e-deo.info

Connecté au pays réel

E-deo

Action!

Action!

Solidarité!

Archive for Contraception

Pass contraception : boycott justifié de l’enseignement catholique des Hauts-de-Seine

A PROPOS DU « PASS CONTRACEPTION » DISTRIBUE DANS LES LYCEES

Tout en saluant une initiative qui a pour objectif de diminuer le nombre d’avortements chez les lycéennes, Mgr Nicolas Brouwet et M. François de Chaillé contestent l’utilisation du « Pass contraception » dans les lycées de notre diocèse. En effet, la question de la contraception n’est pas une simple question technique ; elle touche aux fondamentaux de l’éducation : éducation à la relation, au sens de la sexualité, à l’usage de la liberté.

Par ailleurs, le « Pass contraception » écarte les parents de leur responsabilité éducative en désignant les infirmières et infirmiers scolaires comme les seuls interlocuteurs des jeunes sur ces questions décisives. Le Conseil Régional s’octroie ainsi un pouvoir qu’il n’a pas.

Mgr Brouwet et M. de Chaillé prient donc les chefs d’établissement de ne pas relayer la demande du Conseil régional.

Aux chefs d’établissement des lycées de l’enseignement catholique

Nanterre, le 9 mai 2011

Madame, Monsieur,

Le Conseil régional d’Ile-de-France met à la disposition des lycéennes et lycéens un chéquier « Pass contraception » pour leur donner « un accès gratuit, anonyme et adapté à la contraception et aux démarches médicales associées ».

Il s’agit, écrit le Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, « de favoriser les parcours d’autonomie des mineur-es et de les sensibiliser aux comportements à risque ».

Nous nous réjouissons de la reconnaissance implicite de la gravité de l’avortement (13 230 en 2006  chez les jeunes filles de 15 à 17 ans) que ce texte contient et de la volonté de faire reculer le nombre d’interruptions volontaires de grossesse.[1]

En effet l’avortement, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il a été décidé, reste toujours l’élimination pure et simple d’une vie humaine.

L’Eglise reçoit souvent des confidences et des confessions de femmes et d’hommes qui ont eu recours à l’avortement. Elle sait combien cet acte est souvent vécu comme un drame. La véritable détresse commence non parce qu’une grossesse n’a pas été désirée mais parce qu’on a enlevé à son enfant le droit de vivre.

Nous saluons donc une initiative visant à réduire le nombre des avortements.

Mais nous ne pouvons pas approuver la méthode employée : la formule d’un chéquier induit le sentiment que la contraception est due et que chacun dispose légalement d’un patrimoine contraceptif qu’il peut dépenser à sa guise. Ces chèques sont des chèques en blanc accordés aux jeunes et leur enlevant, de fait, toute responsabilité dans l’usage de la sexualité.

plus »

Christian Vanneste prend position contre le « pass contraception »

et regrette qu’il n’y a « pas le moindre début de réflexion sur les sujets de société à l’UMP ».

Thibaud

Pass contraception : le revirement irresponsable du ministre de l’Education nationale

Communiqué

L’Alliance pour les Droits de la Vie proteste contre une nouvelle intrusion de l’Education nationale dans la vie intime des élèves.

En lançant le Pass contraception en Ile de France avec la bienveillance du ministre de l’Education nationale, le Conseil régional d’Ile de France ne rend service ni aux jeunes, ni à leurs parents. En effet, la logique qui préside au lancement du Pass contraception est celle de l’exclusion des parents. Or, comment demander aux parents de renforcer leur responsabilité éducative, notamment sur des questions d’absentéisme ou de primo délinquance, et en même temps tout organiser pour qu’ils soient totalement mis à l’écart d’un sujet qui concerne l’intimité et la responsabilité de leur enfant ?

