur le mariage homosexuel ». Elle propose donc de « le rendre inefficace à travers une revalorisation du mariage par l’impôt ».


Marine Le Pen souhaite « interdire, purement et simplement » la recherche sur l’embryon et se déclare hostile à l’euthanasie.


« Les familles sont les grandes abandonnées de la politique depuis vingt ans. La mesure phare du FN est la création d’un salaire parental équivalent au Smic dès le premier enfant. Autrement dit, un véritable choix accordé à la mère de s’occuper de ses enfants » rappelle-t-elle. « Les familles nombreuses devraient, en outre, bénéficier d’un accès privilégié au logement social. Étant entendu que, dans le cadre de la préférence nationale, toutes ces aides devraient être réservées aux familles françaises, car les étrangers qui viennent sur notre territoire doivent pouvoir subvenir à leurs besoins. »

Thibaud

[Parcours Ichtus Jean-Paul II] « Famille et responsabilité » : la dignité de la personne humaine

Tout chrétien se doit de connaître l’enseignement de l’Eglise. Mais il souhaite le voir rejoindre ses préoccupations naturelles.
Ichtus propose donc une formation rapide, adaptée aux contraintes professionnelles ou familiales.

En 4 séances, de 19h30 à 21h30, Base 49 (49 rue des Renaudes), la Doctrine sociale de l’Eglise sera traitée sous l’angle de « Famille et responsabilité », « Entreprise et responsabilité » ou « Politique et responsabilité ». Programme complet (fichier au format .pdf).

Formation ouverte à tous. Inscription au 01 47 63 77 86 ou à courrier@ichtus.fr
Frais de participation aux 4 séances : 40 euros pour les adultes, 25 euros pour les étudiants et chômeurs

Parcours de formation « famille et responsabilité »

1er mars
Ouverture : le désir du bonheur
Premier pas : La dignité de la personne Humaine

15 mars
Deuxième pas : la civilisation de l’amour

29 mars
Troisième pas : le pouvoir de l’homme sur la création

10 mai
Quatrième pas : la famille
Epilogue : la joie chrétienne

Parcours de formation « entreprise et responsabilité »

8 mars
Ouverture : le désir du bonheur
Premier pas : la dignité de la personne humaine

22 mars
Deuxième pas : la civilisation de l’amour

5 avril
Troisième pas : le pouvoir de l’homme sur la création

17 mai
Quatrième pas : le travail – l’entreprise et la vie économique
Epilogue : la joie chrétienne

Parcours de formation « politique et responsabilité »

24 mai
Ouverture : le désir du bonheur
Premier pas : la dignité de la personne humaine

31 mai
Deuxième pas : la civilisation de l’amour

7 juin
Troisième pas : Le pouvoir de l’homme sur la création

14 juin
Quatrième pas : l’Etat et les institutions politiques
Epilogue : la joie chrétienne

[Dieu merci! du 4 février 2011] Bioéthique: peut-on s’affranchir de toute règle ?



Bioéthique: peut-on s’affranchir de toute règle ?

Thibaud

« TOUS GENETHIQUEMENT INCORЯECTS »

Reportage de KTO sur la manifestation de l’Alliance pour les Droits de la Vie vendredi à 13h devant l’Assemblée nationale :

Thibaud

Loi de bioéthique : Dominique Souchet dénonce l’influence des lobbies pharmaceutiques

A Nouvelles de France, le député non inscrit Dominique Souchet (MPF) déclare :

« Je suis totalement favorable au maintien de l’interdiction et pour la suppression de toute dérogation puisque, depuis la dernière loi de bioéthique (2004) nous savons que les perspectives thérapeutiques que l’on avait fait miroiter aux parlementaires se sont avérées illusoires. Les seuls progrès scientifiques accomplis l’ont été à partir des cellules dites « reprogrammées ». D’abord, elles répondent aux besoins de modélisation de pathologies que recherchent les industriels du médicament ; elles sont en outre plus accessibles et n’entraînent aucun dommage éthique. De nouvelles techniques sont apparues et je rejoins l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales), qui demande que soit inscrite dans la loi l’absolue nécessité de développer les recherches sur les cellules souches embryonnaires animales, ainsi que les recherches sur les cellules reprogrammées en cellules pluripotentes et sur les cellules du sang de cordon et du sang placentaire. Jamais il n’a été moins nécessaire de recourir aux cellules embryonnaires !

[...] si la dérogation persiste, l’Agence de biomédecine, qui délivre les autorisations de recherche sur l’embryon humain, pourrait occuper, progressivement, par glissement, la place du législateur. Or, cette agence est sensible aux revendications de l’industrie pharmaceutique…« 

Thibaud