et catholiques :
Thibaud
"Connecté au pays réel"
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Thibaud
Inscrivez-vous aujourd’hui pour bénéficier d’un tarif préférentiel ! Le 11 mai, le prix sera majoré de 16 euros… Chers lecteurs, vous n’êtes peut-être pas (plus ?) pratiquant, fâché avec l’Église ou déçu, vous vous posez des questions sur le sens de votre existence, vous ne prenez pas assez le temps de vous confier au Seigneur… Et pourtant, vous êtes les bienvenus à ce pèlerinage qui vous fera vivre trois jours inoubliables, trois jours de vraie chrétienté !
« Chartres sonne, Chartres t’appelle… »
Thibaud
Lu ici :
Le 23 avril, la chanteuse chrétienne Rebecca St.James (site) a uni son destin à Jacob Fink, en présence de 150 convives. Australienne d’origine, Rebecca St.James a sorti plus de dix albums de louange pop-rock depuis 1994. En 1999, elle a gagné le Grammy Award chrétien pour son album «Pray». S’étant engagée à rester chaste jusqu’au mariage, elle a encouragé les jeunes à se préserver pour leur futur conjoint dans son livre «Attends-moi», publié en 2004 en français. Originaire du Colorado, le jeune marié a travaillé deux ans en Afrique du Sud comme missionnaire avant d’entreprendre des études de communication, d’arts et de cinéma. Ils se sont rencontrés chez des amis à Los Angeles.
Thibaud
« Si vous aimez la beauté au lieu de la femme, le jour où sa beauté s’étiolera, vous la laisserez tomber comme une orange dont on a sucé tout le jus. La beauté n’est qu’un appât pour attirer l’homme. Mais une fois l’homme apprivoisé, la femme doit transformer sa beauté en vertus. Femme, cultivez des vertus car, contrairement à la beauté, ces dernières sont éternelles et ne se fanent jamais. Imaginez la vieillesse pour une femme qui a fait de son corps un objet de culte. Rien qu’un cauchemar qui viendra très vite à bout de sa vie. Mais une femme qui sait que son corps n’est qu’un instrument pour acquérir des vertus, devient plus belle en vieillissant. »
Blassonni
L’Express vient de sortir un article à lire sur les réseaux et les dernières victoires des catholiques en France. Mais contrairement à ce qu’affirme l’hebdomadaire, le contexte ne nous est pas si favorable. Avec une majorité de droite, seulement une partie des mesures pro-mort prévues a pu être bloquée (projet du beau-parent, euthanasie) ou vidée en partie – mais pas totalement – de sa substance (travail dominical). Une autre est passée (« améliorations » du PaCS). Avec une majorité de gauche, je ne donne pas six mois aux opposants au droit naturel pour nous imposer les parodies homosexuelles du mariage, l’adoption par les homosexuels et l’euthanasie.
Au niveau du combat culturel, c’est un échec cuisant. La majorité de la population pense de moins en moins bien. Progressivement, le matraquage pro-mort fait son effet… Si certains employés des camps de concentration ont pu s’habituer à ce qui s’y passait, vous pensez bien qu’on peut habituer l’être humain à tout et à n’importe quoi. Donc si l’article de L’Express fait plaisir, comme il est sympathique de lire que la soixantaine de député chrétiens évangéliques brésiliens va empêcher le vote d’une loi de soi-disant lutte contre l’homophobie par un Parlement qui en compte plus de 500 ou d’entendre qu’une internationale pro-vie menace « le droit à l’IVG », ne nous reposons pas sur nos lauriers. Prions et bataillons : tout reste à reconstruire !