Si l’Etat entendait remplacer les parents par l’intermédiaire de l’Education nationale, il n’agirait pas autrement. Mais alors, il lui faut assumer jusqu’au bout cette situation et venir en aide aux adolescents qu’une sexualité ou l’avortement précoces auront fragilisés sans que leurs parents en connaissent la raison. Fournir aux élèves de classe de Seconde une contraception anonyme, c’est entrer dans cette fuite en avant. Certains veulent proposer « ce service » dès les classes de 3ème voire de 4ème ! (Voir les déclarations du Pr Israël Nisand).

L’Alliance pour les Droits de la Vie rappelle que le harcèlement contraceptif, qui sous-tend de trop nombreux programmes scolaires, s’est accompagné d’un effet inverse de celui escompté : la très forte croissance de l’IVG chez les mineures. Les Pass contraception, et les autres méthodes supposées sécuriser la sexualité précoce, produisent à terme une sorte d’injonction aux lycéens et lycéennes de faire d’une sexualité précoce un rite initiatique. Or, celui-ci est trop souvent corrélé à des formes de souffrances sociales, affectives et personnelles qu’il faudrait avoir le courage de reconnaître.

Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie, le monde des adultes serait plus responsable s’il osait intégrer à l’éducation sexuelle une éducation affective et une formation à la responsabilité personnelle, montrant que la relation sexuelle mérite de s’inscrire dans la construction de la vie selon le développement durable de la personne.

Rappel :
Sondage Les femmes et l’IVG IFOP 2010 : 51% des femmes pensent que les relations sexuelles trop précoces sont l’une des causes majeures de la croissance de l’IVG chez les mineures (+30% entre 2001 et 2007).

Thibaud

Approuvez-vous la distribution du Pass contraception dans les lycées ?

demande Le Figaro à ses lecteurs.

Thibaud

Loi de bioéthique : lançons un avertissement sérieux à la Majorité

« Madame, Monsieur le Sénateur,

C’est avec effarement que j’ai pris connaissance des amendements que la commission des Affaires sociales du sénat a apportés au projet de loi relatif à la bioéthique.
L’ampleur des transgressions prévues est terrifiante : de l’autorisation de la recherche sur l’embryon à la systématisation du diagnostic pré-natal, en passant par le prétendu « bébé-médicament » (qui n’est que le joli nom d’un eugénisme d’Etat).

Les médias ne cessent d’annoncer que le gouvernement et la majorité entreprennent une grande opération de reconquête de l’électorat catholique. Certains journalistes assurent même que c’est le sens de la présence annoncée de Nicolas Sarkozy à la béatification de Jean-Paul II.

Mais les catholiques ne sont pas dupes. Ce qui nous importe, ce n’est évidemment pas tel ou tel geste protocolaire, mais bien la défense de ce que Benoît XVI a appelé, sans la moindre équivoque, les points non négociables: défense de la vie, de la famille, de la liberté éducative.

Avec le projet de loi dans son état actuel, le sénat fait voler en éclats la famille traditionnelle (un enfant pouvant se retrouver avec plusieurs pères et/ou plusieurs mères) et profane la vie innocente.

Croyez bien, Madame, Monsieur le Sénateur, que nous suivrons avec beaucoup d’attention les discussions en séance publique et que nous en tirerons des conséquences lors des prochaines échéances électorales. »

Témoignage crétin fait l’apologie du « dispositif intra-utérin »

C’est à dire du stérilet, un dispositif anti nidation donc abortif !

L’hebdomadaire « chrétien » ne rappelle même pas l’enseignement de l’Eglise catholique sur la contraception.

Thibaud

Pass contraception : la mobilisation ne faiblit pas !

L’appel des acteurs éducatifs contre le pass contraception a déjà été signé par 5 400 personnes. Qu’attendez-vous pour les rejoindre ?

Thibaud

Ile-de-France : le Nouveau centre approuve le « pass contraception »

et réclame un « pass capotes » :

Le Nouveau Centre est à l’origine de deux améliorations majeures de ce « Pass Contraception » : d’une part, il sera doté d’une information forte sur les infections et maladies sexuellement transmissible, et d’autre part, il intégrera la délivrance gratuite de préservatifs pour les jeunes, facilitant ainsi une égale responsabilité des filles et des garçons face à la sexualité.

Thibaud

Pass contraception : dites votre refus au ministre de l’Education Luc Chatel

en signant cet appel des acteurs éducatifs. Extrait :

Nous parents, contribuables et membres des fédérations de parents d’élèves, nous refusons que l’Education nationale outrepasse sa mission. Nous revendiquons le droit d’être considérés comme les premiers éducateurs de nos enfants. L’école se doit d’abord d’instruire dans la neutralité des valeurs républicaines et le respect de la liberté de conscience des familles. Nous déplorons que Mme Royal n’ait pas consulté nos fédérations avant de lancer son projet. Nous demandons plus de moyens pour le développement d’écoles de parents. Nous sommes scandalisés que l’idée ait été émise d’associer ce pass au pass culturel la région Ile de France à côté d’un bon pour un théâtre ou un livre à prix réduit.

Ségolène Royal réclame que des « pass-contraception » soient distribués à tous les élèves des lycées par les infirmières scolaires.

Thibaud

Congrès de Laissez-les-vivre le 26/03 : « l’enfant à naître abandonné »

L’association LAISSEZ-LES-VIVRE SOS FUTURES MERES, créée en 1971, tiendra son congrès du 40° anniversaire le samedi 26 mars de 9 H 30 à 18 heures sur le thème suivant : « L’enfant à naître abandonné ».

Avec des conférences du Dr Jean Pierre DICKES, du Pr Jean de VIGUERIE et de Me Jacques TREMOLET de VILLERS ainsi qu’un grand débat animé par Rémi FONTAINE : « L’Eglise bouclier de l’enfant à naître » avec le R.P. ARGOUARC’H, l’abbé PAGES, l’abbé LE COQ et l’abbé de TANOUARN.

Maison de la Chimie (Paris VII°)
26 rue de l’Université
métro Invalides ou Assemblée nationale

Programme détaillé et bulletin d’inscription sur le site de Laissez-les-vivre.
Renseignements : 01 48 78 08 80

Le Pr Israël Nisand ne croit pas à la fiabilité totale du préservatif

Sortie politiquement incorrecte du Pr Israël Nisand, un militant pro-mort, lundi sur BFM TV :

« Le degré d’information de nos jeunes femmes est catastrophique, il y en a qui s’imaginent qu’on ne peut pas avoir de grossesse pendant les règles, que les premiers rapports ne peuvent pas donner de grossesse, que le préservatif est à 100% (…) ».

Malheureusement, le Pr Nisand inclut dans cette liste une vérité : à savoir que la pilule provoque des cancers (exemple).

Thibaud

Présentation du thème du pélerinage de Chrétienté : l’Evangile de la Vie

La vidéo est à voir ici.

> le site de Notre-Dame de Chrétienté

Thibaud

Participez à la marche pour la vie de Bruxelles !

Le 27 mars 2011 aura lieu à Bruxelles la 2e Marche pour la Vie. Allons promouvoir la Vie devant les sièges des instances de l’Union Européenne! Un car partira de Paris: aller/ retour : 25€, inscriptions à faire auprès de Thibault à inscription@etudiantsprovie.com.

Thibaud

« Ils sont si nombreux et si jeunes »

Daniel Hamiche rapporte ce commentaire de la présidente de NARAL Pro-Choice America (une puissante association pro avortement), Nancy Keenan qui assistait à la March for Life de D.C. de janvier dernier :

« J’ai simplement pensé : Oh ! la vache, ils sont si jeunes. Ils sont si nombreux et si jeunes ».

Tout est dit. La famille nombreuse, où sont cultivés la piété, la vertu, le goût de l’effort et l’amour du prochain est l’ennemie n°1 du Système.

Vous voulez combattre le Système ? Engagez-vous (mariez-vous !), ayez plein d’enfants et dans quelques générations, le pouvoir aura changé de mains… Le Système cherchera bien sûr à mettre le grappin sur votre progéniture via l’Education nationale et les grands médias. Optez pour le hors-contrat ou l’instruction à la maison, ne laissez pas aux ennemis de la loi naturelle, de la France et de l’Eglise la moindre chance de réussite !