Thibaud
« Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » C’est bien cette prière du Christ en Croix qui nous vient à l’esprit chaque jour en suivant l’actualité. Euthanasie, avortement, eugénisme, affaiblissement de la famille, théorie du genre, profanations et vexations aussi perverses qu’imaginatives…. C’est bien le drame du monde actuel ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! Les consciences ont été anesthésiées progressivement et savamment depuis une centaine d’année. Et les fruits portent. L’immense majorité des jeunes et des moins jeunes du reste, n’a aucune base culturelle. Les fameuses humanités qui formaient les esprits ne sont plus même une vague impression dans des mémoires assaillies par la pornographie, abêties par les émissions de télévisions vide de sens. Visiter et comprendre les jardins de Versailles est désormais hermétique à l’intelligence classique des jeunes générations. Victor Hugo, Eugénie ou Gabriel Marcel, ne sont plus que des noms de rue ou de station de métro. Tout ce sur quoi la pensée doit compter pour se forger a été peu à peu banni des programmes scolaires, des salles de spectacles, des films cultes. Alors que l’on vante la libération des hommes grâce au progrès des sciences et de la scolarisation, il faudrait peut-être humblement faire amende honorable et reconnaître l’immense régression intellectuelle, non seulement de l’élite, mais aussi des masses. Les laconiques et approximatives définitions de Wikipédia ne remplaceront jamais un cours sur l’histoire de France ou une pièce de Racine. ‘Mon Peuple périt faute de connaissance’ dit Dieu au prophète Osée. Voilà bien là le drame de l’humanité aujourd’hui. Hommes et femmes ne s’élèvent guère au-delà de l’animal évolué. Mais comme le constate Aristote dans son Ethique à Nicomaque, bien des bêtes nous sont supérieures dans l’ordre physique. Il n’est que l’intelligence qui puisse distinguer l’homme de la bête. Qu’avons-nous fait de notre intelligence ? Comment en être arrivé à tenir dans une même phrase, une chose et son contraire ? Tout simplement parce que la connaissance étant le plaisir de l’âme, un homme frustré cherche ses compensations dans les plaisirs du corps, c’est-à-dire, ces plaisirs qui lui sont communs aux animaux. Le pain et les jeux ! Nous y sommes bien revenus, il n’y a pas de doute.
Mais pourquoi ? Y a-t-il un complot ? Qu’une dynamique anti-chrétienne se soit développée c’est une évidence. Et le démon n’y est certainement pas étranger. Mais cette dynamique se nourrit également de la passivité des hommes face à leur destin et du système actuel. Sans être intentionnellement contre l’homme ou contre le Christ, une économie qui repose sur la consommation a tout intérêt à ce que la personne humaine soit sans repère et insatisfaite. Car cette perte d’identité est la source des besoins compensatoires qui constituent le fond de roulement de la société de consommation. Aussi face à ce double mouvement (besoin compensatoire et démission de l’intelligence), les repères ne tiennent plus et le relativisme devient l’échappatoire illusoire d’une société qui étouffe. De là, nombre de maux importants et structurels. Le système financier vicié qui vit sur cette fuite compensatoire. Le gender qui exacerbe l’égo et alimente cette perte d’identité mortifère. Le rapport à la vie déconnecté de l’homme lui-même.
Face à cela que faire ? Que peuvent faire les chrétiens isolés, désormais réduits à une minorité ridiculisée ? Benoît XVI n’aurait-il pas voulu nous donner une piste importante d’action avec cette initiative plus ou moins bien relayée du parvis des gentils ? Comme le remarquait saint Vincent de Paul au sujet des pauvres qui l’entouraient « avant de s’occuper de leur âme, il faut qu’ils prennent conscience qu’ils ont en une. » Voilà peut-être ce qui nous incombe à tous prioritairement !
Reformer une élite chrétienne capable d’être cette lumière du monde, reconquérir la culture et l’excellence désertées par un certain misérabilisme post soixante-huitard. Sortir de l’amateurisme de l’à-peu-près. Et tant pis pour ceux qui, en retard d’une guerre, confondent égalité des chances et nivellement par le bas. Si le monde périt faute de connaissance, alors il nous appartient de lui donner ce qui lui faut pour reprendre vie.
Cyril Brun, directeur de l’Observatoire Sociopolitique de Toulon
Dans cette tribune publiée par Le Figaro (12 avril 2011), Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, chargé de la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France, revient sur le projet de loi de bioéthique adopté par le Sénat le 8 avril 2011.
Hier, un « sage » du Palais du Luxembourg m’a étiqueté d’un étrange nom : « bébé-thalys ». J’en suis tout remué ! Quel avenir me préparez-vous par vos noms ? Pour vous, qui suis-je ?