Ambroise

Voynet veut la contraception pour les Roms

Sur le ton de l’humour, le maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Montreuil explique qu’elle souhaite propager la culture de mort chez les Roms (à partir de 4’80 ») :

Thibaud

Intervention pro-vie et pro-famille du député UMP Christian Vanneste

« C’est un biologiste qui avait dit avec force : « La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes ». Cette phrase de Jean Rostand illustre l’inévitable confrontation entre la biologie et l’éthique et le caractère indispensable des rendez-vous qui permettent aux législateurs de rappeler la norme pour éviter les dérives morales liées aux innovations scientifiques. Il n’est pas sûr que le nombre croissant, des autorités, des agences, des comités et des conseils puissent de façon cohérente et responsable remplacer le Parlement dans ce rôle essentiel. On a vu que les 23 agences sanitaires rendaient les questions plus opaques, et les décisions plus contradictoires.

Le progrès scientifique est une évidence. Il correspond à la possibilité intellectuelle que possède la science et à la capacité matérielle qu’atteint la technique d’imaginer et de réaliser ce qui était impensable et impossible auparavant. Certains esprits faibles considèrent que le progrès existe d’une manière nécessaire dans tous les domaines et que seuls des esprits attardés prétendent s’y opposer. D’autres, plus faibles encore, s’opposent à certains progrès de la technique mais sont prêts à soutenir toutes les évolutions morales même les plus absurdes, en défendant la nature contre l’homme sans défendre l’homme contre lui-même.

En fait, le progrès moral n’est pas quant à lui une évidence. On peut considérer que la valeur universelle que la raison pratique a établie durera autant que l’esprit humain. Lorsque Kant (wikipedia) formule l’impératif catégorique en écrivant qu’il faut toujours considérer l’humanité, en soi-même, comme en autrui, comme une fin et non comme un moyen, il ne s’agit pas là d’une formule appelée à être modifiée par les conquêtes de la science et de la technique mais comme une loi qui doit précisément s’imposer à elles en faisant la part de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas. Si j’ai cité cette formulation, c’est bien sûr parce qu’elle s’applique parfaitement à certains des problèmes posés par la bioéthique. Une personne humaine ne saurait être perçue comme une matière première destinée à assurer la survie d’une autre personne. Et il n’est pas absurde de parler de personne dès la conception. De même, une personne humaine ne saurait être simplement le porteur d’une autre vie avec laquelle elle n’aurait qu’une relation instrumentale.

Au centre d’une conception humaniste de la bioéthique doit se situer la notion de personne, à la fois autonome et solidaire. Autonome elle doit l’être par sa capacité d’être responsable c’est-à-dire libre et consciente. L’insistance de la loi à recourir au consentement est de ce point de vue essentielle. Solidaire, elle doit l’être aussi, tant il est vrai que la personne n’est pas un individu isolé. Cette solidarité est marquée dans la loi par les nouvelles modalités du don du sang placentaire, à la fois consenti comme les autres mais essentiellement altruiste. La personne est en effet pénétrée de part en part par une double altérité, celle de son patrimoine génétique, et celle de son groupe social. Il est nécessaire de rappeler ici que la famille, le couple et ses enfants représentent d’ailleurs d’une façon pertinente la rencontre de l’institution culturelle et de la réalité biologique. Certains souhaitent s’en éloigner. Il n’empêche que l’exception ne doit pas devenir la règle. La cohérence de l’organisation sociale avec la logique du vivant est un facteur de santé publique et de solidité du tissu social. Par exemple, l’information de la parentèle sur les risques génétiques, pour être efficace, doit reposer sur une stabilité et une clarté de la parenté.

L’écologie humaine suppose à l’évidence la reconnaissance de la famille comme socle de la personne et la pertinence à faire en sorte que la famille culturelle soit la plus proche possible de la famille biologique. La conception floue de la famille accroît l’insécurité sanitaire des personnes. C’est ainsi que la vérification par le corps médical d’une stabilité de deux ans au sein d’un couple pour accepter un don d’organes fait sortir inutilement le médecin de son rôle, surcharge son activité et laisse la place à des incertitudes sur la valeur et la pérennité juridiques de l’opération réalisée qui pourrait dissimuler un marché… La conception floue de la famille accroît aussi l’insécurité sociale. L’idée de donner les mêmes droits aux pacsés qu’aux mariés en matière de PMA méconnaît le projet parental inscrit dans le mariage, et absent du Pacs (article 213 du Code civil : « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir ».) Le couple uni par un projet de vie solidement établi, offre à l’enfant plus de sécurité et d’équilibre, notamment en ce qui concerne les modèles psychologiques qui lui sont proposés. Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant, un droit d’avoir un père et une mère. Toute mesure qui accroît la tendance inverse est contraire aux droits de l’enfant. Elle favorise la tendance de notre société à devenir une « foule solitaire », ce qui est loin d’être un progrès.

A la fois autonome et solidaire, la personne humaine doit refuser toute utilisation sociale de son corps sans son consentement mais elle doit aussi refuser que le don de celui-ci soit un acte mercantile au sein d’un marché. Le don gratuit et anonyme s’il n’est pas obligatoire, peut être encouragé. Il n’est donc pas interdit qu’une certaine pédagogie oriente la personne autonome vers l’affirmation de sa propre dignité d’une part et vers son devoir de solidarité d’autre part. La Norvège a par exemple une politique très incitative des donneurs vivants alors que ce type de dons stagne en France. L’ouverture aux dons croisés est en revanche un véritable progrès.

Enfin, il n’y a rien de plus contraire à l’humanisme que la volonté de réaliser un homme parfait, un surhomme, de pratiquer l’eugénisme. La Convention d’Oviedo (1997) le dit avec force dans son article 11 : « toute forme de discrimination à l’encontre d’une personne à raison de son patrimoine génétique est interdite ». On mesure la valeur d’une civilisation humaine à sa capacité à protéger les plus faibles. Eugénisme et euthanasie, à la rime si riche de sens, sont des processus ou se retrouvent les partisans de l’efficacité sociale à tout prix, et les libertaires les plus irresponsables.

C’est la philosophe Sylviane Agacinski qui disait « la France n’est pas en retard, elle est en avance ». Je pense que nous pourrions être plus en avance en affirmant davantage encore la suprématie des valeurs éthiques. »

Thibaud

Marche pour la vie 2011 : la vidéo des Etudiants pour la vie

Thibaud

« Chartres sonne, Chartres t’appelle… »

Thibaud

Agir concrètement pour la vie

Une jeune future maman, abandonnée par le futur père et par ses propres parents, est à 10 semaines de grossesse. Elle veut garder l’enfant. Elle a besoin d’aide, de prière mais aussi d’argent. C’était bien de défiler dimanche 23 janvier, c’est également bien de soulager son portefeuille pour un cas concret, urgent, mayennais.

Contact : Luc Perrel, SOS Tout-petits
La Promenade 2101 rue de Bretagne 53230 COSSE LE VIVIEN

Libellez votre chèque, même « tout petit », à : AMRV de la Mayenne

Thibaud (source : Cité et Culture)

La régulation naturelle des naissances, « un nouvel art de vivre en couple »

Bénédicte Lucereau, conseillère conjugale et familiale, thérapeute de couples et de familles au Cabinet Mots Croisés, à Paris, vient de publier Se passer de la pilule, c’est possible ! – Les secrets d’une sexualité épanouie aux Editions de l’Emmanuel.

Elle évoque pour Zenit le « chemin » emprunté par celles qui ont choisi la méthode de régulation naturelle des naissances, qu’elle présente comme un « nouvel art de vivre en couple ». Extrait :

Qu’apporte cette méthode de régulation naturelle des naissances ?