En 1994 et 2004, j’étais le « grand absent » des lois de bioéthique qui, pourtant, statuaient sur les conditions de ma conception. Tout le monde me désirait. Aucun ne parlait de moi. Étais-je leur rêve ou un mythe ? Aujourd’hui, certains m’imaginent de tel sexe ou avec tel trait. D’autres me veulent « zéro défaut ». Votre diagnostic prénatal est en vue de me guérir in utero. Pourquoi donc vouloir me dépister systématiquement ? Mon nom serait-il « bébé-problème » ? Dois-je être traqué ? Faites donc confiance au soignant qui aide ma mère, surtout s’il me croit vulnérable !
Les grands, à New York, dans une belle Convention (1), ont estimé que mon « intérêt supérieur » devait être la « considération primordiale » de vos décisions d’adultes. C’était en 1989. Y pensez-vous ? Ils ont établi mon droit à connaître mes « parents ». Mais vous, vous vous êtes mis dans un grand embarras. Vous estimez que mes parents sont ceux qui me font grandir avec amour. C’est bien. Mais pourquoi, à votre gré, m’avoir assigné une origine génétique inconnue ? Certains de mes frères et sœurs en souffrent. D’autres sont satisfaits de cet anonymat.
Puis-je faire une remarque de bon sens ? Vous avez en votre corps des cellules destinées à me donner la vie. Par égard pour moi, n’en faites pas n’importe quoi. Elles vous engagent à une responsabilité infiniment plus belle et grave que le don d’organes, de tissus ou de cellules. Savez-vous ? Je suis « moi » grâce à ma filiation. J’ai besoin de cette origine filiale. Ne la brouillez pas ! La trafiquer mène à des impasses, à des violences rentrées. D’ailleurs, pour choisir ma lignée génétique, m’avez-vous demandé mon avis ?
De même, vous avez décidé sans moi de m’utiliser pour guérir. Pour vous justifier, vous me cherchez le meilleur nom. « Bébé-médicament » ! Ce nom choque car il me désigne comme objet pour guérir. Alors vous dites : « bébé du double espoir », « bébé-docteur », « bébé-sauveur ». Comme vous, j’ai l’espoir que ma sœur ou mon frère aîné guérira. Vos représentants ont enfin compris que mon cordon ombilical est une « ressource thérapeutique ». Dépêchez-vous d’en organiser très largement la collecte. Cela vous évitera de m’utiliser. D’ailleurs, vous saviez que je mérite le respect puisque vos lois statuent encore que le « bébé sauveur » n’est qu’« expérimental ». Mais alors, pourquoi vos « sages » ont-ils voté la banalisation de mon utilisation pour guérir ? Instrumentaliser ma conception est si blessant pour moi ! Chercher la guérison suffit-il à faire de moi un moyen ?
Sous prétexte que deux femmes prennent le Thalys pour se faire faire un bébé comme moi en Belgique, vos « sages » ont voté que cela se réalise en France. Suis-je donc un simple objet de fantasmes ? Et mon intérêt supérieur, qu’en font-ils ? Apparemment, ils le défendent puisqu’ils maintiennent le refus de la gestation pour autrui où moi, je subis un abandon, et ma « mère », une sorte d’esclavage. Mais ont-ils songé à mes droits, au moins celui d’avoir un père et une mère ? Ce qui, selon 90% des Français (2), est le mieux pour moi ! Pourquoi m’infliger une filiation incohérente ? En France, mes droits ne pèsent-ils donc plus rien face à ces désirs d’adultes, qui ne sont pas des droits ?
Les noms que vous m’infligez ne reflètent-ils pas vos rêves d’adultes ? Ni sauveur ni docteur, ni objet ni moyen, je suis une « personne ». Tel est mon nom. Unique est mon visage. Je vous en prie, aimez-moi pour moi-même ! J’apprécie les cathos qui disent : « la personne est la seule créature que Dieu a voulue pour elle-même. » Leur regard profond rejoint nombre de vos penseurs qui reconnaissent que, bébé, j’ai le droit d’exister pour moi-même.
Reste un nom, celui du plus petit d’entre les miens : « embryon humain », mon frère en humanité. Pourquoi donc vos « sages » manquent-ils de confiance en la science en autorisant sa destruction ? L’interdire est loin d’être hypocrite ! Au contraire, j’y vois votre cohérence. Elle me donne confiance en vous, les adultes, qui portez les choix de l’avenir.
J’attends beaucoup de la science. Elle ira loin en respectant mon frère en humanité. Respectez aussi ma filiation, et accueillez-moi avec joie, en m’adoptant si besoin. Je n’y peux rien d’être petit, entièrement confié à votre responsabilité d’adultes. Pardon d’être une personne !
Mgr Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes
Chargé de la bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France
(1) – ONU, Convention internationale des droits de l’enfant, 20 novembre 1989
(2) – INSEE Première, n°1339, mars 2011
Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux, Evêque de Bazas
Monseigneur Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Archimandrite Antoine Contamin, Supérieur des Monastères Saints Clair et Maurin de Lectoure, de la Fraternité Orthodoxe Saint Benoît (Eglise orthodoxe serbe)
Frère Antoine-Marie Berthaud, Aumônier régional des Equipes du Rosaire, Directeur régional du Pèlerinage du Rosaire, Aumônier SUF (Dominicains de Bordeaux)
Père Xavier Carné, Légionnaire du Christ
Père Benoît Domergue, Curé de l’église Saint Ferdinand (Bordeaux)
Abbé Edouard de Mentque, Curé de Langoiran
Père Yves Moreau, Ancien curé d’Arcachon
Abbé Benoit Paul-Joseph, Fraternité Saint Pierre, diocèse de Tarbes et Lourdes
Père Christophe Picault, Curé de Sauveterre de Guyenne
Abbé Emeric de Rozières, Curé de saint Emilion
Père Jean-Claude Veissier, Archiprêtre de la cathédrale Saint André de Bordeaux
Monsieur Laurent Landete, Modérateur de la Communauté de l’Emmanuel
Madame Marie-Françoise Broustet, Orthophoniste
Madame Nadiège de la Chapelle, Pharmacienne
Monsieur Serge Collenot, Médecin
Madame Laurence Dauphin, Infirmière en gériatrie
Madame Jacqueline Dulin, Pharmacienne
Mademoiselle Claire Faure, Infirmière
Docteur Philippe Guérin, Médecin généraliste
Madame Muriel Herbreteau, Cadre de santé
Madame Catherine Langlois, Infirmière
Mademoiselle Victoire Lavalette, Infirmière
Docteur François Maurel, Médecin généraliste
Docteur Bernard Moura, Médecin
Mademoiselle Florence Moura, Infirmière-puéricultrice
Madame Sophie Poirier, Infirmière-puéricultrice
Docteur Xavier Roussel, Médecin généraliste
Docteur Gaëlle Souillac, Pneumo-pédiatre
Madame Emmanuelle Taupiac, Psychologue pour enfants
Docteur François Teychonneau, Médecin généraliste (Saint-Laurent de Médoc)
Docteur Patrick Theillier, Vice-président de l’Académie diocésaine (Bayonne, Lescar et Oloron) pour la Vie.
Monsieur Bertrand Carbonne, Ancien maître de conférences à l’Université de Bordeaux II
Maître Daniel Fournier, Avoué à la Cour, Responsable de la province Sud-ouest de l’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Consul honoraire de la République des Philippines pour le Sud-Ouest
Monsieur Henri Gleize, Magistrat honoraire
Professeur Gérard Guyon, Professeur d’Histoire du Droit à l’Université Montesquieu (Bordeaux IV)
Monsieur Gilbert Thiney, Magistrat honoraire, Avocat général près la cour d’appel de Bordeaux
Monsieur Bertrand de Bentzmann, Ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Région Aquitaine, Consul de Pologne à Bordeaux
Monsieur Hubert Bouteiller, Viticulteur, ancien Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux
Monsieur Jean Calvet, Ancien PDG des Établissements Calvet
Monsieur Claude Epervrier, Ancien ambassadeur de France
Monsieur Louis-Alexandre de Froissard, Chef d’entreprise
Comte Alexandre de Lur Saluces, Propriétaire-viticulteur, gérant de société
Monsieur Jean-Christophe Margelidon, Ancien élève de l’ENA, Directeur des affaires juridiques
Monsieur Pierre-Marie Morel, Ancien secrétaire général international de l’association d’Aide à l’Eglise en Détresse (AED), Consultant
Professeur Philippe Quentin, Ancien élève de l’école Polytechnique, Professeur à l’Université (Bordeaux I), chercheur au CNRS en physique nucléaire
Monsieur Yves Saillard, Ministre plénipotentiaire
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