Cette méthode est basée sur le respect du rythme féminin, et sur l’alternance des périodes fertiles et infertiles du cycle. Cette possibilité, offerte par la nature, de réguler sa sexualité pour espacer les naissances, permet aux couples d’inventer « un nouvel art de vivre en couple » : la sexualité ne se réduit pas à l’orgasme à tout prix, elle est beaucoup plus riche et attentive à l’autre. Le désir est stimulé, le plaisir plus satisfaisant. Toute une gamme de gestes de tendresse, d’attentions à l’autre, de partage et de communication se développent ainsi, permettant d’approfondir la relation entre époux, sans rester dans « le tout ou rien », qui serait dramatique. Le corps de l’autre, (sa personne) est pris en compte et respecté dans sa totalité, sans aucune intervention ni mécanique ni chimique sur sa fertilité : le don des corps, dans la relation sexuelle entre époux, exprime alors totalement ce pour quoi ils sont faits, la communion entre époux, à l’image de Dieu. La vérité de l’amour n’est pas altérée.

En maîtrisant ses pulsions, et en mettant son désir à l’unisson du rythme de sa femme, l’homme évite les pannes de désir dues à une sexualité déréglée. La femme admire et fait confiance à un homme qui se maîtrise : elle peut ainsi mieux s’abandonner au plaisir dans ses bras. Les couples qui utilisent cette méthode ont en général plus de relations sexuelles par mois que les autres, et leurs relations sont plus épanouissantes. Ils ont une vie sexuelle plus longue et plus harmonieuse.

Tous les couples sont-ils à même de vivre cette méthode ? N’est-elle destinée qu’aux chrétiens ?

Bien sûr, tous les couples sont à même de vivre cette méthode (et pas uniquement les chrétiens, ce qui serait la négation que Dieu veut le bonheur de chaque homme). Car cette méthode est une « bonne nouvelle » pour le couple et pour tous les couples.

Cela dit, il existe des inégalités, comme dans les autres domaines de la vie : pourquoi y a-t-il des gourmands, des avares, des colériques etc… ? De même, pour certains, l’application de la régulation naturelle sera plus difficile. Certaines femmes ont des cycles très irréguliers, d’autres ont de la difficulté à s’auto-observer. Cela ne veut pas dire impossible. Juste plus difficile, ce qui voudra dire plus d’efforts et de détermination. C’est ce que l’Eglise dit lorsqu’elle parle de loi de gradualité : non pas qu’il faille adapter « la loi » pour certains, elle reste la meilleure proposition pour le couple. Mais dans sa sagesse, elle reconnaît que certains mettront plus de temps que d’autres à se connaître, à se maîtriser, à vivre la continence périodique dans l’amour (et non dans l’agressivité ou dans le mensonge). C’est plus facile à mettre en place pour les tempéraments rigoureux, sérieux, qui travaillent leur motivation. Evidemment, certaines blessures du passé peuvent engendrer une immaturité affective et sexuelle, des conduites à risques, des dépendances, qui rendent le chemin ardu… Mais rien n’est jamais désespéré pour celui qui reconnaît sa faiblesse et accepte de se faire aider par les secours humains et spirituels adaptés. Là encore, il n’y a pas d’obligation de « réussir », seulement celle d’aimer, et en vérité.

Les chrétiens n’ont pas « le privilège » de l’utilisation de la régulation naturelle, loin de là, et ils ne sont aucunement humainement plus « à même » de vivre ce choix de vie. Mais ils sont peut-être (on le souhaite) plus motivés, car, dans le fond, beaucoup font confiance à l’Eglise. Par contre, s’ils l’utilisent uniquement par légalisme (« pour être en règle »), à contre cœur, ou sans cette intelligence du cœur qui fait entrer dans la compréhension du « pour quoi », alors ils font fausse route, sont déçus. Pire, ils détournent le sens profond de cet « art de vivre » en couple, et font planer un doute sur cette façon de vivre sa sexualité. On peut presque dire qu’ils l’utilisent avec le même esprit qu’une contraception. Le but n’est pas d’empêcher l’enfant de venir, le but est de grandir dans l’amour, en utilisant intelligemment les gestes de nos corps, tels qu’ils ont été créés, pour exprimer cet amour dans la vérité de notre vocation à nous aimer. L’amour est toujours fécond, même s’il ne donne pas naissance à une nouvelle vie. La régulation naturelle de la sexualité est toujours ordonnée à un plus grand amour : de soi, de l’autre, de Dieu.

Pourquoi n’en entend-t-on pas parler aujourd’hui ? Est-ce un problème de fiabilité ? Ou un message difficile à faire entendre, notamment en raison de la continence périodique ?

Ce n’est pas un problème de fiabilité : il y a des grossesses sous pilule, sous stérilet, même parfois, avec ligature de trompes… La fiabilité (dans une certaine mesure, comme pour la prise des comprimés pour la pilule) est liée à la motivation des deux membres du couple, à la connaissance des signes de fertilité chez la femme, et à la capacité des deux époux de maîtriser leur désir. La continence périodique, pour être amoureuse, est une construction, tout comme l’amour est une construction. On voudrait aujourd’hui que tout aille de soi, que l’amour ne nécessite aucun effort, aucun renoncement…

La difficulté à parler de régulation naturelle aujourd’hui, tient peut-être au fait qu’il manque de couples prêts à témoigner de ce sujet si intime. Il est difficile de parler de sa sexualité à d’autres, avec les bons mots, sans blesser : cela s’apprend Mais le témoignage dans cette matière reste difficile.

Je pense aussi qu’un des obstacles pour parler de continence, est cette tendance naturelle à aller vers ce qu’on croit être le plus facile. Or la contraception chimique a été présentée pendant quarante ans comme « facile » et « libératrice ». C’était sans compter sur ses conséquences et effets secondaires sur la femme, sur la relation Homme-Femme, sur la société toute entière. Une erreur de contraception entraîne souvent la suppression d’une vie.

Un autre obstacle est sûrement la pression des médias et des modes : l’épanouissement professionnel de la femme vient souvent en première place, avant son désir d’être mère, en tout cas en concurrence. L’enfant, qui est présenté paradoxalement comme un dû, est aussi présenté comme un gêneur : il doit être parfait, arriver au bon moment, être programmé, attendu, désiré. Le monde manque de confiance : la désespérance, le désir de tout contrôler, la toute puissance… Rien de tout cela ne va dans le sens de la confiance dans la façon dont nous avons été créés, dans la capacité des couples à décider ensemble d’utiliser ce qu’ils sont pour se manifester de façon responsable et raisonnable leur amour. « Qui fait l’ange, fait la bête », mais qui fait la bête ne fait pas l’amour : il copule, il se reproduit… L’homme et la femme s’aiment, avec un corps animé d’esprit. Ce don mutuel de leur corps est langage de quelque chose de beaucoup plus profond : ils réalisent ce pour quoi ils sont faits. Ils sont image de Dieu-Trinité. Tout le monde ne le sait pas, mais c’est une réalité.

Est-ce une méthode qui s’apprend ? A qui faut-il s’adresser ?

Oui, c’est une méthode qui s’apprend. Mais c’est beaucoup plus qu’ « une méthode » : c’est véritablement un nouvel art de vivre en couple. La façon de vivre sa sexualité en la régulant de façon naturelle est plus importante qu’une simple méthode. C’est pourquoi mon livre explique rapidement les principes de la mise en œuvre, et insiste sur l’importance de consulter, non pas un médecin pour une prescription, mais un moniteur ou une monitrice MAO, ou un conseiller conjugal formé aux MAO : j’en donne de nombreuses adresses à la fin, ainsi qu’une bibliographie détaillée pour ceux qui voudraient approfondir le sujet. Il existe aussi un logiciel Dafra (Editions de l’Emmanuel) qui est une aide précieuse pour démarrer et donner confiance aux couples. Cela dit, l’essentiel n’est pas dans la méthode, mais la façon de bien la vivre : pour un plus grand amour ?

Thibaud